Il est si facile de perdre la mémoire de soi-même.
L'homme maître de soi n'aura point d'autre maître.
C'est dans le rapport à autrui que l'on prend conscience de soi ; c'est bien ce qui rend le rapport à autrui insupportable.
Il n'y a pas d'acte qui soit tout à fait gratuit ; même pas le don de soi-même.
La solution recherchée, on la découvre souvent tout près de soi, alors pourquoi chercher l'incertain, l'impossible. Les abus conduisent-ils toujours à l'abîme ?
Les armes sont peu nombreuses contre le dégoût de soi-même.
Aimer n'est pas recevoir comme autant d'hommages la présence de l'autre, le son de sa voix, la douceur de ses gestes, mais lui donner la meilleure part de soi.
Petite fille on regarde le monde comme un grand magasin de friandises, plein de guimauves et de sucreries... Mais un jour, on regarde autour de soi et on voit une prison, et on est dans le couloir de la mort. [...] ► Lire la suite
La création est de la part de Dieu un acte non pas d'expansion de soi, mais de retrait, de renoncement. Dieu et toutes les créatures, cela est moins que Dieu seul.
L'humilité ne consiste pas à se considérer comme inférieur, mais à être affranchi de l'importance de soi.
S'élever au-dessus de soi et saisir le monde.
L'insulte est un dénigrement de l'autre. La proférer comme l'entendre est néfaste pour l'estime de soi-même.
On doit toujours être mal satisfait de soi-même, quelque contents que les autres paraissent de nous.
Un écrivain n'a vraiment besoin que d'une chambre tranquille, de papier et de soi-même...
Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts.
Etre aimé comporte au moins l'avantage de pouvoir s'exprimer librement sans crainte de faire rire de soi.
L'éternelle jeunesse est impossible : même s'il n'y avait aucun obstacle, l'observation de soi-même la rendrait impossible.
Parler de soi est une impasse absolue.
Le diable implique la négation de soi en même temps qu'un immense égocentrisme.
La générosité, c'est toujours le sacrifice de soi ; il en est l'essence.
La conscience de soi n'est pas fermeture à la communication. La réflexion philosophique nous enseigne au contraire qu'elle en est la garantie. La conscience nationale, qui n'est pas le nationalisme, est la seule à nous donner une dimension internationale.
On ne peut pas gagner tout le temps. On trouve toujours autour de soi des gens meilleurs.
L'efficacité et le sens de tout enseignement se mesurent à la façon dont il devient partie intégrante de soi.
Ne pas parler de sexualité c'est... ne pas parler de soi.
Le plaisir qu'on éprouve à parler de soi-même est rarement partagé.
Il est bon de dire du bien de soi-même : ça se répète et on finit par ne plus savoir d'où ça vient.
Ce qui est marrant c'est que la personne narcissique se crée tous les prétextes de pouvoir être narcissique, elle usera toujours de faux à travers vous tout en manipulant autour de soi à obtenir ce qu'elle veut de façon pathologique et impropre à vous salir sans qu'elle puisse s'en soucier.
C'est terrible le vide. On donne, on jette, et puis on s'aperçoit qu'il ne reste plus rien à l'intérieur de soi-même.
Il n'est pas de plus grand honneur pour les peuples germains que d'avoir fait le vide autour de soi et d'être entourés d'espaces désertiques aussi vastes que possible. C'est à leurs yeux la marque même de la vertu guerrière, que [...] ► Lire la suite
Chaque individu a au-dedans de soi une coalition c'est-à-dire une guerre civile. La mort est le grand pacificateur.
Toutes les histoires d'amour sont des projections. A travers l'autre on est amoureux d'une partie de soi qu'on n'a pas exploitée, la partie perdue de soi-même.
Un artiste est un explorateur. Il doit commencer par la découverte de soi et par l'observation de sa propre procédure. Après cela, il ne doit plus ressentir aucune contrainte.
Parler beaucoup de soi peut être un moyen de se dissimuler.
L'enfer c'est peut-être ça : aller seul au bout de soi-même et se laisser happer par des hélices de plus en plus rapides, au coeur de sa propre misère.
Il n'est description pareille en difficulté à la description de soi-même.
La jeunesse est cet heureux temps où l'on devrait plutôt dire qu'on ne doute de rien plutôt que de dire qu'on n'y doute pas de soi.
Je ne suis qu'un exécutant, je me borne à traduire. Mais on ne traduit que son trouble : c'est toujours de soi-même qu'on parle.
Ce qu'il y a de merveilleux dans le roman, c'est qu'on peut y parler de soi tout en ayant l'air de parler des autres.
Personne ne peut tenir la vérité près de soi, fût-ce dans le cachot d'une formule. La vérité, on ne peut l'avoir, seulement la vivre.
Si l'intelligence ne suffit point à l'action, il va de soi qu'elle y prend part.
La solitude est très belle... quand on a près de soi quelqu'un à qui le dire.
Il faut être maître de soi pour être maître du monde.
Il n'y a rien d'autre à apprendre que soi dans la vie. Il n'y a rien d'autre à connaître. On n'apprend pas tout seul, bien sûr. Il faut passer par quelqu'un pour atteindre au plus secret de soi. Par un amour, par une parole ou un visage.
Quand on compose de la musique, on est à l'intérieur de soi.
Le désir d'écriture, à savoir la curiosité de soi-même et du monde, est en chacun. Suffit de le réveiller.
La compétence passe par l'estime de soi.
L'apocalypse est au commencement de soi puisque la fin précède toute naissance.
Il faut petit à petit apprendre à dire les choses comme si tout allait de soi. C'est d'ailleurs le secret pour paraître posséder un quelconque talent en tant qu'écrivain...
A force d'oublier, on se sépare de soi, c'est une mutilation ; il ne nous reste plus alors que notre pauvre petit présent...
Un homard, c'est autre chose qu'un poisson ! Vivre dans une carapace, autrement dit avoir ses os autour de soi, quel changement radical cela doit être dans la façon de comprendre la vie.