L'essentiel n'est pas d'acquérir ce qui nous manque - la sagesse, la maîtrise de soi, l'amour universel, la supra-conscience - mais de faire disparaître ce qui est en trop.
Lorsqu'on crie désespérément à l'intérieur de soi, est-ce qu'il y a quelqu'un qui nous entend ?
L'amour, c'est l'oubli de soi.
Toute connaissance vient de soi et non des autres.
A partir du moment où quelqu'un devient conscient de soi, il a un souvenir du monde et de l'histoire de son temps dont il doit se méfier. Car, ce n'est pas un souvenir exact, c'est même la pire et la plus dangereuse des sources.
La prudence exige qu'on ne s'entoure que d'êtres qui n'ont pas besoin de soi.
L'absence de ceux que nous aimons est le moi de soi - un bannissement mortel.
Il appert que, en mieux ouvert, le fait d'être placé en détention domiciliaire sous surveillance électronique et d'être soumis ou ordonné à une exigence de traçabilité (c'est-à-dire le sentiment d'être surveillé quotidiennement et de devoir rendre constamment des comptes faisant écho à l'affect) entraîne la réapparition des murs carcéraux en soi et autour de soi.
Qui est mécontent des autres est toujours mécontent de soi.
L'homme vrai n'a pas de sexe car il doit être son sexe. Dès que le sexe devient organe, il me devient étranger, il m'abandonne d'acquérir ainsi l'autonomie arrogante d'un objet enflé et plein de soi. Cette enflure du sexe devenu objet séparé est une sorte de castration.
Si vous arrivez à contrôler le processus du choix, vous pouvez contrôler tous les aspects de votre vie. Vous trouverez la liberté qu'amène le fait d'être responsable de soi-même.
On ne peut pas vivre sans humour et si l'on est incapable de rire de soi, on risque alors de souffrir.
L'esprit de la conversation consiste bien moins à en montrer beaucoup qu'à en faire trouver aux autres. Celui qui sort de votre entretien content de soi et de son esprit l'est de vous parfaitement.
Sans conscience de soi, nous sommes comme des bébés dans les berceaux.
Ça fait toujours ça, on n'est jamais sûr de soi vraiment. Des fois le rôle vient à vous, des fois il ne vient pas. Des fois vous essayez d'aller au rôle et vous n'y arrivez pas. C'est pour ça qu'on [...] ► Lire la suite
On ne peut pas vivre sans humour; si l'on est incapable de rire de soi, on risque de souffrir.
C'est peut-être au dehors que l'on guette, mais c'est toujours au fond de soi que l'on attend.
On aime toujours un peu à sortir de soi, à voyager, quand on lit.
On obtient le bonheur dans la mesure où on ne l'attend que de soi.
Pour trouver Dieu en réalité, il faut descendre jusqu'à cette profondeur de soi où l'homme n'est plus qu'image de Dieu ; là même où au jaillissement de soi, il ne se trouve plus que Dieu.
C'est une chose cocasse que la vie - cette mystérieuse disposition d'une logique implacable dans un dessein futile. Le mieux que l'on puisse en espérer est une certaine connaissance de soi - qui vient trop tard - et une moisson de regrets inapaisables.
Quand on n'a pas commis de faute, on ne peut pas être absolument sûr de soi. Tandis que lorsqu'on a bien vu les conséquences d'une bêtise, on ne s'expose plus à la recommencer !
Tout notre mal vient de ne pouvoir être seuls : de là le jeu, le luxe, la dissipation, le vin, les femmes, l'ignorance, la médisance, l'envie, l'oubli de soi-même et de Dieu.
On se lasse de tout, de tous, même de soi-même. Non sans toutefois se plaindre de la brièveté de la vie.
Il y a des moments où on ne peut pas continuer sans rire de soi-même !
Ecrire : il le faut absolument pour sortir de soi-même.
La vision que l'on a de soi est toujours approximative : même si l'on a plus ou moins apprivoisé son physique, même si l'on veut bien se reconnaître quelques défauts et quelques qualités.
C'est rassurant de ne plus dépendre de soi-même.
Je crois en l'importance de rechercher la connaissance de soi. Plus je me connais, plus je me sens autonome.
J'ai compris avec toi que le plaisir n'est pas quelque chose qu'on prend ou qu'on donne. Il est manière de se donner et d'appeler le don de soi de l'autre. Nous nous sommes donnés l'un à l'autre entièrement.
J'ai toujours un espoir parce que je crois en l'homme. C'est peut-être stupide. La voie de l'homme est d'accomplir l'humanité, de prendre conscience de soi-même.
Nous vivons une époque où il faut savoir rire de soi d'abord avant de rire des autres.
L'humilité, cet a priori de la mésestime de soi.
Pour une raison quelconque, tous les artistes ont des problèmes d'estime de soi.
On s'irrite moins en fonction de l'offense reçue qu'en raison de l'idée qu'on s'est formée de soi.
Le sens de soi, et la façon dont on l'associe, est peut-être le cadeau le plus précieux et poétique dans l'arsenal de sa vie et de son métier.
Mourir : occasion posthume de faire parler de soi.
Celui qui sera maître de soi-même le sera bientôt des autres.
La connaissance de soi est le commencement de la méditation.
On s'oublie soi-même lorsqu'on s'endort. Et au réveil on se souvient de soi.
Il neige au fond de soi, comme un hiver inaccessible où le léger l'emporte sur le lourd. La neige est douce au fond de l'eau.
Les objectifs réalisables sont la première étape vers l'amélioration de soi.
Qui perd son ami perd la moitié de soi-même.
Dire je est incomparablement plus modeste que dire nous. Cela devrait aller de soi.
Plus vous êtes engagé, plus vous perder votre conscience de soi.
Comme nous le savons, le pardon de soi-même est le plus difficile de tous les pardons.
Est-il possible de détruire autrui sans détruire au moins une partie de soi ?
Etre heureux, c'est d'abord de jouir de soi-même.
La télé donne l'image la plus caricaturale de soi. Il n'y a ni réflexion ni pensée.
Religion : dernier refuge de l'amour de soi.