Si on ne se mêlait que de ce qui nous regarde, il n'y aurait plus de conversation possible.
Ce qui nous arrive ne regarde que nous.
Pour l'historien, la véritable tâche est de restituer à la collectivité qui nous est la plus proche, c'est-à-dire la collectivité nationale, sa mémoire et son identité, sans rien masquer.
Notre imagination a des mirages qui nous trompent.
D'ordinaire c'est la vanité qui nous égare et nous lance dans les aventures d'où nous ne pouvons sortir indemnes.
Souvenons-nous que nous pouvons faire ces choses non seulement à cause de la richesse ou du pouvoir, mais à cause de qui nous sommes : une nation sous Dieu, indivisible, avec liberté et justice pour tous.
Quand nous savons ce qui nous attend, nous le supportons plus facilement.
Enfin, en ce qui nous concerne, nous les professionnels, je considère que l'on jongle un peu avec les libertés individuelles. Je suis profondément choqué par le fait que n'importe où, n'importe quand, on puisse nous faire ouvrir notre valise comme au temps de l'occupation.
Combien ce qui nous arrive est peu de chose, inutile, et pourtant intense.
Si on nous enlevait tout ce qui nous fait mal, que resterait-il ?
L'inspiration n'est pas une idée, l'inspiration n'est pas la capacité de faire certaines choses, mais l'inspiration est tout ce qui nous entoure : notre environnement, les gens qui existent sur cette terre et ce que l'on vit au jour le jour qu'il soit bon ou mauvais.
Pourquoi désigner telle villa ? C'est toute la région qui nous est un jardin, au sens magique que reçoit ce mot quand il désigne les lieux mystérieux de la légende, depuis le jardin biblique des commencements du monde jusqu'aux jardins enchantés d'Armide.
Nos rapports, à ce moment-là, ont quelque chose d'inhumain, sans racines, sans terreau, sans hier ni demain, limités à l'instant, limités à cette fièvre sèche qui nous jette l'un vers l'autre. On dirait que nous ne commençons à exister que lorsque nous sommes ensemble.
Il se passe beaucoup de choses qui nous montrent qu'en ce moment, c'est le moment d'aimer.
Comme toutes les conceptions trop étroites des écoles socialistes qui nous ont précédés, devrait à présent être dépassée, puisqu'elle ne crée que de la confusion dans les esprits et qu'elle a été remplacée par des conceptions plus précises et répondant mieux aux réalités.
Si nos maisons doivent fournir quelque chose, elles doivent donner une idée de qui nous sommes et comment nous sommes arrivés ici, un sentiment de connexion équilibré par un sens de l'orientation et du progrès.
Il y a une synthèse quand, en y combinant des jugements qui nous sont connus à partir de relations plus simples, on en déduit des jugements par rapport à des relations plus compliquées.Il y a une analyse quand d'une vérité compliquée on déduit des vérités plus simples.
Les vérités qui nous importent le plus ne sont jamais dites qu'à moitié.
Ce qui nous arrive sur terre se perd dans l'infini rayonnement de l'éternité.
Nous en étions donc arrivés à l'acceptation de notre mode de vie. Peut-être les psychiatres nous avaient-ils mis, sans le vouloir, en contact direct avec la divine providence car nous avions appris à considérer tout ce qui nous était donné comme un don du ciel, électrochocs inclus.
Vouloir survivre sans une prière à marmonner, sans un crime à caresser, sans un délire où se calfeutrer, autant se faire sauter la cervelle. Nous ne nous soutenons que des rêves qui nous traversent.
Ceux qui nous aiment ne doivent pas nous juger.
Il est beau de se ressouvenir de ceux qui nous oublient.
Ce qui nous empêche d'être bons observateurs, c'est que nous voulons ou croyons toujours être acteurs.
Il existe en tous cas dans les anniversaires,Une part de magie qui fait surgir d'ailleurs,Les visages ou les mots de ceux qui nous sont chers,Des êtres qui nous manquent et dorment dans nos coeurs.
Qu'est-ce qui nous pousse à passer, comme un sinistre pendule, à chaque élection, de droite à gauche, et vice-versa ?
Rien ne vient. Notre cerveau bout,Dans l'Idéal, feu qui nous tente,Et nous mourons. Restent debout,Ceux qui font le cours de la rente.
Quand on joue un personnage, il y a toujours un moment où il faut revenir à la réalité, sinon c'est elle qui nous rattrape. Et c'est souvent de façon violente. Plus on masque sa propre saloperie, plus elle risque de nous revenir en pleine gueule.
Ce sont ceux qui nous aiment le plus qui nous causent le plus de peine.
Vis-à-vis de qui nous loue, nous nous sentons à la fois gênés comme son supérieur et confus comme son obligé.
C'est cela vivre, ça se résume à cela finalement, faire quelque chose de ce qui nous arrive, sinon on reste là au bord du chemin, comme une bête apeurée, et on n'a plus d'autre choix que de crever.
Peut-être fabriquerons-nous un jour ce qui nous comprendra.
La maille, je l'ai commencée par hasard, parce que je voulais à tout prix quelque chose de très petit. Et c'est vrai que l'on a tous quelque chose qui nous touche. Moi, c'était le tricot, pour la tendresse, la douceur.
Écouter, débattre, proposer, voir ce qui fonctionne ou pas dans notre pays, chercher des réponses aux incertitudes. C'est ce qui nous permet d'avancer ensemble. C'est ce qui nous fait Nation !
Les choix que nous faisons tout au long de nos vies, les personnes qui nous croisent sur notre chemin changent en quelque sorte notre destin. Certains d'entre nous ont donc la chance que les choix que nous faisons nous maintiennent sur notre chemin.
L'au-delà désormais, même pour les croyants, c'est d'abord la descendance. Est immortel également tout ce qui nous grandit: les amitiés nouées, les amours vécues, les passions partagées, les engagements pris avec d'autres, les bienfaits prodigués.
Il n'y a que l'invisible qui nous émeuve.
Ce n'est ni l'amitié ni la bonté qui nous manquent, mais nous qui manquons à l'amitié et à la bonté.
Ceux qui nous aiment sont des indiscrets.
On exècre toujours ce dont on dépend, on abhorre toujours ce qui nous domine.
Nous les avons dominés 99 % du temps. Ce sont les 3 % restants qui nous ont coûté la victoire.
Ce qui nous immole nous immortalise.
Méfions-nous des noyés qui s'accrochent et qui nous noient.
Ce sont toujours nos impuissances qui nous irritent.