C'est un très grand talent que de vendre des livres quand on n'a pas de talent.
Quand on surveille, les patates cuisent trop lentement. Quand on va faire du piano en attendant, elles cuisent beaucoup trop vite.
Quand on demande à Dieu la souffrance, on est toujours sûr d'être exaucé.
Quand on prend tout d'un coeur léger, il paraît qu'on vit sans danger.
On a l'impression quand on a atteint la quarantaine, qu'on n'a pas fait ce que l'on devait faire et qu'on n'a plus le temps de faire ce qu'on a à faire.
On essaie en vain de rattraper sa vie. Le passé, présence hallucinante qui fut quand on veut la rejoindre.
L'Académie française a un grand avantage. Grâce à elle, quand on n'est plus quelqu'un, on est encore quelque chose.
Les charmes d'un corps de femme qui enflamment les sens sont comme les odeurs de cuisine - excitants quand on a faim, répugnant quand on est rassasié.
Tous les pays se ressemblent quand on les regarde, avec les yeux de l'amour puisque tous les pays portent en eux, maintenant, la marque des hommes et du temps.
Quand on prend la peine de découvrir les ficelles, on se sent moins marionnette...
Quand on fait dans la fidélité, parfois on s'épuise.
Autrefois, quand on était las et dégoûté du monde, on entrait au couvent ; et lorsqu'on avait du bon sens, on y restait. Aujourd'hui, quand on est las et dégoûté du monde, on entre dans la révolution, et lorsqu'on est intelligent, on en sort.
Mourir, c'est long quand on choisit soi-même.
C'est quand on est jeune qu'on doit en profiter pour faire les choses sans penser. Après on passe son temps à penser aux choses qu'on n'a pas pu faire.
C'est con les jeux de balle quand on est à trois, Y'en a toujours un qui touche que dalle.
Je ne provoque pas les compliments, mais je souffre quand on ne m'en fait pas, et quand on m'en fait, je ne laisse pas la personne s'étendre.
La vraie lecture commence quand on ne lit plus pour se distraire et se fuir, mais pour se trouver.
Les horreurs sont supportables tant qu'on se contente de baisser la tête, mais elles tuent quand on y réfléchit.
Il faut vouloir quand on le peut, car ni la saison, ni le temps, n'attendent personne.
Quand on sait l'ignominie du poulet basquaise, on ne s'étonne plus de la virulence des exactions de l'ETA militaire.
Quand on s'abandonne, on ne souffre pas. Quand on s'abandonne même à la tristesse, on ne souffre plus.
On épouse la personne qui se présente quand on est le plus vulnérable.
Toute saison, tout ciel, sont bons quand on est deux.
Quand on a le physique d'un emploi, on en a l'âme.
Quand on est connu, aujourd'hui, le simple fait de se promener en public sans lunettes noires constitue presque un attentat à la pudeur.
Quand on se trouve en face d'une difficulté, on en tire le meilleur parti possible.
Quand on rencontre quelqu'un, c'est signe qu'on devait croiser son chemin, c'est signe que l'on va recevoir de lui quelque chose qui nous manquait. Il ne faut pas ignorer ces rencontres. Dans chacune d'elles est contenue la promesse d'une découverte.
Quand on touche le fond, il paraît qu'on remonte. C'est une loi physique. Faut voir !
Quand on n'a plus de cheveux, on trouve les cheveux longs ridicules.
On n'aime jamais plus son pays que quand on s'en est éloigné et qu'on ne peut plus y revenir. C'est toujours l'éternel et irrésistible attrait du fruit défendu qu'il exerce sur nous.
Quand on a connu une jeune fille de dix-huit ans et qu'on la retrouve mariée trente-cinq ans plus tard, on a peine à imaginer que c'est un seul homme qui a pu faire tant de dégâts.
Quand on a vingt ans de plus qu'une femme, c'est elle qui vous épouse.
Quand on parle du loup entre bègues on n'en voit jamais la queue.
On a toujours l'art de mentir quand on parle à des gendarmes.
Quand on s'attend au pire, le moins pire a une saveur toute particulière, que vous dégusterez avec plaisir, même si ce n'est pas le meilleur.
On ne peut vraiment aimer que quand on n'a plus besoin d'être aimé.
Pourquoi se tuer au travail quand on peut mourir de plaisir ?
Avoir trop de passé fait rêver à ne plus en avoir du tout. Mais quand on écrit et qu'on de la mémoire, la magie du roman consiste justement à vaincre cette difficulté : faire partager aux autres un souvenir somme toute très limité.
L'Académie française, c'est comme la prostate : elle fait rire quand on en parle. Personne n'a jamais été fichu de savoir à quoi elle servait exactement, mais sur le tard, elle finit toujours par devenir pour tous les hommes un besoin pressant.
Quand on a aimé quelqu'un, ce n'est pas la durée de la liaison qui compte, c'est tout ce qu'on a ressenti ou fait, et qui ressort de là, intensifié.
Quand on n'a pas ce qu'on veut, il faut vouloir ce qu'on a.
Quand on se tient avec les loups, on hurle.
Trois choses sont indispensables pour bien prêcher, quand on est curé : avoir quelque chose à dire, le dire, se taire.
Le temps n'est jamais perdu quand on est perdu tout le temps.
- ... Une belle voix d'bariton ! - Une voix d'quoi ? - De bariton, c'est pas une insulte, c'est quand on chante avec une voix grave.
On court le risque du dégoût quand on voit comment se préparent l'administration, la justice et la cuisine.
Pourquoi se faire exploiter par les autres quand on peut faire ça soi-même.
Quand on est vide d'amour on n'a qu'à se remplir de haine, comme ça tout va mieux.
Quand on s'en va pour la première fois, on ne sait pas comment se retourner.
Il n'y a que deux circonstances où l'on est soi-même : quand on dort et quand on est soûl. Tout le reste du temps, c'est du chiqué.