Il y a un grand plaisir à sentir au-dedans de soi, qu'on est bien meilleur que ne le pensent les autres.
Penser sur des maximes c'est se reconnaître et reprendre le gouvernement de soi.
De soi aussi On a besoin.
L'histoire d'une famille, c'est l'élément d'une chaîne qui déroule ses maillons jusqu'à nous, c'est l'assise de nos intuitions, l'affirmation de soi dans le choix d'un moyen d'expression.
Se détacher de soi-même, chose belle et nécessaire ! D'ailleurs, mon moi du dehors, que me fait ! Les actes ne comptent pas ; ce qui importe uniquement, c'est mon moi du dedans ! Le Dieu que je construis.
Il faut parfois puiser sa fortune au-dedans de soi.
Il n'y a qu'une souffrance, une seule, il n'en existe autre qui lui soit comparable. C'est de ne pas être libre de disposer de soi-même!
Faire don de la culture, disait mon père,c'est faire don de la soif. Le reste viendra de soi-même.
La télé donne l'image la plus caricaturale de soi. Il n'y a ni réflexion ni pensée.
L'amour de soi est à l'amour de Dieu ce que le blé en herbe est au blé mûr. Il n'y a pas de rupture de l'un à l'autre - juste un élargissement sans fin.
Qui a pitié des autres a pitié de soi.
Il neige au fond de soi, dans un hiver inaccessible où le léger l'emporte sur le lourd.
C'est assez doux, vous le verrez un jour, d'être l'ombre de soi-même. De se dire que les autres n'ont pas réussi à vous modifier.
En tant qu'écrivain, votre estime de soi est littéralement basée sur la dernière chose que vous avez écrite.
Un programme quotidien bien réalisé : voilà qui rehausse l'estime de soi.
Ne jamais parler de soi aux autres et leur parler toujours d'eux-mêmes : c'est tout l'art de plaire.
Qui a une femme auprès de soi, vit paisiblement sous son toit.
On doit apprendre à écouter, et non seulement ses mots, mais son corps, sa vitesse, sa force, sa faiblesse et ses silences qui déséquilibrent ; on doit perdre un peu de soi pour se retrouver dans l'autre.
Si l'on a toujours pitié de soi, l'on a parfois honte de la misère des autres.
La vérité va de soi, la non-violence est son fruit le plus mûr. Elle est contenue dans la vérité, mais ne va pas de soi.
L'objet de l'esprit est d'être content de soi devant soi-même. Cela ne dure guère.
Qui n'appréhende rien présume trop de soi.
Celui qui est amoureux de soi a au moins l'avantage de ne point avoir trop de rivaux.
C'est parfois céder à une sorte d'indulgence que de penser de soi le pire.
Les jobs à la con engendrent souvent le désespoir, la dépression et le haine de soi.
Très peu de soi-disant libéraux sont ouverts d'esprit... Ils vous crieront au sol et ne vous laisseront pas parler si vous n'êtes pas d'accord avec eux.
Le chemin doit être en vous; la destination doit également être en vous et non ailleurs dans l'espace ou le temps. Si ce genre de transformation de soi se réalise en vous, vous arriverez.
Qui perd son ami perd la moitié de soi-même.
Vivre à deux, c'est prouver à l'autre l'existence de soi-même.
C'est de l'intérieur de soi que vient la défaite. Dans le monde extérieur il n'y a pas de défaite. La nature, le ciel, la nuit, la pluie, les vents ne sont qu'un long triomphe aveugle.
Le masque était une chose en soi, derrière laquelle Jack se cachait, libéré de la honte et de la conscience de soi.
Composer, jouer, écrire provient toujours d'une partie de soi.
Être libre, c'est être maître de soi-même et des mouvements de son âme.
Comme autrefois le diable, comme aujourd'hui la société, ce n'est jamais notre faute, le coupable est toujours ailleurs, hors de soi. Et très puissant.
Quand on se sent incapable d'écrire, on se sent exilé de soi-même.
Qui dit conservateur dit surtout conservateur de soi-même.
Parler beaucoup de soi est un moyen de se dissimuler.
Oui, l'amour est "extase", mais extase non pas dans le sens d'un moment d'ivresse, mais extase comme chemin, comme exode permanent allant du je enfermé sur lui-même vers sa libération dans le don de soi, et précisément ainsi vers la découverte de soi-même, plus encore vers la découverte de Dieu.
La dissimulation nous enseigne toujours la dissimulation, et la seule question est de savoir si nous serons les maîtres ou les victimes de cet art. Question à laquelle l'amour de soi a tôt fait de répondre.
Car la vraie liberté s'ignore. Elle semble aller de soi. On n'en prend conscience que lorsqu'on la perd ; et dès qu'on en prend conscience, c'est qu'on l'a perdue.
Je pense à cet étrange exercice de soumission et de liberté qui consiste à persister de vouloir en sachant qu'on n'est maître ni de soi ni du monde.
Être trop mécontent de soi est une faiblesse, être trop content de soi est une sottise.
On peut seulement craindre que cette culture de la conscience, ce noble souci de sa dignité ne donnent à un être une trop haute idée de sa personne morale, et par là une vision de soi-même disproportionnée avec sa place dans le monde.
C'est bien souvent en allant au fond de soi que l'on refait surface.
La guerre, le commerce sont les deux activités principales de l'homme sur terre, deux manières sûres d'étendre son nom bien au-delà de soi.
La plupart des intolérants se recrutent parmi les ignorants de soi.
On est quelquefois aussi différent de soi-même que des autres.
D'être mécontent de soi-même, c'est faiblesse ; d'être content, c'est folie.
La mode est un tel conte de fées et c'est un tel fantasme. Et il s'agit de métamorphose et d'une sorte de changement de soi et de jouer un rôle que vous voulez que les gens voient.
Ce qu'il y a d'admirable dans l'amour, c'est qu'en s'occupant de l'autre, on s'occupe encore de soi.