On doit toujours être mal satisfait de soi-même, quelque contents que les autres paraissent de nous.
Il n'y a pas d'acte qui soit tout à fait gratuit ; même pas le don de soi-même.
On n'est pas maître de soi-même, amoureux comme je suis de toi.
L'éternelle jeunesse est impossible : même s'il n'y avait aucun obstacle, l'observation de soi-même la rendrait impossible.
On est toujours reconnaissant envers les gens qui ne s'effarouchent pas devant la part de soi qui sombre.
La générosité, c'est toujours le sacrifice de soi ; il en est l'essence.
On ne peut pas gagner tout le temps. On trouve toujours autour de soi des gens meilleurs.
L'insulte est un dénigrement de l'autre. La proférer comme l'entendre est néfaste pour l'estime de soi-même.
Petite fille on regarde le monde comme un grand magasin de friandises, plein de guimauves et de sucreries... Mais un jour, on regarde autour de soi et on voit une prison, et on est dans le couloir de la mort. [...] ► Lire la suite
Un écrivain n'a vraiment besoin que d'une chambre tranquille, de papier et de soi-même...
Etre aimé comporte au moins l'avantage de pouvoir s'exprimer librement sans crainte de faire rire de soi.
Il est si facile de perdre la mémoire de soi-même.
L'efficacité et le sens de tout enseignement se mesurent à la façon dont il devient partie intégrante de soi.
Les armes sont peu nombreuses contre le dégoût de soi-même.
Aimer n'est pas recevoir comme autant d'hommages la présence de l'autre, le son de sa voix, la douceur de ses gestes, mais lui donner la meilleure part de soi.
Il est bon de dire du bien de soi-même : ça se répète et on finit par ne plus savoir d'où ça vient.
L'humilité ne consiste pas à se considérer comme inférieur, mais à être affranchi de l'importance de soi.
Pour servir autrui volontairement, il faut donner tout ce dont on est capable et ne faire passer qu'ensuite le service de soi-même.
Tout ce qui nous gêne nous permet de nous définir. Sans infirmités, point de conscience de soi.
La création est de la part de Dieu un acte non pas d'expansion de soi, mais de retrait, de renoncement. Dieu et toutes les créatures, cela est moins que Dieu seul.
Le plaisir qu'on éprouve à parler de soi-même est rarement partagé.
C'est terrible le vide. On donne, on jette, et puis on s'aperçoit qu'il ne reste plus rien à l'intérieur de soi-même.
On ne révèle jamais le fond de soi-même, sauf quand on pleure ses parents.
Il n'est pas de plus grand honneur pour les peuples germains que d'avoir fait le vide autour de soi et d'être entourés d'espaces désertiques aussi vastes que possible. C'est à leurs yeux la marque même de la vertu guerrière, que [...] ► Lire la suite
Le diable implique la négation de soi en même temps qu'un immense égocentrisme.
Quand on compose de la musique, on est à l'intérieur de soi.
Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts.
Ne pas parler de sexualité c'est... ne pas parler de soi.
Parler beaucoup de soi peut être un moyen de se dissimuler.
L'enfer c'est peut-être ça : aller seul au bout de soi-même et se laisser happer par des hélices de plus en plus rapides, au coeur de sa propre misère.
Ce qui est marrant c'est que la personne narcissique se crée tous les prétextes de pouvoir être narcissique, elle usera toujours de faux à travers vous tout en manipulant autour de soi à obtenir ce qu'elle veut de façon pathologique et impropre à vous salir sans qu'elle puisse s'en soucier.
Un artiste est un explorateur. Il doit commencer par la découverte de soi et par l'observation de sa propre procédure. Après cela, il ne doit plus ressentir aucune contrainte.
On n'a pas trop de soi pour penser à soi.
Ce qu'il y a de merveilleux dans le roman, c'est qu'on peut y parler de soi tout en ayant l'air de parler des autres.
Il n'est description pareille en difficulté à la description de soi-même.
Toutes les histoires d'amour sont des projections. A travers l'autre on est amoureux d'une partie de soi qu'on n'a pas exploitée, la partie perdue de soi-même.
Je ne suis qu'un exécutant, je me borne à traduire. Mais on ne traduit que son trouble : c'est toujours de soi-même qu'on parle.
Personne ne peut tenir la vérité près de soi, fût-ce dans le cachot d'une formule. La vérité, on ne peut l'avoir, seulement la vivre.
Le suicide n'est pas une fin en soi. C'est la fin de soi !
A force d'oublier, on se sépare de soi, c'est une mutilation ; il ne nous reste plus alors que notre pauvre petit présent...
La méditation nous permet d'entrer en relation avec une plus large dimension de soi.
Il faut petit à petit apprendre à dire les choses comme si tout allait de soi. C'est d'ailleurs le secret pour paraître posséder un quelconque talent en tant qu'écrivain...
La compétence passe par l'estime de soi.
L'apocalypse est au commencement de soi puisque la fin précède toute naissance.
Si l'intelligence ne suffit point à l'action, il va de soi qu'elle y prend part.
La solitude est très belle... quand on a près de soi quelqu'un à qui le dire.
Le besoin d'entendre affirmer par d'autres tout le bien qu'on pense de soi trahit le faible crédit qu'on accorde à sa propre opinion.
L'amour est un art, telle une quête de soi vers l'autre.
Il n'est pas très facile d'admettre que la force morale possède autant de pouvoir et de vertu que le coup de poing; et que la maîtrise de soi qui refuse la riposte requiert plus de volonté et de courage que le réflexe automatique de rendre coup pour coup.
La religion ne suit pas plus nécessairement le mouvement de la foi que celle-ci se précipite vers la foi en Dieu. Car si le concept de « religion » implique une institutions séparable, identifiable, circonscriptible, lié dans sa lettre au [...] ► Lire la suite