Quand j'étais petite, je rêvais d'aller à l'école d'art dramatique, mais je ne pensais pas que cela m'arriverait. J'étais une fille juive du nord de Londres et cela ne se produit pas pour les filles juives du nord de Londres appelées Amy Winehouse.
En fin de compte, nous devons tous décider par nous-mêmes de ce qui constitue un échec, mais le monde est très désireux de vous donner un ensemble de critères si vous le laissez faire.
Il cherche la jeunesse à mesure qu'il vieillit. Il l'espérait. Il l'attend encore. Mais il va bientôt mourir.
C'est un malheur de n'être point aimée ; mais c'est un affront que de ne l'être plus.
La société moderne a enseigné à l'homme que son bonheur (ou, pour employer une terminologie théologique, son salut) n'est pas le but de la vie, mais que celui-ci réside dans l'accomplissement de sa tâche, ou dans sa réussite.
Je lutte contre l'idéologie de certains journalistes qui estiment l'information, mais considèrent la communication méprisable.
Je me suis toujours méfié de la paresse, mais j'en ai cultivé la nostalgie, et l'on en retrouve la patience dans ma méthode.
Ce n'est ni un poison ni une panacée. C'est un aliment sain, mais qu'il faut assimiler à son heure.
Neary avait une conception singulière de l'amitié. Il voulait qu'elle durât. Il ne disait jamais, en parlant d'un ennemi : " C'était un ami autrefois ", mais avec une précision pédantesque : " Je croyais autrefois que c'était un ami ".
Un écrivain croit parler de beaucoup de choses, mais ce qu'il laisse s'il a de la chance, c'est une image de lui.
Les nécessités peuvent être nombreuses, mais la plus forte est celle qui vous contraint à vaincre ou à mourir.
La passion pour l'art est, comme pour les croyants, très religieuse. Il unit les gens, son message est d'humanité commune. L'art est devenu ma religion - d'autres prient à l'église. C'est une banalité, mais vous ne possédez pas l'art, il vous possède.
Une collection est comme un dîner. Il est composé des personnes que vous invitez, mais aussi des personnes que vous n'invitez pas.
Mon travail consiste à interpréter. Je suis interprète. Je peux ajouter des éléments et apporter des qualités uniques au rôle auquel l'auteur n'a peut-être pas pensé, mais quelqu'un d'autre a créé l'idée fondamentale.
C'était bon, c'était mauvais. Mais c'était réel, et c'est tout ce que vous avez.
Il y a eu un vol! Mais, bien sûr, si c'était à moi, tous les deux ans, je gagner un Oscar.
Notre vie n'est pas un rêve, mais elle doit en devenir un et en deviendra peut-être un.
La société moderne a enseigné à l'homme que son bonheur n'est pas le but de la vie, mais que celui-ci réside dans l'accomplissement de sa tâche, ou dans sa réussite.
Je me pose des questions, mais les regrets je ne connais pas.
Je regrette d'avoir tant pleuré ! se disait Alice en nageant et en s'efforçant de gagner la rive. Me noyer dans mes propres larmes, voilà bien ce qui me pend au nez. Un accident bizarre en vérité ! Mais tout est bizarre, aujourd'hui.
Bref, le problème, ce n'est ni le Coran ni la Bible, romans soporifiques, incohérents et mal écrits, mais le fidèle qui lit le Coran ou la Bible comme on lit la notice de montage d'une étagère Ikea.
Le haïku n'est pas une pensée riche réduite à une forme brève, mais un événement bref qui trouve d'un coup sa forme juste.
Les richesses ne consistent pas dans la possession de trésors, mais dans l'usage qu'on en fait.
Si la question est donc « Est-il trop tard pour que tout aille bien ? », la réponse est évidemment oui ! Il n'y a aucun doute là-dessus. Mais si la question est « Est-il trop tard pour que la vie perdure ? », la réponse est évidemment non.
J'ai mis le costume et j'ai dit "Ce n'est pas très confortable, mais ça a l'air incroyable", donc tout va bien.
Il ne s'agit pas de prendre l'opinion du monde comme une étoile directrice, mais de suivre son chemin dans la vie et de travailler sans relâche, ni déprimé par les échecs ni séduit par les applaudissements.
