La mort est la maladie des bien portants et des malades. Quand on n'est pas malade, on est encore quelqu'un qui doit mourir.
Quand on décrit le présent du Brésil, c'est déjà, sans le savoir, du passé qu'on parle. C'est seulement en ayant déjà son avenir en vue qu'on lui donne son véritable sens.
Quand on écrit son journal personnel, on se rend compte d'une chose : on est conscient de son inconscient.
Il n'y a rien d'effrayant à l'idée d'avoir 40 ans. La vie est tellement plus enrichissante quand on vieillit...
Quand on tient l'alouette, il faut la plumer.
Une carrière, c'est fantastique, mais on ne peut pas se blottir contre elle la nuit quand on a froid.
Quand on peut souffrir et aimer, on peut beaucoup, on peut le plus qu'on puisse au monde.
Le sens de la vie, c'est ce qui reste quand on se débarrasse de tout ce qui est absurde.
Quand on meurt de faim, il se trouve toujours un ami pour vous offrir à boire.
Pour aimer, il faut avoir du courage quand on a de l'argent, et un romantisme délirant lorsqu'on est pauvre.
On sait bien quand on part, mais jamais quand on revient.
Le ver se recroqueville quand on marche dessus. C'est plein de sagesse. Par là il amoindrit la chance de se faire de nouveau marcher dessus. Dans le langage de la morale : l'humilité.
Ce n'est pas la sagesse qu'on craint, mais l'âge qu'on a quand on se met à la pratiquer.
On n'est jamais un ami très sûr quand on a beaucoup d'esprit. Car la tentation de faire un mot est toujours plus forte que toutes les considérations d'amitié.
C'est la pire lassitude, quand on ne veut plus vouloir.
Après tout, ce n'est pas si désagréable que ça de vieillir, quand on pense à l'autre éventualité.
On ne réfléchit à sa vie que quand on fait des erreurs.
Quand on allume une cigarette sur un quai de métro ou en attendant un bus, il arrive.
Il faut s'être aimé bien peu pour pouvoir rester amis quand on ne s'aime plus.
Quand on prend ses jambes à son cou, on se casse souvent la figure !
C'est dans l'ombre que les coeurs causent et l'on voit beaucoup mieux les yeux quand on voit un peu moins les choses...
Quand on est seul on devient nécessaire.
Quand on pédale dans le yaourt, on fait son beurre.
Quand on pense au chagrin de ceux qu'on laisserait, on se trouve tout de même un peu moins inutile sur la terre.
Quand on croit deviner on se trompe souvent.
Les postes importants sont dangereux pour des hommes moyennement doués ; quand on doit se dépasser soi-même, cela transforme le caractère.
Dans tous les pays, quand on emploie le terme "dans l'intérêt supérieur", c'est que l'on couvre une saloperie.
Il n'y a rien de plus insupportable quand on est malheureux que de voir justement alors cent amis vous démontrer que vous avez fait une bêtise.
Vous aviez le temps de le monter mais pas de le sortir, mais on donne quoi quand on ne donne pas son temps ?
Quand on sait entendre, on parle toujours bien.
Quand on apprend à nager dans le petit bain, on a beaucoup de mal à sauter dans le grand.
La femme est un danger quand on n'en aime qu'une.
Quand on est militaire et qu'on n'a pas le sou, On devient millionnaire par une joie de rien du tout.
On perd tout sens de la mesure quand on pénètre dans cette étrange arène journalistique où la victoire revient toujours au plus braillard.
Le bonheur nous inonde quand on découvre qu'on est capables de quelque chose dont on ne savait pas que nous étions capables.
Quand on veut aider les Palestiniens sous les bombes israéliennes, il ne faut rien lâcher; même si on doit se faire traiter de tous les noms.
Quand on se fait vieux, on se réveille chaque matin avec l'impression que le chauffage ne marche pas.
Quand on a vingt ans, la patrie demeure une vague espérance ; à cinquante ans, la patrie n'a plus de sens.
Quand on s'est connus, ma femme et moi, on était tellement timides tous les deux qu'on n'osait pas se regarder. Maintenant, on ne peut plus se voir !
La vie chante aussi dans le sable qui craque sous les pas lents et lourds des gardes, quand on sait l'écouter.
C'est une chose étrange de découvrir et de croire qu'on est aimé, quand on sait que personne ne peut aimer personne qu'un père, une mère ou un Dieu.
Quand on est encore trop jeune pour se raser, l'optimisme est une réaction tout à fait légitime à l'échec.
Quand on se regarde plus dans ses souvenirs que dans son miroir, c'est qu'on se fait bien vieux !
Il faut se lever de bonne heure quand on doit, dans sa journée, marcher une longue piste.
Mettre les pieds dans le plat quand on pense ; les retirer quand on écrit.
Il ne faut pas puiser au ruisseau quand on ne peut puiser à la source.
Quand on remet les choses à plus tard, ce plus tard vient toujours trop tôt.
Quand on est intelligent, il est plus facile de faire l'imbécile que l'inverse.
La liberté de la presse ne s'use que quand on ne s'en sert pas.
Quand on essaye de raconter ses souvenirs d'enfance, il ne reste plus que des phrases bien ordonnées, quelques fragments passés au crible des structures du langage.