L'argent n'a pas d'odeur, mais il est volatil.
Il n'y a pas de guerre sans fin, mais les traces resteront terribles.
D'abord vivre, ensuite philosopher, mais troisièmement revivre. L'homme de la caverne dont parle Platon doit en sortir, contempler la lumière du soleil et, muni de cette lumière qu'il garde dans sa mémoire, rentrer dans la caverne.
C'est ainsi : dans le flot de statues qu'elle charrie, l'histoire écrite par les hommes recrache les noms de récupérateurs, voire de faussaires, mais oublie régulièrement de citer les précurseurs véritables, ceux qui ont payé leurs convictions de leur sang ou de leur carrière.
Un fusil atomique est une arme excellente, mais on peut le braquer dans la direction que l'on veut.
Le gouvernement peut changer de visage de temps à autre, mais ce n'est pas comme si nous menions des guerres pour la démocratie - nous menons des guerres pour le capitalisme et pour le pétrole.
Il n'y a pas de problèmes qui ne peuvent pas être résolus. Le monde est trop plein d'options. Si vous ne pouvez pas résoudre le problème, c'est parce que vous n'avez pas trouvé la bonne option... Mais la réponse est toujours là.
Je comprends que c'est difficile pour tout le monde, mais on ne peut pas céder aux émotions... nous devrons tirer des leçons de la crise actuelle et maintenant nous devrons travailler à la surmonter.
J'étais entré au ministère aussi... Un autre univers. Qui me plaisait. Parce que, dans les ministères, le travail, je ne dis pas qu'il ne sert à rien, non, non, il sert mais au moins on ne voit pas à quoi. Ça rassure.
On nous a souvent dit que l'histoire est indifférente, mais nous avons toujours tendance à considérer sa ladrerie ou sa générosité comme faisant partie d'un plan préétabli ; nous n'écoutons jamais réellement...
Mais le vent, c'est nous. Il recueille et se rappelle toutes nos voix et il les reproduit, il les fait parler, raconter, à travers les feuilles et les champs - j'ai entendu papa aussi clair que le jour.
Un manager doit être propriétaire, au moins en partie, de l'entreprise qu'il dirige et à laquelle il consacre ses efforts, et dépendant essentiellement, pour ses revenus, non d'un salaire mais des bénéfices.
En tout pays, chacun renâcle devant certaines contraintes du progrès. Mais dans les pays polycentriques, ce refus est surmonté : les récalcitrants ne peuvent s'en prendre à personne d'une évolution qui est celle de l'époque; elle les déborde de toutes parts; elle est un défi, qu'ils relèvent.
Nous nous identifions avec nos dirigeants, mais c'est nous qui sommes dirigés.
Le but de la conversation devrait être comme le but d'une flèche volante - atteindre le butn ; mais pour cela il faut qu'il y ait un but à atteindre, c'est-à-dire qu'il y ait un auditeur.
- Mais vous l'aimez ? - Oui. - Alors pourquoi on en est là ? Pourquoi on fait ça ? - Parce que je ne veux pas me réveiller un matin avec l'envie subite de me faire sauter la cervelle.
A quoi je pense ? Mais à ce qui s'en va.
Jusqu'à présent, le nu avait toujours été représenté dans des poses qui supposent un public. Mais mes femmes sont des gens simples... Je les montre sans coquetterie, à l'état de bêtes qui se nettoient.
Bonheur de ces années, de ces amis, de ces moments où personne n'essaie d'épater l'autre ; plaisir de ces soirées où l'on parle juste comme ça, mais où l'on pourrait se taire ensemble. Plaisir aussi d'être avec les enfants, et de leur créer des images.
Microsoft est déjà la société la plus puissante du monde, mais vous n'avez encore rien vu.
Les luxes sont faciles à prendre mais très difficiles à abandonner.
Il faut des coupables, des coupables à tout prix; alors on trouvre des gens qui ont le profil. Alors peut être qu'on a le profil des gens qui sont responsables de cette action, mais on n'y est pour rien.
Les gens peuvent être plus indulgents que vous ne pouvez l'imaginer. Mais vous devez vous pardonner. Lâchez ce qui est amer et continuez.
Je suis né un acteur ordinaire. Je vais mourir en un acteur ordinaire. Mais j'ai persisté.
L'inspiration n'est pas une idée, l'inspiration n'est pas la capacité de faire certaines choses, mais l'inspiration est tout ce qui nous entoure : notre environnement, les gens qui existent sur cette terre et ce que l'on vit au jour le jour qu'il soit bon ou mauvais.