La raison, faculté moyenne, chemine d'un pas assuré, mais le sentiment, faculté presque divine, voltige et plane dans l'immensité sur les ailes de l'amour.
Peu de lectures, mais simples, fortes, qui laissent traces.
Le projet ne peut pas remplacer le rite de passage mais peut être permet-il de s'en passer.
Mais si je ne suis pas satisfait, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour protéger mon pays. Et s'il le faut, je m'en prendrai à toi, à ta petite copine, et à toutes les personnes à qui tu tiens. Rien ne m'arrêtera. Rien.
La rédemption n'est pas wellness, un bain d'auto-complaisance, mais une libération de l'être compressé dans son propre moi.
Mais l'esprit humain répugne à s'accepter des mains du hasard, à n'être que le produit passager de chances auxquelles aucun dieu ne préside, surtout pas lui-même. Une partie de chaque vie, et même de chaque vie fort peu digne de regard, se passe à rechercher les raisons d'être, les points de départ, les sources.
J'ai eu assez vite le coup de foudre, même si je pense que ça n'a pas été réciproque ! Jade a un physique très avantageux, mais ce qui m'a beaucoup plu en elle, c'est son caractère.
A quoi bon faire des livres pour instruire les hommes ? Les passions n'ont jamais lu ; il n'y a point d'expériences pour elles, elles se lassent quelquefois, mais elles ne se corrigent guère, et voilà pourquoi tant d'événements se répètent.
La journée finit, mais ses maux ne finissent pas.
Je dis oui à mon enfant, Antigone, c'est un bonheur mais à cause de lui je ne suis plus libre. Créon a le pouvoir de te tuer et moi je vais devoir me taire, comme font les femmes depuis toujours, les femmes qui ont des enfants.
Du temps libre, oui. Mais du temps pour réfléchir ?
Tu penses pouvoir réprimer l'injustice et la cupidité de tes concitoyens par des lois écrites. Mais celles-ci ne diffèrent en rien des toiles d'araignée ; elles garderont captifs les plus faibles et les plus petits de ceux qui s'y feront prendre ; mais les puissants et les riches les déchireront.
L'oisiveté, maman de tous les vices ? Certes, mais on oublie trop que les vices c'est plutôt plaisant dans la pratique.
C'est vrai, je fais plutôt réac', mais c'est pour la gauche bien entendu.
Chaplin travaille le contenu sans le style tandis qu'Eisenstein travaille le style sans le contenu. Mais si je dois choisir, je préfère Chaplin.
On n'arrive à la fortune que par degrés, mais il ne faut qu'un jour pour la perdre.
La femme moyenne perd un demi-million de dollars au cours de sa vie, mais les femmes plus diplômées perdent 2 millions de dollars au cours de leur vie.
J'aime l'idée d'être profondément ensemble, mais moins celle d'un amour sécuritaire. Il faut accepter qu'il y ait du mouvement à l'intérieur d'un couple. Tant qu'il y a la confiance.
Les filles n'ont jamais pris une grande place dans ma vie, j'ai eu une ou deux petites amies, je les aimais bien, mais ça n'a jamais été de l'amour, car mon premier amour était le tennis.
- Je peux vous aider à traverser la rue ? - NON... - Je peux vous aider à traverser votre jardin? - NON... - Je peux vous aider à traverser... votre couloir ? - NON... - Mais il faut bien que je vous aide à traverser quelque chose !!
Le pire pour celui qui souffre, c'est de comprendre qu'il nest pas le seul, qu'il n'est pas victime d'une erreur ou d'une difficulté temporaire du monde, mais que tous les autres souffrent comme lui, mais que personne n'est épargné.
La joie réelle n'est autre, en effet, qu'une vision lucide, mais assumée, de la condition humaine ; la tristesse en est la même vision mais consternée. La joie est ainsi ce que Spinoza pourrait appeler un "mode actif" de la tristesse, et réciproquement la tristesse peut être décrite comme "mode passif" de la joie.
Avant de tomber tout à fait malade, ma vie était d'un bout à l'autre une hallucination maladive. J'étais éveillé, mais toutes choses passaient trop vite devant mes yeux, comme dans un mauvais rêve.
On n'oublie pas, mais quelque chose d'atone s'installe en vous.