Aimons la vérité qui nous reprend et méfions-nous de celle qui nous flatte.
A quoi il sertCet amour qui est en nousA qui on le donneTous ces rêves qui nous secouentSi c'est pour personneA qui on l'avoue.
Que l'on ait des enfants ou pas, on a toutes au fond un sentiment maternel qui nous rend un peu moins égoïstes que les hommes.
Notre époque privilégie un seul rapport entre les âges: le pastiche réciproque. Nous singeons nos enfants qui nous copient.
Chose étrange, ce que nous aurons donné, c'est là ce qui nous restera.
La Bible contient pour chacun de nous un message chiffré. Le chiffre, c'est la foi qui nous le donne.
Aimer quelqu'un, c'est avoir trouvé l'être humain qui nous permet de dépenser pour lui les qualités que nous perdrions avec les autres... avoir trouvé l'être qui, par sa propre rareté, suscite la nôtre.
Qui nous retrace dans le souvenir comment il a quitté le sein de son père et il s'est abaissé jusqu'à nous.
Pouvoir observer avec l'oeil d'un étranger aide à voir avec l'oeil d'un artiste. Ce qui nous aliène inspire.
La musique, dans son essence, est ce qui nous donne des souvenirs. Et plus une chanson existe depuis longtemps dans nos vies, plus nous en avons de souvenirs.
L'apparition faloteQui nous hèle parfois,Lorsque rôdent nos pasParmi les champs incultes,
Nous avons tous ressemblé en passant à quelqu'un de ceux qui nous font le plus horreur.
Les maîtres sont ceux qui nous montrent ce qui est possible dans l'ordre de l'impossible.
L'art n'est pas d'arriver avec des idées neuves mais d'interpréter ces idées qui nous entourent depuis toujours.
L'échec ne nous fait pas mal, ce qui nous fait mal c'est de savoir que nous avons échoué et la solution ne serait pas de se recroqueviller, mais de se lever sur la base de notre échec.
Le talent sans l'imagination nous a donné l'artisanat à qui nous devons tant d'objets utiles, comme le panier de pique-nique en osier. L'imagination sans le talent nous a donné l'art moderne.
J'ai toujours cru, et je crois toujours, que quelle que soit la bonne ou la mauvaise fortune qui nous arrive, nous pouvons toujours lui donner un sens et la transformer en quelque chose de valeur.
Quand nous sommes morts, nous sommes loués par ceux qui nous survivent, bien que nous n'ayons souvent d'autre mérite que celui de ne plus vivre.
Nous traînons toute notre vie des chapelets de mauvais vers et de maximes creuses qui nous font buter à chaque pas.
Que ceux qui nous aiment puissent nous aimer, et ceux qui ne nous aiment pas, puissent Dieu les changer. Et s'il ne parvient pas à les changer, puisse-t-il leur coller une entorse, pour qu'on puisse les reconnaitre quand ils marchent.
Notre vie, ces cheminsQui nous appellentDans la fraîcheur des présOù de l'eau brille.
Ô désirs insensés des mortels ! Combien sont faibles les raisons qui nous poussent à ne pas décoller du sol.
Il y a une personne avec qui nous n'arriverons jamais à être complètement sincères, nous-mêmes.
L'honneur que nous recevons de ceux qui nous craignent, ce n'est pas honneur.
On est des animaux, même dans ce qui nous donne la plus haute idée de notre humanité.
Ce que la vie et la société exigent de chacun de nous, c'est une attention constamment en éveil, qui discerne les contours de la situation présente, c'est aussi une certaine élasticité du corps et de l'esprit, qui nous mette à même de nous y adapter.
Nous jouons tous dans une pièce dont le texte nous est inconnu ou qui nous reste incompréhensible, où l'expérience ne sert à rien, où le bonheur, le malheur ne sont que les faces obscures de ce qui nous échappe à jamais : l'autre.
Qui nous cède, nous hait ; même cédant à la douceur et à la caresse.
Bon, encore des lèvres qui disent une chose tandis que le coeur en pense une autre, murmura Edmond ; mais, n'importe, c'est un voisin qui nous a rendu service autrefois, qu'il soit le bienvenu.
Puisqu'il faut avoir des ennemis, tâchons d'en avoir qui nous fassent honneur.
Une liaison scellée par la mort est une noce qui nous donne une compagne pour la nuit.
On est toujours content quand les gens qui nous aiment relèvent nos travers comme des raisons supplémentaires de nous aimer.
Le théâtre est essentiel à ce qui nous rend humains.
Demain sera ce que nous en ferons ; aucun sort ne nous a été jeté qui nous rendrait incapables de produire une humanité pacifié. Encore faut-il qu'elle soit sincèrement et unanimement désirée.
On s'est dit que ce qui nous passe sous le nez ne nous passe pas à travers le coeur. Et on s'est crus.
Il y a ce qui nous manque, ce qui fait le sel de nos vies. Moi c'est le théâtre plus qu'autre chose. J'aime tellement la présence physique, de ceux qu'on connait et des autres.
Dans tous les maux qui nous arrivent, nous regardons plus à l'intention qu'à l'effet. Une tuile qui tombe d'un toit peut nous blesser davantage mais ne nous navre pas tant qu'une pierre lancée à dessein par une main malveillante.
Aimer serait simple si nous n'étions tentés de posséder l'être qui nous intéresse.
La mort la meilleure est celle qui nous plaît.
Les hypothèses sont ce qui nous manque le moins.
Prier, ce n'est pas demander à dieu un service, c'est dieu qui nous en demande un.
L'amour que nous ne montrons pas ici sur Terre est la seule chose qui nous blesse dans l'après-vie.
Quatre années plus tard, qui n'éprouve le sentiment d'un gâchis, d'une grande occasion manquée, d'un oubli général de ceux qui nous ont mandatés et avec eux des leçons cruelles du 21 avril 2002 ?
Je suis toujours surpris par les coïncidences qui nous font un clin d'oeil du fond de leur mémoire en posant des bonheurs sur les journées d'absence et nous laissent à penser que rien n'est un hasard.
Le surhomme ? Peut-être fabriquerons-nous un jour ce qui nous comprendra.
Y a des ciels, y a des soirs, des étoiles qui nous donnent l'espoirDes matins, y a des roses, y a des bleus qui recouvrent le noirComme un début d'histoireJe veux la mer, le soleil, des photos pour nous éblouirJe veux pleurer pour un rien, espérerAttendre et courirDonner sans réfléchir.
Nous sortons de la civilisation du travail, mais nous en sortons à reculons dans une civilisation du temps libéré, incapables de la voir et de la vouloir, incapables donc de civiliser le temps libéré qui nous échoit, et de fonder une culture du temps disponible et une culture des activités choisies.
On dit souvent bien du mal de la bureaucratie, et moi tout le premier, mais ce jour-là j'ai dû reconnaître son mérite. Si l'on se met à manger le papier, c'est la bureaucratie qui nous fera vivre, car c'est elle la plus grande productrice de papier du monde !
Ceux qui nous déplaisent ne se confondent pas avec ceux qui nous agressent.
Naissances, corps, héritages, jusque dans le secret de nos cellules, le monde qui nous est accessible devient entièrement réglé, dicté, dédié, administré.