Les événements sont appropriés aux caractères. Rien de ce qui nous arrive n'est fait pour autrui.
En tant de choses de nos vies persiste un élément imprécis, inexplicable, qui nous fait douter de leur réalité.
Les calamités sont de deux ordres : le malheur qui nous atteint et le coup de chance qui arrive aux autres.
Nous avons tous notre démon particulier qui nous chevauche et nous tourmente et il faut bien finir par le combattre.
Lorsqu'on crie désespérément à l'intérieur de soi, est-ce qu'il y a quelqu'un qui nous entend ?
On ne doit pas faire payer le fait que l'on doit de la reconnaissance, et c'est une tentation qui nous guette tous.
Nous devons considérer que tous les événements qui nous arrivent sont des événements heureux.
La guerre, on ne la fait pas : c'est elle qui nous fait.
Comment arrêter son regard sur la première à laquelle on a juré fidélité éternelle quand il y en a des milliers qui nous obligent à renier sans cesse nos premières paroles ?
Provençaux, voici la coupe,Qui nous vient des Catalans,Tour à tour buvons ensemble,Le vin pur de notre cru,Verse-nous la poésie,Pour chanter tout ce qui vit,Car c'est elle l'ambroisie,Qui transforme l'homme en Dieu.
Si ténus et si vagues que soient nos rapports avec autrui, on réalise par la suite l'erreur qui nous ferme une porte.
Le flirt avec l'avenir est le pire des conformismes, la lâche flatterie du plus fort. Car l'avenir est toujours plus fort que le présent. C'est bien lui, en effet, qui nous jugera. Et certainement sans aucune compétence.
C'est la guerre qui nous a appris à aimer ce qui n'est pas à nous et à compter pour rien ce que nous possédons.
Nous n'exigeons de grands détails que sur ce qui nous touche et nous flatte, on est sans intérêt pour le reste.
Aimons la vérité qui nous reprend, et défions-nous de celle qui nous flatte.
Les seules bonnes copies sont celles qui nous font voir le ridicule des originaux.
Seule. On ne l'est jamais, même en dépit des apparences. Il y a toujours une multitude d'êtres à qui nous demeurons nécessaires.
Nous pardonnons souvent à ceux qui nous ennuient, mais nous ne pouvons pardonner à ceux que nous ennuyons.
Résoudre de nouveaux problèmes est ce qui nous permet d'avancer en tant qu'individus et en tant que société, alors ne reculez pas.
Patience ! Elles finissent toujours par nous faire une chose qui nous empêche d'avoir de l'estime pour elles.
L'idiotie constituée est plus forte et plus féroce que la grâce - mais c'est la grâce qui nous aime et que nous aimons parce que c'est elle et elle seule qui nous fait hommes.
Si nous n'avions jamais été séparés dans le temps et dans l'espace de ceux avec qui nous avons éprouvé le plaisir d'être ensemble, nous ne saurions pas ce qu'est aimer. Aimer est ce mouvement du coeur vers l'image de l'absent pour soulager en soi la souffrance de son absence.
J'ai besoin de reconstituer l'histoire de notre amour pour en saisir tout le sens. C'est elle qui nous a permis de devenir qui nous sommes, l'un par l'autre et l'un pour l'autre. Je t'écris pour comprendre ce que j'ai vécu, ce que nous avons vécu ensemble
Nous ne parvenons pas à écrire ce que nous pensons et c'est là, toute la force des mots. Ecrire, c'est perdre son idée au profit de quelque chose qui nous dépasse, qui ne nous appartient même plus.
Quand la main de Dieu nous frappe, ne bougeons pas de peur de gâter le coup qui nous est destiné.
Cette langue française qui nous fonde et nous soude. Les politiques devraient en priorité réfléchir à cette force-là.
Le travail le plus fatigant n'est pas celui que l'on fait mais celui qui nous reste à faire.
Il y a beaucoup de mystère dans le choix de ce qui nous paraît digne d'être noté.
Contempler, c'est regarder sans espérer, ni convoiter, ni commenter. C'est adopter une position d'humilité ouverte et curieuse envers le monde qui nous entoure.
Sans illusions à perpétuité, que serions-nous donc ? C'est l'espoir qui nous mène, qui nous tient en vie.
Ce sont les petites choses qui font de nous qui nous sommes dans le plus grand monde.
Il vaut mieux employer notre esprit à supporter les infortunes qui nous arrivent qu'à prévoir celles qui nous peuvent arriver.
L'amour de notre langue s'identifie avec l'amour des mères qui nous l'apprennent !
Répartie : ce qui nous vient à l'esprit quand notre interlocuteur est parti.
Ce sont toujours nos bons sentiments qui nous font faire de vilaines choses.
Je suis belge et je reconnais que l'on a beaucoup de talent et un humour aussi qui nous est personnel. La bonne humeur et la zwanze
La présomption ne doit jamais nous faire négliger ce qui nous paraît facile, ni le désespoir nous faire perdre courage à la vue des difficultés.
Qu'est-ce que l'espoir ? Une catin qui nous séduit pour se faire tout donner.
C'est dans le malheur que l'on reconnaît ceux qui nous estiment.
L'amour est un risque terrible car ce n'est pas seulement soi que l'on engage. On engage la personne aimée, on engage aussi ceux qui nous aiment sans qu'on les aime, et ceux qui l'aiment sans qu'elle les aime.
Au train où vont les choses, bientôt la seule liberté qui nous sera tout à fait indispensable sera la liberté de réclamer.
Le monde est aussi un livre qui nous parle de Dieu. Et ce livre est le seul dont disposait l'humanité païenne.
On nous inflige Des désirs qui nous affligent.
Les maris des femmes qui nous plaisent sont toujours des imbéciles.
Parfois, la musique, les films et les livres sont les seules choses qui nous permettent de sentir que quelqu'un se sent comme nous.
On ne choisit pas l'amour. C'est lui qui nous prend, nous subjugue, nous arrache à nous-mêmes. A-t-on du mérite à se donner quand on ne peut pas faire autrement.
Le lecteur, ce vieil ami, à qui nous promettons toujours du plaisir à notre première page, et auquel nous tenons parole tant bien que mal dans les suivantes.
La paix n'est pas comparable à un objet précieux qui nous appartient. Il faut toujours la conquérir.
Ce n'est pas tant l'intelligence qui nous distingue les uns des autres que le temps passé à réfléchir.
Partout on s'emmène soi-même. Alors partir sans vouloir un ailleurs. Partir pour se trouver. Dans le silence, dans l'espace. Juste au dessus du temps, juste au-delà des peines. Partir sans oublier. Pour regarder plus haut, faire semblant de se laisser aller au vent. Pour inventer le sens du fil qui nous attache.