On est heureux de ce qu'on n'avait pas prévu, et c'est un détail de ce qu'on n'avait pas prévu qui nous fout en l'air.
Même si la vie n'a pas de sens, qu'est-ce qui nous empêche de lui en inventer un ?
On a tous des règles pour nous mêmes, ce sont ces règles qui aident à définir qui nous sommes, donc lorsqu'on transgresse ces règles on risque de se perdre et de devenir quelque chose d'inconnu. Qui est Deb maintenant ? Qui suis-je ? Est-ce un nouveau départ ? Ou le début de la fin !?
Le moment où l'on perd les illusions, les passions de la jeunesse, laisse souvent des regrets ; mais quelquefois on hait le prestige qui nous a trompé.
L'expérience, c'est ce qui nous permet de reconnaître une erreur quand nous la recommençons.
Le but d'une encyclopédie est de rassembler les connaissances éparses sur la surface de la terre ; d'en exposer le système général aux hommes avec qui nous vivons, et de les transmettre aux hommes qui viendront après nous.
C'est l'âge qui nous a forcé à arrêter, mais il reste l'envie de fumer. C'est la même chose que pour faire l'amour. On ne le fait plus mais on en a encore envie.
Les biens de la fortune encore faut-il avoir du sentiment pour les savourer. C'est jouir, non le posséder, qui nous rend heureux.
Les plaisirs de la vie sont faits d'obscures victoires qui nous procurent nos petites satisfactions.
Ce qui nous fait croire si facilement que les autres ont des défauts, c'est la facilité que l'on a de croire ce qu'on souhaite.
Si l'on devait vivre éternellement, tout deviendrait monotone. C'est l'idée de la mort qui nous talonne. C'est la hantise et le désir de l'homme de laisser une trace indélébile de son éphémère passage sur cette terre qui donnent naissance à l'art.
J'ai peine à croire qu'on parvienne un jour à démontrer que nous sommes l'oeuvre d'un être suprême et non pas, comme il semble, celle d'un être fort imparfait qui nous a fabriqués en guise de passe-temps.
On passe toute sa vie à chercher une vérité qui nous torture, sans savoir qu'une fois confronté à sa lumière, la route ne fait que s'ouvrir à soi.
La joie des autres est rarement contagieuse, elle évoque plutôt un bon repas qui nous est refusé.
Les vrais regards d'amour sont ceux qui nous espèrent.
On déteste ce qui nous est semblable, et nos propres défauts vus du dehors nous exaspèrent.
En toute hypothèse - qu'elle soit ou non manipulatrice ici ou là - nul ne niera le pouvoir envoûtant de l'image qui nous envahit.
Nous sommes des anges déchus qui nous acharnons à remonter vers notre céleste origine.
On aime ce qui nous émerveille et on protège ce que l'on aime.
Peu importe qui nous sommes ou d'où nous venons, nous avons toujours notre propre voyage de vie à faire.
Un ami, c'est à la fois nous-mêmes et l'autre, l'autre en qui nous cherchons le meilleur de nous-mêmes, mais également ce qui est meilleur que nous.
Les femmes qui nous aiment pour notre argent sont bien agréables : on sait au moins ce qu'il faut faire pour les garder.
L'une de nos tâches les plus ardues, mais les plus nécessaires, consiste à s'approprier ce qui nous est le plus familier.
La plus évidente des vérités ? Un mensonge qui nous plaît.
Ceux qui nous ont prêté de l'argent, ce sont eux qui nous ont colonisés.
Nous avons la responsabilité d'être à la hauteur de l'héritage de ceux qui nous ont précédés en faisant tout ce que nous pouvons pour aider ceux qui viendront après nous.
Ceux qui nous aiment sont bien plus redoutables que ceux qui nous détestent. Il est bien plus difficile de leur résister, et je ne sais rien de mieux que des amis pour vous amener à faire le contraire de ce que vous souhaitiez faire.
Toute notre histoire est une chaussure qui nous détache du sol du monde.
Un Dieu qui nous est absolument incompréhensible est un Dieu qui n'existe pas pour nous.
Je ne me sens pas obligé de croire que le même Dieu qui nous a dotés de sens, de raison et d'intellect a voulu que nous renoncions à leur usage.
On est mal à l'aise quand on doit choisir entre le bonheur dans la servitude qui nous sécurise et le plaisir du cheminement personnel qui nous isole.
Ce ne sont pas les choses qui nous arrivent mais celles qui vont nous arriver qui nous rendent presque dingues.
Revoir en plein jour une femme qui nous a plu un soir d'ivresse est le meilleur moyen de s'en dégoûter.
Se sentir vivant - entièrement vivant - est rare. La joie est la seule sensation humaine qui nous totalise.
Ce ne sont pas nos actes qui nous sanctifient, c'est nous qui sanctifions nos actes.
Ce n'est pas la raison qui nous fournit une direction morale, c'est la sensibilité.
Il n'y a que l'amour qui nous rende à nous-mêmes.
Les miroirs qui reflètent nos images dans notre dos sont la seule chose qui nous sépare du monde extérieur.
Un ami est toujours un personnage à deux faces. D'un côté, il nous renvoie notre image, de l'autre il appartient à cette société qui nous est inconnue.
Ce qui nous blesse nous sauve.
Les résignations qui nous sont les plus difficiles doivent souvent passer par une petite négociation, pour donner le change à notre impuissance.
Le basket, c'est bien ; parce que, vu l'état de la bouffe actuellement, je ne vois pas ce qui nous reste d'autre qu'un ballon à mettre dans un panier.
Je n'arrive pas à me rendre compte si c'est votre fils qui fait des progrès en violon ou si c'est nous qui nous habituons.
Il faut s'exprimer uniquement à travers soi-même, ce qui nous vient des autres est encombrant, incertain et surtout inutile.
La main de Dieu est visible sur les choses humaines, mais cette main même a une ombre qui nous cache ce qu'elle accomplit.
Victime, oui, nous le sommes tous... d'un destin qui nous poursuit autant qu'il nous aspire.
Quelle audace, vouloir analyser les hommes, quand on n'ose pas s'analyser soi-même de peur de découvrir que ce qui nous manque est à jamais inaccessible.
La maîtresse qui nous quitte quand nous l'aimons le mieux nous épargne des mois et des années de menues désillusions.
Montés les uns contre les autres, on s'fait du mal, j'en oublie les causes. Enseveli les doses qui nous endorment, libre comme un homme qui embrasse un homme.
Vivons donc heureusement, sans haïr ceux qui nous haïssent.