La vérité n'est pas faite pour consoler comme une tartine de confitures qu'on donne aux enfants qui pleurent. Il faut la rechercher, voilà tout, et écarter de soi ce qui n'est pas elle.
La modestie est l'art de faire dire par d'autres tout le bien que l'on pense de soi-même.
L'estime de soi est essentielle pour avoir un cerveau heureux.
Il vaut toujours mieux trouver de soi-même les choses qu'on trouverait dans les livres.
Lorsqu'on perd le contrôle de soi, on perd sa liberté.
Un acte de vertu, un sacrifice ou de ses intérêts ou de soi-même, est le besoin d'une âme noble, l'amour-propre d'un coeur généreux, est, en quelque sorte, l'égoïsme d'un grand caractère.
Expliquer toute la nature est une tâche trop ardue pour un seul homme ou une seule époque. Il est plus sage de faire peu en étant sûr de soi et laisser le reste à ceux qui viendront après, que présumer de tout sans être sûr de rien.
À long terme, on ne progresse qu'à condition d'avoir autour de soi des gens d'exception.
Chez les miens, on a toujours jeûné le ramadan. C'était naturel, ça allait de soi, on n'en faisait pas toute une histoire. De nos jours, il ne suffit plus de jeûner, il faut aussi montrer à tout le monde que l'on jeûne, et il faut surveiller de près ceux qui ne jeûnent pas.
Personne n'imagine encore qu'on puisse jamais cloner la conscience de soi, seul élément de la personne qui restera mortel.
Au fond, dans le plus creux de soi-même, nous sommes tous pareils : nous ne varions les uns les autres qu'au niveau de modalités.
Pour être capable de faire le don de soi, il faut avoir pris possession de soi dans cette solitude douloureuse hors de laquelle rien n'est à nous et nous n'avons rien à donner.
La vie sans risques n'a aucun goût. Être artiste, ce n'est pas devenir une caricature de soi-même ou de s'inscrire dans une forme d'insécurité.
Les petits renoncements de l'enfance préparent l'adolescent à repousser les tentations qui se dressent sur son chemin. L'oubli de soi ne s'apprend pas en un jour.
Plus on est monté haut, plus on est descendu profond à l'intérieur de soi-même.
Le métier d'officier consiste surtout à punir ceux qui sont au-dessous de soi et à être puni par ceux qui sont au-dessus.
On ne recommence jamais. Recommencer, ce n'est que croire au quotidien des choses, aussi bien dire à l'établissement définitif de soi-même dans sa propre médiocrité.
Aller au bout de soi-même, c'est toujours ce que j'ai voulu.
Je refuse de suivre les règles où la société essaie de contrôler les personnes ayant une faible estime de soi.
Est-ce que vieillir consiste à développer une parodie de soi ?
Toute société est basée sur l'aristocratie, car celle-ci, la vraie, est exigence à l'égard de soi-même et sans cette exigence toute société meurt.
Être libre signifie, avant tout, être responsable vis-à-vis de soi-même.
Dépendre de soi-même, c'est parfois la pire dépendance.
L'art de détacher de soi un être est infiniment plus difficile que l'art de se faire aimer.
La joie doit être l'un des pivots de notre vie. C'est le gage d'une personnalité généreuse. Parfois, c'est aussi un manteau qui revêt une vie de sacrifice et de don de soi.
La connaissance de soi est à la fois inutile et inappétissante. Qui souvent s'examine n'avance guère dans la connaissance de lui-même. Et moins on se connaît, mieux on se porte.
C'est bien souvent en allant au fond de soi qu'on refait surface.
La vérité attend au bout de soi. Et aller au bout de soi, c'est aimer et comprendre.
L'amour est une lutte contre la partie de soi-même que l'on voit réfléchie dans l'autre.
Etre esclave de soi est le plus pénible des esclavages.
Changer, c'est toujours perdre un bloc de soi. On le sent qui se détache, après un temps d'adaptation. C'est un deuil et un soulagement en même temps.
Le sacrifice de soi d'un homme innocent est un million de fois plus puissant que le sacrifice d'un million d'hommes qui meurent en tuant les autres.
La sexualité, c'est quelque chose que l'on a à l'intérieur de soi, une espèce de dynamique, de mouvement, de perpétuelle pulsion qui s'oriente vers un premier plaisir qui est le plaisir du corps propre.
Dieu ayant créé l'homme à son image, plus on est proche de soi-même et plus on se rapproche de Dieu.
L'inconvénient de vivre longtemps est que la dernière image de soi que le monde ait vue est celle d'un vieillard.
L'amour n'impose qu'une part inutile de soi-même.
A travers le couple se réalise la jouissance de soi dans l'infinité ; c'est l'extase.
C'est très couvrant de dire du mal de soi, surtout si l'on sait trouver les bonnes formules : elles vous habillent.
Du romantisme et de sa haine du conforme datent deux choses : le rêve d'immortalité a été remplacé par celui de la postérité, reconnaissance tardive des artistes maudits, lequel est éclipsé de nos jours par la notoriété, à savoir la dilatation de soi sur tous les réseaux et médias comme ego visible et flottant.
La souffrance de l'emprisonnement réside dans le fait que l'on ne peut, à aucun moment, s'évader de soi-même.
A vingt ans on ne doute de rien, surtout pas de soi-même !
Au théâtre, personne n'obtient rien de ce qu'il veut, ni des acteurs, ni du décorateur, ni du public, ni de soi-même. Et ça peut finir par de l'enthousiasme.
Quel que soit le sport et même quel que soit l'effort, le don de soi suscite toujours l'admiration.
La vraie réaction chrétienne à la souffrance et au chagrin n'est pas l'attitude de pitié de soi, de fatalisme ou de ressentiment; c'est l'esprit qui prend les difficultés de la vie comme une opportunité donnée par Dieu, et considère ses problèmes comme une confiance sacrée, et porte les épines comme une couronne.
Ce qu'on dit de soi est toujours poésie.
Je ne connais qu'une distraction dans la vieillesse : être utile. C'est sortir de soi.
Lorsque l'esprit est libre, tout est libre autour de soi.
Pas de connaissance de soi qui ne passe par le corps.
A partir du moment où quelqu'un devient conscient de soi, il a un souvenir du monde et de l'histoire de son temps dont il doit se méfier. Car, ce n'est pas un souvenir exact, c'est même la pire et la plus dangereuse des sources.
Le mal du pays est avant tout un mal de soi et on se sent dépaysé justement à l'endroit où l'on ne se retrouve plus.