Ne pas parler de sexualité c'est... ne pas parler de soi.
Entre l'amour de soi jusqu'à l'éviction du reste (narcissisme) et la volonté d'abolition de soi dans ses expressions les plus variées, entre l'absolu de l'être et l'être rien, peut-être n'aurons-nous plus jamais fini de balancer.
Ces corps mêlés, qui, se tordant, se pâmant, s'abîment dans des excès de volupté, vont à l'opposé de la mort, qui les vouera, plus tard, au silence de la corruption. En effet, l'érotisme est lié à la naissance, à la reproduction qui sans fin répare les ravages de la mort.
On doit laisser parler les jeunes gens ; pendant ce temps ils vieillissent.
De l'argent... de l'argent... le bonheur, ça doit bien être de ne plus jamais entendre parler de ça.
Voilà, il faut que je te dise un secret. Un secret que je garde pour moi depuis très longtemps. Tu comptes beaucoup pour moi et... tu sais je t'admire depuis que je suis toute petite, t'as toujours fais preuve d'une [...] â–º Lire la suite
Dieu ne cesse de parler ; mais le bruit des créatures au-dehors et de nos passions au-dedans nous étourdit et nous empêche de l'entendre.
L'humour est une manière de parler à côté du sujet, de viser exactement, non la cible, mais sa banlieue, de plaider le faux pour dire le vrai.
On lit comme on aime, on entre en lecture comme on tombe amoureux : par espérance, par impatience. Sous l'effet d'un désir, sous l'erreur invincible d'un tel désir : trouver le sommeil dans un seul corps, toucher au silence dans une seule phrase.
Temples de la sexualité à une époque où le mariage était sacré, ça permettait aux messieurs d'aller se déborder l'inconscient, de réaliser leurs petits ou gros fantasmes... aux jeunes gens de s'éduquer... aux militaires dans les villes de garnison de [...] â–º Lire la suite
La parole perd parfois ce que le silence a gagné.
Aujourd'hui, le christianisme est en péril. Il s'est encombré de trop de choses. Il traîne avec soi toutes les fables orientales de l'Ancien Testament, comme s'i l'on devait sauver tout ce sublime bric à brac. C'est une grande faute. Il [...] â–º Lire la suite
Ceux qui ont une voix doivent parler pour ceux qui n'en ont pas.
C'est pas compliqué de parler le chtimi. On dit pas : « Pardonnez-moi je n'ai pas bien saisi le sens de votre question ».On dit : « Hein ? ».
En grandissant, tu te rends compte que tu as deux mains : une pour t'aider toi-même et une autre pour aider les autres.
L'estime de soi vient des réalisations. Pas à cause de normes laxistes et de faux éloges.
Le silence de grand-père, lui, était tranquille et dénué de colère, il ressemblait à un gros oreiller sur lequel on pose la tête.
Parfois, on se fonde sur ce que disent les autres, sans se donner à soi même même le loisir de réfléchir et de juger.
Chacun pour soi et Dieu pour tous !
Si on s'y attache, la grammaire révèle le sens caché de l'histoire, dissimule le désordre et l'abandon, relie les éléments, rapproche les contraires, la grammaire est un formidable moyen d'organiser le monde comme on voudrait qu'il soit.
L'expression du soi est sacrée et fatale. C'est une nécessité.
Adhérer, ce n'est pas admettre une idéologie. C'est entrer dans un être collectif et développer en soi une seconde nature.
Se parler n'est qu'une pensée plus animée et audible.
Celui qui est amoureux de soi a au moins l'avantage de ne pas avoir trop de rivaux.
Déshabiller une fille équivaut à démantibuler un réveille-matin pour en comprendre le fonctionnement, la sexualité étant une variante du bricolage.
Se régler sur les choses ou régler les choses en fonction de soi - est tout un.
Seul le silence est grand, tout le reste est faiblesse.
Il n' y a que dans le silence que la douleur s'entend.
Je ne peux pas parler de l'avenir. Ce n'est pas moi qui décide. Moi, je ne suis sûr que du présent.
Laissez-moi vous parler d'un coeur qui souffre d'avoir perdu Dieu, errant sans fin dans la nuit sans espoir, ici à la lisière il n'y a pas d'étoiles, ici nous sommes raides, immaculés.
On ne saurait conserver longtemps les sentiments qu'on doit avoir pour ses amis et pour ses bienfaiteurs, si on se laisse la liberté de parler souvent de leurs défauts.