Santé et développement physique : Exercices physiques et le pourquoi de chacun d'eux, habitudes d'hygiène, jeux, prévention des maladies, tempérance et continence, tabac, maîtrise de soi.
Passer le temps à se rafistoler l'âme. Croire en sa force et puis lâcher prise. Dégringoler. Avoir peur de soi. De la partie inconnue. De celle qui brise.
Ce qu'exprime le racisme est essentiellement un mépris; mépris envers telle personne justifié, non par ses caractéristiques, mais par son appartenance à un groupe : l'origine de ce mépris est une absence de confiance en soi; son aboutissement est une destruction de soi-même.
Tout n'est pas perdu, tant qu'on est mécontent de soi.
Etre esclave de soi est le plus pénible des esclavages.
La plupart des mensonges sont de politesse, même vis-à-vis de soi.
L'homme de qualité exige tout de soi. C'est un souverain. L'homme sans qualité exige tout des autres. C'est un despote.
L'âge n'est qu'un simulacre. Au plus profond de soi, il n'y a de vif et de vrai que son enfance et sa jeunesse.
Aussi habile qu'on puisse être à simuler la maîtrise de soi, un front, une lèvre trahissent quand même un état d'âme.
La vanité trahit un manque de connaissance de soi.
Pour connaître la paix, il faut un enthousiasme à toute épreuve, ne rien comprendre de ce qui se produit autour de soi...
La signification de la philosophie ne sera plus de révéler les choses telles qu'elles sont en vérité, mais de permettre au philosophe de prendre conscience de soi.
On n'est pas libre lorsqu'on n'est pas maître de soi.
Tout est permis du moment qu'on n'est pas dupe de soi-même ; du moment qu'on sait ce qu'on fait, et, autant que possible, pourquoi on le fait.
L'art de plaire consiste simplement en deux choses : ne point parler de soi aux autres et leur parler toujours d'eux-mêmes.
La véritable liberté, c'est lorsqu'on est libre vis-à-vis de soi-même.
Cet égarement de l'amour qui est une infidélité à tout ce qui vit et respire loin de soi.
On ne réalise jamais ses rêves les plus profonds. Au mieux on, on ne fait que les effleurer, sans doute pour que cela devienne plus amer au fond de soi.
Si nous avons différentes façons de nous créer nous-mêmes, la plus évidente consiste pour chacun de nous à bâtir autour de soi une coquille.
Si on savait ce que pensent et disent de nous nos meilleurs amis, nous serions horrifiés. Impression d'être trahis, dupés, rage sourde d'avoir trop livré de soi-même pour en arriver à ces misères.
Un mur peut se sauter, mais comment s'évader de soi ?
La vérité attend au bout de soi. Et aller au bout de soi, c'est aimer et comprendre.
Changer, c'est toujours perdre un bloc de soi. On le sent qui se détache, après un temps d'adaptation. C'est un deuil et un soulagement en même temps.
Par l'amour, il peut arriver qu'on livre et reçoive quelque chose d'essentiel, qu'on sente s'épanouir ce qui pouvait sommeiller de meilleur au fond de soi...
En essayant de donner de soi-même, on se rend compte que l'on n'est rien.
Le mal du pays est avant tout un mal de soi et on se sent dépaysé justement à l'endroit où l'on ne se retrouve plus.
On ne tire de soi la vie et la beauté qu'au détriment de sa chair...
Il est facile de supprimer de soi l'espoir et l'ambition. Ceci accompli, on supprime la peur qui est sûrement la raison essentielle du combat de l'homme dans sa vie de tous les jours.
Le silence est le parti le plus sûr de celui qui se défie de soi-même.
On ne peut éviter d'avoir mal. Il dépend de soi de souffrir ou non.
Le don qu'une femme fait de soi-même est aux yeux de celui qui l'aime quelque chose de grave, digne de respect. Quand c'est une autre personne qui en parle, cela paraît tout autre chose.
C'est peut-être ça, l'amour : un visage autour de soi, qui se multiplie, alors qu'on est seul !
Voici la France, aux yeux de ses fils, tantôt nation inépuisable qui invente l'avenir du monde, tantôt vieux pays fatigué, déchu de sa grandeur, mécontent de soi.
Un amour est un voyage aux confins de soi-même.
La vie des écrivains, c'est plus important que les livres. On entend le mensonge et on entend la vérité, on entend le dedans et on entend le dehors, on est en soi et on est hors de soi.
L'amour dont la vertu n'est point le fondement se détruit de soi-même, et passe en un moment.
Qu'il est bon de se dévêtir de soi jusqu'à ne plus se reconnaître pour aller vers celui qui vous aime !
Ce n'est pas tant l'argent gagné qui compte : mais la somme de lâchetés, de renoncements et de trahisons de soi-même qu'on a dû accomplir pour parvenir à l'empocher. C'est ça l'argent cher.
L'action politique est de soi impure parce qu'elle est action de l'un sur l'autre et parce qu'elle est action à plusieurs.
Lorsqu'on crie désespérément à l'intérieur de soi, est-ce qu'il y a quelqu'un qui nous entend ?
Comme de toute chose, il y a un secret du vin ; mais c'est un secret qu'il ne garde pas. On peut le lui faire dire : il suffit de l'aimer, de le boire, de le placer à l'intérieur de soi-même. Alors il parle. En toute confiance, il parle.
Les hommes peuvent mourir de faim par manque de réalisation de soi autant qu'ils le peuvent par manque de pain.
La sexualité, c'est quelque chose que l'on a à l'intérieur de soi, une espèce de dynamique, de mouvement, de perpétuelle pulsion qui s'oriente vers un premier plaisir qui est le plaisir du corps propre.
L'essentiel n'est pas d'acquérir ce qui nous manque - la sagesse, la maîtrise de soi, l'amour universel, la supra-conscience - mais de faire disparaître ce qui est en trop.
L'amour, c'est l'oubli de soi.
La prudence exige qu'on ne s'entoure que d'êtres qui n'ont pas besoin de soi.
C'est une drôle de chose que la vie - ce mystérieux arrangement d'une logique sans merci pour un dessein futile. Le plus qu'on puisse en espérer, c'est quelque connaissance de soi-même - qui vient trop tard - une moisson de regrets inextinguibles.
Toute connaissance vient de soi et non des autres.
L'absence de ceux que nous aimons est le moi de soi - un bannissement mortel.
L'homme vrai n'a pas de sexe car il doit être son sexe. Dès que le sexe devient organe, il me devient étranger, il m'abandonne d'acquérir ainsi l'autonomie arrogante d'un objet enflé et plein de soi. Cette enflure du sexe devenu objet séparé est une sorte de castration.