Quand on a des opinions courantes, on les laisse courir.
Est-ce qu'on est maître de devenir ou de ne pas devenir amoureux ? Et quand on l'est, est-on maître d'agir comme si on ne l'était pas ?
Quand on n'a pas ce que l'on aime, il faut aimer ce que les autres n'ont pas voulu.
Les fêtes quand on est bouclé par la maladie ou par les ordres de Justice, ça vous remue le couteau dans la couenne.
Pour le diplomate, le dernier mot de l'astuce est de dire la vérité quand on croit qu'il ne la dit pas, et de ne pas la dire quand on croit qu'il l'a dit.
Le pire, quand on fait un discours, ce n'est pas de prendre conscience que vos auditeurs regardent leur montre, c'est le moment où ils se mettent à la secouer pour voir si elle n'est pas arrêtée.
Quand on sent qu'on n'a pas de quoi se faire estimer de quelqu'un, on est bien près de le haïr.
Le drame quand on est président, c'est que si on entreprend de résoudre les problèmes, on n'a plus le temps de gouverner.
Un ouvrage n'a une véritable unité que quand on ne peut en rien ôter sans couper dans le vif.
Quand on aime la vie, on dort.
Quand on est trop raisonnable on ne comprend rien à la folie.
On ne peut vraiment aimer que quand on n'a plus besoin d'être aimé.
Quand on ne peut plus avoir la liberté qu'on avait sous les tyrans, on jouit au moins des tyrannies de ceux qui parlent de liberté.
Avoir trop de passé fait rêver à ne plus en avoir du tout. Mais quand on écrit et qu'on de la mémoire, la magie du roman consiste justement à vaincre cette difficulté : faire partager aux autres un souvenir somme toute très limité.
On gagne toujours quand on parie sur l'homme.
De quelque façon qu'on puisse avoir vécu, on est homme d'honneur quand on n'est point cocu.
Quand on dirige un pays, il ne faut pas hésiter à être dur et cruel pour le sauver.
Les ronces couvrent le chemin de l'amitié quand on n'y passe pas souvent.
A quoi sert la pudeur ? Elle sert à paraître plus belle quand on est belle et à paraître moins laide quand on l'est.
Quand on désire pénétrer dans ses sources profondes une oeuvre dramatique, il faut d'abord se demander pour quel public elle a été composée.
Les pauvres ont un penchant à donner à de plus pauvres qu'eux... Quand on vit au jour le jour, ce n'est pas changer son état que de se démunir... Donner quand on possède, voilà qui est difficile.
Quand on ne peut pas avoir, on détruit.
Qu'est-ce qu'on peut bien comprendre aux livres quand on n'a pas souffert ?
Il est étonnant comme le temps passe vite quand on ne fait rien. Pourvu qu'on ne soit pas libre. Je veux dire pourvu qu'un "devoir" vous force à rester en place. Autrement, ça ne tient plus.
Quand on est mort, on est mort. En attendant, on a la crème glacée.
C'est facile d'être humble quand on est nul.
Quand on est journaliste, on informe le public sur les autres, sur le monde. On n'ouvre pas la porte de son intimité.
Au fond quand on y pense, un type qui doit être vachement frustré, c'est le type qui a réalisé le plancher de la chapelle Sixtine...
Quand on veut honorer les gens, il faut que ce soit à leur manière, et non pas à la nôtre.
On aime toujours un peu à sortir de soi, à voyager, quand on lit.
Quand on est jeune, c'est pour toujours.
Ton chagrin n'est qu'une joie et ton malheur est un bonheur à côté du mal qui me ronge et me détruit. Quand on est habitué à vivre dans le plaisir et la joie, un petit malheur semble plus insupportable qu'à quelqu'un d'un peu endurci par la vie.
Il faut aller jusqu'à l'horreur quand on se connaît.
On appelle les comédiens des cabots, parce qu'ils se sauvent quand on les siffle.
Mais c'est quand on a trouvé une réponse à toutes les questions qu'il en surgit alors d'autres, plus mystérieuses, plus angoissantes.
La distance n'est rien quand on s'aime aussi fort.
Qu'est-ce qu'il faut faireQuand on ne sait rien faire ?On devient un homme à tout faireOn a les embêtements les plus diversOn n'a jamais le temps de boire un verreSans risquer de l'avaler de travers.
On est riche quand on vit sur les revenus de ses revenus.
Quand on veut plaire dans le monde, il faut se résoudre à apprendre beaucoup de choses qu'on sait par des gens qui les ignorent.
L'ennui quand on est tolérant, c'est que les gens pensent qu'on ne comprend rien au problème.
Quand on a pas d'imagination, mourir c'est peu de choses, quand on en a, mourir c'est trop.
Aimer, c'est un jeu si subtil quand on se connaît à peine, soi-même...
Quand on use ses jours à écrire, c'est qu'on y est contrainte par je ne sais quelle force occulte. On est sommée de continuer sa mémoire comme si on était déjà morte.
La première découverte que l'on fait quand on voyage, c'est que l'on n'existe pas.
C'est trop aimer quand on en meurt.
On ne peut être heureux que parmi ses pairs. Quand on ne peut changer les autres, mieux vaut devenir comme eux...
On ne pleure jamais tant que dans l'âge des espérances ; mais quand on n'a plus d'espoir, on voit tout d'un oeil sec, et le calme naît de l'impuissance.
Le bonheur c'est ce qu'on cherche quand on s'aime beaucoup soi-même et qu'on ne sait plus quoi se faire pour se faire plaisir.
On s'croyait invincibles quand on était mômes, insouciant, parents soucieux, de la veille à l'aube.
Avez-vous remarqué comme on est bête, quand on est beaucoup ?