Nous paraissons toujours courageux quand tout nous vient à souhait, mais le moindre déplaisir nous fait voir ce qui nous sommes.
Les choses qui nous apportent le plus sont celles que l'on emporte sans préméditation.
Ce n'est pas ce que nous ignorons qui nous pose des problèmes. C'est ce que nous tenons à tort pour vrai.
Le goût est tout en art, qui nous retient d'écrire une chose moins bien que telle autre.
On appelle défauts ce qui, chez les gens, nous déplaît, et qualités ce qui nous flatte.
Le bonheur est la seule chose qui nous appartienne.
Etre écrivain, c'est sans doute combler les trous de sa propre vie avec l'étoffe rapiécée des destins qui nous dépassent.
Seule la douleur qu'on ressent et qui nous affole explique parfois celle que l'on cause.
Qui a fait du bonheur sentimental l'unique et nécessaire condition du bonheur ? Il suffit peut-être de réaliser quelque chose qui nous dépasse pour accéder à l'au-delà du bonheur.
Une tromperie qui nous élève est plus chère qu'une foule de vérités basses.
Notre destinée n'est pas un phénomène présent à nos regards ; elle embrasse un passé qui nous est invisible, un avenir qui l'est également.
Il ne faut pas lâcher le poisson que l'on a dans la main pour capturer celui qui nous chatouille l'oeil.
Chaque jour sans exception - est un don de Dieu, qui nous est confié pour sa gloire.
Il y a tant de choses que l'on voudrait rattraper mais qui nous échappe.
Chacun de nous peut faire une différence. Nous ne pouvons pas vivre un seul jour sans influencer le monde qui nous entoure - et nous avons le choix du genre d'influence que nous voulons avoir.
Ca fonctionne comment, au juste ? Nous menons notre vie, ou bien c'est la vie qui nous pousse ?
Le soin de faire des recherches qui nous apprennent la vérité, veut un homme tout entier, qui n'ait que cela à faire.
Nous passons notre vie à désirer, à désirer surtout ce qui nous fuit et qui ne nous paraît désirable que pour cette seule raison.
La poésie passe par l'amour des mots, l'alchimie du verbe. C'est aussi ce qui nous délivre de nous-même, qui nous permet de trouver ce qui est ailleurs.
Le clocher est un doigt qui nous montre le ciel.
La récompense, c'est ce qui nous rend bons ou mauvais.
L'exactitude est le propre des gens qui travaillent beaucoup. Seuls, les oisifs peuvent se permettre de gaspiller le peu de temps qui nous est accordé pour vivre.
De là à croire que la mouche qui nous pique le front pendant notre sommeil est envoyée par Dieu lui-même pour nous réveiller de notre paresse, il n'y a pas loin.
Les amis sont des compagnons, qui nous aident à avancer sur le chemin d'une vie plus heureuse.
Les noms de baptêmes sont faits pour être dits par ceux qui nous aiment, et pour être inconnus à ceux qui n'aiment pas.
L'amour humain sert à aimer ceux qui nous sont chers mais pour aimer ses ennemis il faut l'amour divin.
Nous sommes des aveugles-nés en face de l'insondable inconnu qui nous enveloppe ; mille et mille questions surgissent sans réponse possible.
Ce qui nous rend la disparition d'un être plus sensible, ce sont les mots de passe qui existaient entre lui et nous et qui soudain deviennent inutiles et vides.
Que le péché qui nous dévore laisse à la vie peu de substance.
Ce sont les passions dont nous méconnaissons l'origine qui nous tyrannisent le plus.
Comme les rêves sont cruels, qui nous laissent entrevoir des merveilles pour mieux nous en priver !
Le voyage le plus long est celui qui nous amène au-dedans de nous.
Il n'est de souffrance qui ne devienne une compagne tolérable ; il suffit de mettre en regard les malheurs plus grands qui nous entourent.
La vraie religion consiste à se garder d'un genre de croire qui nous délivrerait de vouloir.
Doit-on, en bonne justice, en vouloir à l'endroit qui nous a reçu dans notre chute ou bien à la souche contre laquelle nous avons butté ?
Nos meilleurs maîtres sont ceux qui nous font souffrir le plus.
Il y a des hommes qui nous inspirent l'irrésistible besoin de les taquiner : ceux dont les vertus ne sont pas les nôtres.
Ce sont souvent nos meilleurs amis qui nous font choir !
L'espérance n'est qu'un charlatan qui nous trompe sans cesse ; et, pour moi, le bonheur n'a commencé que lorsque je l'ai perdue.
Le Zen est une pratique qui nous pousse à faire l'expérience de ce qui est, à le réaliser, à l'actualiser.
Dans la vie, il est des rencontres stimulantes qui nous incitent à donner le meilleur de nous-même, il est aussi des rencontres qui nous minent et qui peuvent finir par nous briser.
Ce sont nos passions qui nous rendent faibles, parce qu'il faudrait pour les contenter plus de forces que ne nous en donna la nature.
Celui qui nous vole nos rêves nous vole notre vie.
Nous avons contre les femmes laides qui nous font des avances une colère faite du regret des jolies que nous n'avons pas eues.
L'amour, le bonheur, la justice... On essaie de donner des noms à des réalités qui nous échappent. L'amour, si ça existe, ça doit être simplement se trouver avec quelqu'un et se sentir bien.
Le temps, c'est le besoin d'argent qui nous le vole.
La liberté n'a pas de prix. On paye la rançon qui nous a été demandée - fût-ce notre chair - le jour où l'on a compris qu'on ne pouvait vivre sans elle.
Le bonheur, on ne le trouve pas, on le fait. Le bonheur ne dépend pas de ce qui nous manque, mais de la façon dont nous nous servons de ce que nous avons.
L'enfant devant la télé donne dos à tout. C'est à son dos qu'on parle, et c'est son dos qui nous répond.
Les femmes les plus attirantes ne sont pas celles qui nous permettent de leur donner un baiser sur-le-champ, pas plus que celles qui nous l'interdisent indéfiniment, mais celles qui, en douce, nous maintiennent dans l'expectative.