Tout notre mal vient de ne pouvoir être seuls : de là le jeu, le luxe, la dissipation, le vin, les femmes, l'ignorance, la médisance, l'envie, l'oubli de soi-même et de Dieu.
Cet égarement de l'amour qui est une infidélité à tout ce qui vit et respire loin de soi.
Il y a des moments où on ne peut pas continuer sans rire de soi-même !
L'esprit de la conversation consiste bien moins à en montrer beaucoup qu'à en faire trouver aux autres. Celui qui sort de votre entretien content de soi et de son esprit l'est de vous parfaitement.
En essayant de donner de soi-même, on se rend compte que l'on n'est rien.
Si nous avons différentes façons de nous créer nous-mêmes, la plus évidente consiste pour chacun de nous à bâtir autour de soi une coquille.
Un mur peut se sauter, mais comment s'évader de soi ?
C'est peut-être ça, l'amour : un visage autour de soi, qui se multiplie, alors qu'on est seul !
Sans conscience de soi, nous sommes comme des bébés dans les berceaux.
On obtient le bonheur dans la mesure où on ne l'attend que de soi.
L'amour, c'est l'oubli de soi.
J'ai compris avec toi que le plaisir n'est pas quelque chose qu'on prend ou qu'on donne. Il est manière de se donner et d'appeler le don de soi de l'autre. Nous nous sommes donnés l'un à l'autre entièrement.
Qui perd son ami perd la moitié de soi-même.
La plupart des mensonges sont de politesse, même vis-à-vis de soi.
Toute connaissance vient de soi et non des autres.
Lorsqu'on crie désespérément à l'intérieur de soi, est-ce qu'il y a quelqu'un qui nous entend ?
L'absence de ceux que nous aimons est le moi de soi - un bannissement mortel.
On ne peut pas vivre sans humour; si l'on est incapable de rire de soi, on risque de souffrir.
L'homme vrai n'a pas de sexe car il doit être son sexe. Dès que le sexe devient organe, il me devient étranger, il m'abandonne d'acquérir ainsi l'autonomie arrogante d'un objet enflé et plein de soi. Cette enflure du sexe devenu objet séparé est une sorte de castration.
La vérité va de soi, la non-violence est son fruit le plus mûr. Elle est contenue dans la vérité, mais ne va pas de soi.
J'ai toujours un espoir parce que je crois en l'homme. C'est peut-être stupide. La voie de l'homme est d'accomplir l'humanité, de prendre conscience de soi-même.
Ça fait toujours ça, on n'est jamais sûr de soi vraiment. Des fois le rôle vient à vous, des fois il ne vient pas. Des fois vous essayez d'aller au rôle et vous n'y arrivez pas. C'est pour ça qu'on [...] ► Lire la suite
C'est une chose cocasse que la vie - cette mystérieuse disposition d'une logique implacable dans un dessein futile. Le mieux que l'on puisse en espérer est une certaine connaissance de soi - qui vient trop tard - et une moisson de regrets inapaisables.
On aime toujours un peu à sortir de soi, à voyager, quand on lit.
La prudence exige qu'on ne s'entoure que d'êtres qui n'ont pas besoin de soi.
Si vous arrivez à contrôler le processus du choix, vous pouvez contrôler tous les aspects de votre vie. Vous trouverez la liberté qu'amène le fait d'être responsable de soi-même.
Nous vivons une époque où il faut savoir rire de soi d'abord avant de rire des autres.
C'est peut-être au dehors que l'on guette, mais c'est toujours au fond de soi que l'on attend.
Je crois en l'importance de rechercher la connaissance de soi. Plus je me connais, plus je me sens autonome.
C'est assez doux, vous le verrez un jour, d'être l'ombre de soi-même. De se dire que les autres n'ont pas réussi à vous modifier.
Quand on n'a pas commis de faute, on ne peut pas être absolument sûr de soi. Tandis que lorsqu'on a bien vu les conséquences d'une bêtise, on ne s'expose plus à la recommencer !
L'humilité, cet a priori de la mésestime de soi.
L'amour de soi est à l'amour de Dieu ce que le blé en herbe est au blé mûr. Il n'y a pas de rupture de l'un à l'autre - juste un élargissement sans fin.
Ne jamais parler de soi aux autres et leur parler toujours d'eux-mêmes : c'est tout l'art de plaire.
Dire je est incomparablement plus modeste que dire nous. Cela devrait aller de soi.
La vision que l'on a de soi est toujours approximative : même si l'on a plus ou moins apprivoisé son physique, même si l'on veut bien se reconnaître quelques défauts et quelques qualités.
Ecrire : il le faut absolument pour sortir de soi-même.
On s'irrite moins en fonction de l'offense reçue qu'en raison de l'idée qu'on s'est formée de soi.
Les hommes dont parle Matthieu n'étaient pas seulement des astronomes. Ils étaient des « savants », ils représentaient la dynamique de l'aller au-delà de soi, intrinsèque aux religions - une dynamique qui est recherche de la vérité, recherche du vrai Dieu et donc aussi une philosophie dans le sens originaire du mot.
On se lasse de tout, de tous, même de soi-même. Non sans toutefois se plaindre de la brièveté de la vie.
La connaissance de soi est le commencement de la méditation.
Plus vous êtes engagé, plus vous perder votre conscience de soi.
Le sens de soi, et la façon dont on l'associe, est peut-être le cadeau le plus précieux et poétique dans l'arsenal de sa vie et de son métier.
C'est rassurant de ne plus dépendre de soi-même.
Il neige au fond de soi, comme un hiver inaccessible où le léger l'emporte sur le lourd. La neige est douce au fond de l'eau.
Pour une raison quelconque, tous les artistes ont des problèmes d'estime de soi.
Est-il possible de détruire autrui sans détruire au moins une partie de soi ?
Mourir : occasion posthume de faire parler de soi.
Qui a une femme auprès de soi, vit paisiblement sous son toit.
Se détacher de soi-même, chose belle et nécessaire ! D'ailleurs, mon moi du dehors, que me fait ! Les actes ne comptent pas ; ce qui importe uniquement, c'est mon moi du dedans ! Le Dieu que je construis.