Vous chantez comme le mime Marceau, mais avec le son.
Certains caractères sont inflexibles, mais ils sont extensibles.
L'homosexualité était quelque chose de complètement nouveau pour moi, et je n'en avais que vaguement entendu parler. J'aurais dû rire ou m'en tirer par une plaisanterie, mais j'étais fou furieux. Quant à ce pauvre homme si timide, il était effroyablement gêné.
Quand les sirènes d'alarme se déclenchaient,il fallait s'allonger par terre sous les bureaux, ne plus bouger d'un millimètre, se taire. Comme si ça pouvait vous sauver des bombes. Mais une menace d'anéantissement, ça vous fiche la trouille.
Pensez toujours que l'homme avec qui vous discutez est plus intelligent que vous, mais qu'il a moins de volonté.
La perspective d'un châtiment modéré, mais auquel on est sûr de ne pouvoir échapper, fera toujours une impression plus vive que la crainte vague d'un supplice terrible, dont l'espoir de l'impunité anéantit presque toute l'horreur.
La nuit leur appartient.Mais quand ils se retrouvent le jourLeur ciel est toujours le mêmeC'est parce qu'ils n'ont presque rienQu'ils voudraient tout à la foisC'est le temps des n'importe quoiÂge tendre et tête de bois.
Quand nous jugeons de la conduite des autres, nous avons égard non-seulement au mérite, mais à la convenance. Nous jugeons toujours de la convenance par nos affections correspondantes. Et chaque faculté dans un hommes est la mesure par laquelle il juge de pareille faculté dans un autre homme.
Il n'y a pas la moindre chose à dire ou à faire, mais les gens parleront et trouveront à redire.
Au fond, rien ne s'est fait par moi mais par les femmes.
Nulle Part Ailleurs était un laboratoire mais dans lequel il y avait des vedettes extraordinaires.
La télévision de qualité, c'est une télévision qui essaie d'enrichir plutôt que d'abêtir, qui se veut simple dans son exposé mais qui est ouverte à toutes les curiosités, à toutes les connaissances.
L'amitié ne supporte aucun arrangement, elle réclame l'entière sincérité des deux parties. Prendre une bière et faire trois blagues, on est toujours sûr d'y arriver. Mais rencontrer un interlocuteur avec qui on puisse vraiment discuter est quelque chose de rare.
Jamais aucun écrivain n'a pensé qu'en écrivant une oeuvre il allait sauver l'humanité. Ni aucun peintre, ni aucun sculpteur. Mais, ça peut nous aider à poser des meilleures questions et très, très lentement à faire bouger les choses.
On dit que les voyages ouvrent l'esprit : mais encore faut-il avoir un esprit.
Mais où commence l'adultère ? Au premier regard ? Au premier baiser ? A la première caresse ? Ne l'étais je pas déjà ? L'adultère commence au premier regard, en effet : celui que votre mari ne vous accorde plus.
J'aimerais qu'on retienne Jamais content. Je trouvais ça génial, revendicatif. Du rap avant l'heure. Mais Allô maman bobo, ça a fait plaisir à ma mère et puis ça m'a mis en couverture de L'Express
C'est difficile de vous dire comment je vais. Il y a une ligne que je m'efforce de suivre, mais tout autour de cette ligne je dessine intérieurement des cercles et des méandres.
Pour être tout à fait franche, je t'avouerai que je ne m'en fiche pas du tout, que je me donne un mal infini pour me changer, mais que je me bats toujours contre des armées plus fortes que moi.
Je pense que chaque personne devrait avoir une certaine foi en lui, dans son coeur. Ce qui importe n'est pas une manifestation extérieure de cette foi, mais l'état intérieur de l'âme.
Mais s'ils [les garçons] arrivent à m'aimer pour autre chose que ma plastique, je serai ravie.
Dans le monde on plaint ceux qui tombent du faîte des honneurs, des grandeurs. Mais la grande infortune, c'est de tomber des hauteurs de l'amour.
Ce n'est pas l'homme qui est méprisable, mais ce qu'il pense.
Je sais pas ce qu'ils vont me demander, mais c'est sûrement d'aller jouer les ambassadeurs dans les pays pétroliers. Genre : « Je suis l'Agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde je vous donne la paix, laissez-nous le sous-sol. »
- Est-ce là le paradis ? demanda Hinkston.- Absurde. Non. C'est un monde où l'on a une deuxième chance. Personne ne nous a dit pourquoi. Mais personne ne nous a dit pourquoi nous étions sur la Terre, non plus.