Je n'ai rien contre le temps, mais par moments, j'ai des envies de tuer le temps.
Nous ne devons pas chercher le bonheur dans la paix, mais dans le conflit.
Je n'empêche pas les gens de marcher où ils veulent. Sauf sur mes pieds. Mais comme je ne chausse que du 40, il n'y a pas de place à côté.
L'homme ne sait pas ce qu'il veut, mais il sait très bien qu'il ne veut pas ce qu'il a.
Nous nous éprenons d'une femme libre, indépendante... C'est adorable, une femme libre ! Mais dès l'instant où nous l'avons épousée, comme elle a cessé d'être libre, elle nous plaît moins.
La violence, c'est pas toujours frappant, mais ça fait toujours mal.
Nous vivons dans une société qui valorise la précision, mais qui s'accommode d'une démocratie floue.
L'Académie française, c'est comme la prostate : elle fait rire quand on en parle. Personne n'a jamais été fichu de savoir à quoi elle servait exactement, mais sur le tard, elle finit toujours par devenir pour tous les hommes un besoin pressant.
En littérature, il y a beaucoup de passé et un peu de futur, mais il n'y a pas de présent. Au cinéma, il n'y a que du présent qui ne fait que passer.
Ce n'est pas difficile, d'être exquis de temps en temps ; mais l'être tout sa vie !...
E-mail : Courrier devenu électronique, mais pas plus intéressant pour autant.
A gagner un beau bien on gagne une louange, Mais on en gagne mille à ne le perdre point.
Ce n'est pas ce qui vous arrive qui importe, mais votre façon d'y réagir.
La mode a toujours été une répétition d'idées, mais ce qui la rend nouvelle, c'est la façon dont vous l'assemblez.
Les gens oublieront ce que tu as dis, les gens oublieront ce que tu as fais, mais ils n'oublieront jamais comment ils se sont senti avec toi.
La liberté ne consiste pas seulement à suivre sa propre volonté, mais aussi parfois à la fuir.
La vie est une courtisane séduisante dont le coeur est aussi faux que son visage fardé. On peut s'en amuser, c'est une jolie maîtresse mais il faudrait être fou pour lui livrer son coeur.
La femme se procure des fourrures aux dépens de divers animaux. La loutre, par exemple, le castor et le lapin (qui prend des pseudonymes). Mais principalement, l'homme.
Un ennemi peut devenir très désagréable, mais il ne sera jamais aussi ennuyeux qu'un adepte.
À 50 ans, on s'autorise à penser qu'on n'a pas une seule vie, mais plusieurs.
Je sais que mon succès n'est pas dû à moi, à qui je suis réellement, mais à la façon dont on me perçoit.
J'ai gagné beaucoup de batailles dans ma vie, mais j'ai mis beaucoup de temps à me faire à l'idée qu'on a beau gagner des batailles, on ne peut pas gagner la guerre.
Je pensais que le cyber-espace ne serait là que dans cinquante ans. Mais ce qui était pour dans cinquante ans était déjà là... je n'en avais simplement pas conscience.
Bien entendu, l'Amérique avait été découverte avant Colomb, mais le secret avait été bien gardé.
Je puis regretter d'avoir menti, d'être la cause de ruines et de souffrances, mais fussé-je sur le point de mourir, je ne pourrais me repentir d'avoir aimé.
D'aimer son mari, c'est un fournisseur que l'on paie. Mais son amant, c'est comme de donner aux pauvres.
Je préfère croire que le doigt de Dieu ne pointe pas sur nous pour menacer, mais bien plutôt pour nous rappeler - en cas d'oubli - où se niche notre coeur.
Tous les hommes rêvent. Mais il semble parfois, que ce soit l'histoire qui rêve à travers eux.
Nous ne savons pas ressusciter les corps, mais nous commençons à savoir ressusciter les rêves.
L'Etat est plus fort s'il fait moins de choses mais mieux.
Quand vous changerez 50 000 francs, on vous rendra 15 billets de 500 euros. Le bas de laine va se transformer en soquette... Plus besoin de matelas, un oreiller suffira. Plus d'argent dans des lessiveuses mais dans des vizirettes.
Tu ne revivras pas, mais il y a ce chemin des mots qui mène un peu plus près de ton sourire ; le souvenir ne te rend pas, mais tu sourds quelquefois de cette folie douce de t'écrire, avec au bout le son-vertige de ta voix.
Le dépit est un petit mot, mais il représente un fouillis de sentiments et un composé de discordes aussi étranges que n'importe quel polysyllabe de la langue.
Vous pouvez compter sur mon épée ... Mais n'espérez pas que je me prosterne en vous donnant du monseigneur à chaque crotte que vous ferez.
Je ne crée pas des entreprises pour le plaisir de créer des entreprises, mais pour faire avancer les choses.
J'ai envie d'amour mais ça s'achète pas, quand j'en donne c'est gratuit, ces bâtards m'le rendent pas.
Pour l'homme absurde, il ne s'agit pas d'expliquer et de résoudre, mais d'éprouver et de décrire.
Tu ne penses pas qu'une personne peut devenir meilleure ? Je suis pas fière de ce que j'étais mais tu ne peux pas seulement voir qui je suis maintenant ?
- La fondation Schwarzenegger ? - Oui, la fondation du président Schwarzenegger. Ce n'était pas un acteur quand vous... - Me dites pas qu'il a été président ? - Si. N'étant pas natif du pays il n'aurait pas dû l'être mais sa [...] ► Lire la suite
Je suis Charlie Hebdo depuis plusieurs années. C'est un journal certes irrévérencieux, mais qui fait du bien à la démocratie et qui véhicule des valeurs tellement saines.
L'enfance ne se vit pas dans l'action mais dans quelque chose de plus subtil, qu'on appelle l'innocence à défaut de pouvoir la mieux nommer.
Beaucoup pratiquent l'exorcisme, non du malheur, mais du bonheur.
Nous sommes réticents aux meurtres particuliers, mais permissifs aux génocides et résignés au meurtre général, biologique.
J'ai une volonté de fer. Mais c'est toujours la même histoire, le fer... ça rouille.
Les billets du sort se jettent dans un pan de la robe, mais c'est le Seigneur qui en dispose.
Mourir est passivité, mais se tuer est acte.
Ne pas mentir ? Mais c'est sortir tout nu !
L'important a toujours été le message, les mots, ce que tu as à dire [...] en Somalie, il ne faut pas forcément être un bon chanteur, ou avoir un bon son, mais il faut avoir quelque chose à dire. Voilà ce qu'est un bon musicien en Somalie.
Il n'y a pas une seule culture au monde où il soit permis de tout faire. ET on sait bien depuis longtemps que l'homme ne commence pas avec la liberté mais avec la limite et la ligne de l'infranchissable.
Que vaut le temps, s'il n'en reste plus pour s'émouvoir, s'attendrir, aimer ? Ce n'est pas nous qui décidons de notre temps, mais le temps qui tisse les jours, fait et défait les volontés, les aspirations de l'homme.