Un écrivain, un poète en particulier, est quelqu'un qui travaille toute sa vie à faire de soi un être sans défense.
Le cheval nous apprend ce qu'est la domination de soi.
La jeunesse est cet heureux temps où l'on devrait plutôt dire qu'on ne doute de rien plutôt que de dire qu'on n'y doute pas de soi.
Le moyen de plaire en société est de laisser chacun parler de soi.
La plus grande émotion qu'un être humain puisse ressentir : celle de sa propre naissance. Etre, à nouveau, au commencement de soi. Etre, et que tout soit neuf.
Le mystère et la richesse du monde de la vie quotidienne sont inégalables. Et les conditions pour accéder aux merveilles de ce monde sont le détachement, mais également l'amour et le don de soi.
Chaque individu a au-dedans de soi une coalition c'est-à-dire une guerre civile. La mort est le grand pacificateur.
Le sex-appeal est une chose que l'on ressent à l'intérieur de soi. Je peux en dégager autant toute habillée, en ramassant des pommes ou debout sous la pluie.
L'enfant reste un être fait de soi et de celui qu'on a aimé, il a pour mission de transmettre ce qu'il a reçu.
L'humilité ne consiste pas à se considérer comme inférieur, mais à être affranchi de l'importance de soi.
"Blacks, Blancs, Beurs", si ça allait de soi dans la société française, on n'aurait pas besoin d'en faire un slogan.
La passion amoureuse est une énorme baudruche de malentendus. On ne s'éprend pas vraiment de l'autre. Plutôt de quelque chose contenu à l'intérieur de soi.
Beaucoup parler de soi passe pour bête. L'humanité a trouvé une manière originale de tourner cet interdit : l'écrivain !
L'estime de soi vient des réalisations. Pas à cause de normes laxistes et de faux éloges.
Une bonne part de l'altruisme, même parfaitement honnête, repose sur le fait qu'il est inconfortable d'avoir des gens malheureux autour de soi.
On a besoin de beaucoup d'énergie pour articuler le mot bonheur, surtout conjugué rétroactivement et à tous les temps, le futur allant toujours de soi.
Il n'y a rien d'autre à apprendre que soi dans la vie. Il n'y a rien d'autre à connaître. On n'apprend pas tout seul, bien sûr. Il faut passer par quelqu'un pour atteindre au plus secret de soi. Par un amour, par une parole ou un visage.
Toutes les tendances égoïstes qu'on trouve chez les hommes, le culte de soi et le mépris des autres, prennent leur source dans l'organisation actuelle des relations entre les hommes et les femmes.
Aimer, ce n'est pas se rechercher soi, c'est se quitter, faire abnégation de soi-même pour se livrer à l'autre.
L'honneur, c'est la conscience, mais la conscience exaltée. C'est le respect de soi-même et de la beauté de sa vie portée jusqu'à la plus pure élévation et jusqu'à la passion la plus ardente.
L'homme est un animal enfermé à l'extérieur de sa cage. Il s'agite hors de soi.
Plus on est monté haut, plus on est descendu profond à l'intérieur de soi-même.
Ce qui construit l'estime de soi est d'abord l'amour inconditionnel des parents.
Il vaut toujours mieux trouver de soi-même les choses qu'on trouverait dans les livres.
Le mépris de soi-même justifié est une maladie dont personne ne se relève.
Il faut être maître de soi pour être maître du monde.
La vie sans risques n'a aucun goût. Être artiste, ce n'est pas devenir une caricature de soi-même ou de s'inscrire dans une forme d'insécurité.
Un sommet n'est le terme qu'en apparence et le chemin vrai n'a de sens que s'il mène au coeur de soi.
Lorsqu'on perd le contrôle de soi, on perd sa liberté.
Dire de soi plus de mal qu'il n'y en ait, c'est sottise, non modestie.
Ecrire est une tentation de diversion et un acte insensé d'oubli de soi.
Le désir d'écriture, à savoir la curiosité de soi-même et du monde, est en chacun. Suffit de le réveiller.
Aller au bout de soi-même, c'est toujours ce que j'ai voulu.
Quand les nègres abordent le monde blanc, il y a une certaine action sensibilisante. Si la structure psychologique se révèle fragile, on assiste à un écroulement du Moi. Le Noir cesse de se comporter en individu actionnel. Le but de [...] ► Lire la suite
Le monde moderne vit donc dans un affrontement entre deux amours bien différents : l'amour de Dieu poussé jusqu'au mépris de soi et l'amour de soi poussé jusqu'au mépris de Dieu.
Le plaisir qu'on éprouve à parler de soi-même est rarement partagé.
La conscience de soi est en même temps la conscience du tout.
Personne n'imagine encore qu'on puisse jamais cloner la conscience de soi, seul élément de la personne qui restera mortel.
L'amour est une lutte contre la partie de soi-même que l'on voit réfléchie dans l'autre.
Dieu ayant créé l'homme à son image, plus on est proche de soi-même et plus on se rapproche de Dieu.
En fin de compte, on ne peut attendre le salut que de soi-même. Mais vaut-il la peine de se sauver ?
Il faut être bien fort et bien maître de soi, pour pénétrer dans tous les coins de la pensée humaine.
La vérité n'est pas faite pour consoler comme une tartine de confitures qu'on donne aux enfants qui pleurent. Il faut la rechercher, voilà tout, et écarter de soi ce qui n'est pas elle.
Les petits renoncements de l'enfance préparent l'adolescent à repousser les tentations qui se dressent sur son chemin. L'oubli de soi ne s'apprend pas en un jour.
La beauté est la meilleure version possible de soi-même, à l'intérieur et à l'extérieur.
Être libre signifie, avant tout, être responsable vis-à-vis de soi-même.
On ne recommence jamais. Recommencer, ce n'est que croire au quotidien des choses, aussi bien dire à l'établissement définitif de soi-même dans sa propre médiocrité.
Je refuse de suivre les règles où la société essaie de contrôler les personnes ayant une faible estime de soi.
Ce n'est ni sur de la plume ni sous des couvertures qu'on parvient à la gloire. Qui sans elle conserve sa vie laisse sur la terre pareil vestige de soi que fumée dans l'air et écume dans l'eau.
Personne ne peut tenir la vérité près de soi, fût-ce dans le cachot d'une formule. La vérité, on ne peut l'avoir, seulement la vivre.