Dieu ayant créé l'homme à son image, plus on est proche de soi-même et plus on se rapproche de Dieu.
Ce n'est ni sur de la plume ni sous des couvertures qu'on parvient à la gloire. Qui sans elle conserve sa vie laisse sur la terre pareil vestige de soi que fumée dans l'air et écume dans l'eau.
On ne recommence jamais. Recommencer, ce n'est que croire au quotidien des choses, aussi bien dire à l'établissement définitif de soi-même dans sa propre médiocrité.
Être libre signifie, avant tout, être responsable vis-à-vis de soi-même.
L'amour de soi passe chez tout le monde avant l'amour du prochain.
Les petits renoncements de l'enfance préparent l'adolescent à repousser les tentations qui se dressent sur son chemin. L'oubli de soi ne s'apprend pas en un jour.
Chez les miens, on a toujours jeûné le ramadan. C'était naturel, ça allait de soi, on n'en faisait pas toute une histoire. De nos jours, il ne suffit plus de jeûner, il faut aussi montrer à tout le monde que l'on jeûne, et il faut surveiller de près ceux qui ne jeûnent pas.
Dépendre de soi-même, c'est parfois la pire dépendance.
C'est en descendant dans le coeur le plus secret, le plus profond de soi et en faisant partager aux autres sa descente que l'on perçoit, que l'on transmet le mieux le chant du collectif.
A travers le couple se réalise la jouissance de soi dans l'infinité ; c'est l'extase.
L'estime de soi est essentielle pour avoir un cerveau heureux.
La modestie est l'art de faire dire par d'autres tout le bien que l'on pense de soi-même.
À long terme, on ne progresse qu'à condition d'avoir autour de soi des gens d'exception.
C'est bien souvent en allant au fond de soi qu'on refait surface.
Pour être capable de faire le don de soi, il faut avoir pris possession de soi dans cette solitude douloureuse hors de laquelle rien n'est à nous et nous n'avons rien à donner.
Toute société est basée sur l'aristocratie, car celle-ci, la vraie, est exigence à l'égard de soi-même et sans cette exigence toute société meurt.
Au fond, dans le plus creux de soi-même, nous sommes tous pareils : nous ne varions les uns les autres qu'au niveau de modalités.
Quand je fais quelque chose, c'est une question de découverte de soi. Je veux apprendre et découvrir mes propres limites.
Expliquer toute la nature est une tâche trop ardue pour un seul homme ou une seule époque. Il est plus sage de faire peu en étant sûr de soi et laisser le reste à ceux qui viendront après, que présumer de tout sans être sûr de rien.
Un acte de vertu, un sacrifice ou de ses intérêts ou de soi-même, est le besoin d'une âme noble, l'amour-propre d'un coeur généreux, est, en quelque sorte, l'égoïsme d'un grand caractère.
Ce qu'on dit de soi est toujours poésie.
L'amour n'impose qu'une part inutile de soi-même.
La joie doit être l'un des pivots de notre vie. C'est le gage d'une personnalité généreuse. Parfois, c'est aussi un manteau qui revêt une vie de sacrifice et de don de soi.
Le métier d'officier consiste surtout à punir ceux qui sont au-dessous de soi et à être puni par ceux qui sont au-dessus.
Etre intelligent, c'est être méfiant, même à l'égard de soi-même.
Un homard, c'est autre chose qu'un poisson ! Vivre dans une carapace, autrement dit avoir ses os autour de soi, quel changement radical cela doit être dans la façon de comprendre la vie.
Je ne connais qu'une distraction dans la vieillesse : être utile. C'est sortir de soi.
On parle toujours trop de soi-même à ceux qui ne nous comprennent pas.
La souffrance de l'emprisonnement réside dans le fait que l'on ne peut, à aucun moment, s'évader de soi-même.
Pas de connaissance de soi qui ne passe par le corps.
Est-ce que vieillir consiste à développer une parodie de soi ?
Tout s'accomplit au-dedans de soi. Le monde n'existe pas.
L'art de détacher de soi un être est infiniment plus difficile que l'art de se faire aimer.
C'est très couvrant de dire du mal de soi, surtout si l'on sait trouver les bonnes formules : elles vous habillent.
La connaissance de soi est à la fois inutile et inappétissante. Qui souvent s'examine n'avance guère dans la connaissance de lui-même. Et moins on se connaît, mieux on se porte.
L'inconvénient de vivre longtemps est que la dernière image de soi que le monde ait vue est celle d'un vieillard.
La vraie réaction chrétienne à la souffrance et au chagrin n'est pas l'attitude de pitié de soi, de fatalisme ou de ressentiment; c'est l'esprit qui prend les difficultés de la vie comme une opportunité donnée par Dieu, et considère ses problèmes comme une confiance sacrée, et porte les épines comme une couronne.
Composer un livre, seul moyen de parler de soi sans assister à l'ennui des autres.
Au théâtre, personne n'obtient rien de ce qu'il veut, ni des acteurs, ni du décorateur, ni du public, ni de soi-même. Et ça peut finir par de l'enthousiasme.
Faire le bien autour de soi. Question de périmètre. Moins il est étendu et plus on se fait de bien à soi-même.
Lorsque l'esprit est libre, tout est libre autour de soi.
Santé et développement physique : Exercices physiques et le pourquoi de chacun d'eux, habitudes d'hygiène, jeux, prévention des maladies, tempérance et continence, tabac, maîtrise de soi.
Quel que soit le sport et même quel que soit l'effort, le don de soi suscite toujours l'admiration.
Etre esclave de soi est le plus pénible des esclavages.
Il y a des gens qui n'ont ni droit ni raison d'être heureux, comme si le bonheur existait indépendamment de soi.
Le sacrifice de soi d'un homme innocent est un million de fois plus puissant que le sacrifice d'un million d'hommes qui meurent en tuant les autres.
Du romantisme et de sa haine du conforme datent deux choses : le rêve d'immortalité a été remplacé par celui de la postérité, reconnaissance tardive des artistes maudits, lequel est éclipsé de nos jours par la notoriété, à savoir la dilatation de soi sur tous les réseaux et médias comme ego visible et flottant.
Ce qu'exprime le racisme est essentiellement un mépris; mépris envers telle personne justifié, non par ses caractéristiques, mais par son appartenance à un groupe : l'origine de ce mépris est une absence de confiance en soi; son aboutissement est une destruction de soi-même.
Voici la France, aux yeux de ses fils, tantôt nation inépuisable qui invente l'avenir du monde, tantôt vieux pays fatigué, déchu de sa grandeur, mécontent de soi.
Vivre, c'est agir ; agir c'est produire ; produire, c'est tirer de soi quelque chose d'égal à soi.