Un bouffon est un sage qui a découvert très jeune que savoir rire de soi, c'est commencer à se découvrir.
Quand on compose de la musique, on est à l'intérieur de soi.
Les armes sont peu nombreuses contre le dégoût de soi-même.
L'amour-propre, mon seigneur, n'est pas un péché aussi vil que l'oubli de soi.
Le don de soi s'exprime dans l'absolu, dans la vie quotidienne, on devient mesquin, on se met à compter, à calculer.
C'est terrible le vide. On donne, on jette, et puis on s'aperçoit qu'il ne reste plus rien à l'intérieur de soi-même.
Il est bon de dire du bien de soi-même : ça se répète et on finit par ne plus savoir d'où ça vient.
On n'a pas trop de soi pour penser à soi.
Aimer n'est pas recevoir comme autant d'hommages la présence de l'autre, le son de sa voix, la douceur de ses gestes, mais lui donner la meilleure part de soi.
N'avoir pas pitié de soi-même est le commencement de la cruauté envers autrui et le reste du monde.
On n'est pas maître de soi-même, amoureux comme je suis de toi.
Le travail est un trésor. Le travail des autres, cela va de soi.
Ce qu'il y a de merveilleux dans le roman, c'est qu'on peut y parler de soi tout en ayant l'air de parler des autres.
Ne pas parler de sexualité c'est... ne pas parler de soi.
Un écrivain n'a vraiment besoin que d'une chambre tranquille, de papier et de soi-même...
L'efficacité et le sens de tout enseignement se mesurent à la façon dont il devient partie intégrante de soi.
Parler beaucoup de soi peut être un moyen de se dissimuler.
Le suicide n'est pas une fin en soi. C'est la fin de soi !
L'enfer c'est peut-être ça : aller seul au bout de soi-même et se laisser happer par des hélices de plus en plus rapides, au coeur de sa propre misère.
Il n'est description pareille en difficulté à la description de soi-même.
Un artiste est un explorateur. Il doit commencer par la découverte de soi et par l'observation de sa propre procédure. Après cela, il ne doit plus ressentir aucune contrainte.
Quand on est marié, il faut rester avec son mari et ses enfants, attendre là que le reste de soi-même se soit tout évaporé.
Il n'est pas de plus grand honneur pour les peuples germains que d'avoir fait le vide autour de soi et d'être entourés d'espaces désertiques aussi vastes que possible. C'est à leurs yeux la marque même de la vertu guerrière, que [...] ► Lire la suite
Il faut petit à petit apprendre à dire les choses comme si tout allait de soi. C'est d'ailleurs le secret pour paraître posséder un quelconque talent en tant qu'écrivain...
L'amour sous forme de désir et de privation diminue l'estime de soi.
Pour servir autrui volontairement, il faut donner tout ce dont on est capable et ne faire passer qu'ensuite le service de soi-même.
La création est de la part de Dieu un acte non pas d'expansion de soi, mais de retrait, de renoncement. Dieu et toutes les créatures, cela est moins que Dieu seul.
A force d'oublier, on se sépare de soi, c'est une mutilation ; il ne nous reste plus alors que notre pauvre petit présent...
Le diable implique la négation de soi en même temps qu'un immense égocentrisme.
Une meilleure connaissance de soi nous aide à nous pencher sur autrui et à nous sentir responsable...
L'amour est un art, telle une quête de soi vers l'autre.
La compétence passe par l'estime de soi.
L'apocalypse est au commencement de soi puisque la fin précède toute naissance.
On rit mal des autres, quand on ne sait pas d'abord rire de soi-même.
Toutes les histoires d'amour sont des projections. A travers l'autre on est amoureux d'une partie de soi qu'on n'a pas exploitée, la partie perdue de soi-même.
Ce qui est marrant c'est que la personne narcissique se crée tous les prétextes de pouvoir être narcissique, elle usera toujours de faux à travers vous tout en manipulant autour de soi à obtenir ce qu'elle veut de façon pathologique et impropre à vous salir sans qu'elle puisse s'en soucier.
La solitude est très belle... quand on a près de soi quelqu'un à qui le dire.
De tous les amours, l'amour maternel est le plus harmonieux. C'est le parfait équilibre de soi-même en autrui.
Le besoin d'entendre affirmer par d'autres tout le bien qu'on pense de soi trahit le faible crédit qu'on accorde à sa propre opinion.
On ne révèle jamais le fond de soi-même, sauf quand on pleure ses parents.
Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts.
Il n'est pas très facile d'admettre que la force morale possède autant de pouvoir et de vertu que le coup de poing; et que la maîtrise de soi qui refuse la riposte requiert plus de volonté et de courage que le réflexe automatique de rendre coup pour coup.
La religion ne suit pas plus nécessairement le mouvement de la foi que celle-ci se précipite vers la foi en Dieu. Car si le concept de « religion » implique une institutions séparable, identifiable, circonscriptible, lié dans sa lettre au [...] ► Lire la suite
Avec de la tendresse autour de soi, on n'est pas incapable de vivre... Il n'y a que les âmes tout à fait seules qui aient besoin de mourir...
C'est encore croire en soi que de douter de soi.
Si l'intelligence ne suffit point à l'action, il va de soi qu'elle y prend part.
On n'est jamais sûr de soi dans ce métier. On apprend toujours de nouvelles choses. Et il faut constamment se dépasser.
La générosité, c'est toujours le sacrifice de soi ; il en est l'essence.
Le hasard n'existe pas. Il y a qu'une suite de pas vers soi ou loin de soi et peu importe la manière d'y arriver.
Un écrivain, un poète en particulier, est quelqu'un qui travaille toute sa vie à faire de soi un être sans défense.