En un mot, la poésie ne peut exister sans émotion, ou, si l'on veut, sans un mouvement de l'âme qui règle les mots.
C'est sur les vitres qu'on grave les mots ineffaçables.
La conquête d'un pays se fait aussi par les mots.
Crains comme peste les mots Sortis de la littérature.
L'enfant cherche ses mots, le vieillard ne les trouvent pas.
Avec les femmes, c'est toujours la même chose ; d'abord au bras, puis dans les bras, puis sur les bras. Avec elles, on va à chaque fois des petits mots aux grands mots et enfin, aux gros mots.
Rien n'est jamais complètement neuf, c'est comme les mots, les choses reviennent, elles sont neuves quand même.
Dans ces meubles laqués, rideaux et dais moroses,Danse, aime, bleu laquais, ris d'oser des mots roses.
Le chagrin qui s'exprime en mots n'est rien s'il ne touche au coeur.
La mort est d'abord le néant du savoir... "On ne sait pas". Ce sont les premiers mots qui viennent, et qui conviennent.
L'absence est le meilleur des mots.
Je suis sans courage : la peur m'arrache les mots.
Si j'utilise des mots simples quand je parle, c'est simplement pour être sûr de comprendre ce que je dis.
Dans l'univers Barbie, on séduit avec son corps plus qu'avec ses mots. Et dans le nôtre ?
Quand on aime, les mots sont trop petits pour contenir notre âme trop grande.
De tous les mots, les plus douloureux sont ceux que l'on s'est infligés soi-même.
La musique devrait être les mots de l'âme.
L'éternité, c'est ce qu'il y a de plus fragile, c'est du papier. Qu'est-ce qui reste de tout le passé ? Non pas les idées, parce qu'elles s'envolent, mais des mots écrits.
La poésie, ce sont des mots avec de la musique à l'intérieur mais qui en sortent.
Les jeux de mots sont la forme la plus élevée de la littérature.
Nous ne pouvons ajouter au langage impunément le mot qui dépasse les mots, le mot Dieu ; dès l'instant où nous le faisons, ce mot se dépassant lui-même détruit vertigineusement ses limites.
Y a des silences qui disent beaucoupPlus que tous les mots qu'on avoueEt toutes ces questions qui ne tiennent pas debout.
Le malentendu en littérature est à la base de la plupart des réputations. Il faut être un peu fou pour écrire. Comment expliquer autrement qu'un homme veuille se faire un nom avec les mots de tout le monde ?
Le langage est une peau : je frotte mon langage contre l'autre. C'est comme si j'avais des mots en guise de doigts, ou des doigts au bout des mots.
Possède ton sujet, et les mots suivront.
Entre deux mots, il faut choisir le pire.
Les mots sont comme des verres qui obscurcissent tout ce qu'ils n'aident pas à mieux voir.
Les mots sont des symboles qui postulent une mémoire partagée.
Les mots bonne journée sont des mots qu'on a usés, qui n'ont plus de sens, plus de goût, comme les escalopes de dinde industrielle du supermarché.... Si vous avez envie que je passe une bonne journée, ne dîtes rien. Souriez-moi.
Tant que les mots restent en toi, ils sont à toi, sitôt prononcés, ils sont à tout le monde.
La pensée n'est rien d'intérieur, elle n'existe pas hors du monde et hors des mots.
Les mots peuvent ressembler aux rayons X ; si l'on s'en sert convenablement, ils transpercent n'importe quoi.
La douleur, ça ne s'exprime pas toujours avec des mots nobles. Ça peut sortir par de petites plaisanteries tristes, petites vieilles grimaçant aux fenêtres mortes de mes yeux.
Les mots... des tourbillons, voilà ce qu'ils sont, à travers eux, on atteint le vide.
Pourquoi les mots, cette précision brutale qui maltraite nos complications ?
Mes mots feront fortune : moi pas !
Eviter par dessous tout la platitude, les combinaisons de mots que l'on a déjà vues des milliers de fois.
Converser pendant le sexe, c'est comme parler à un étranger ; les mots sont souvent répétés, les verbes abandonnés au profit d'une charade de gestes, et une feinte compréhension s'exprime dans un sourire.
Les mots ne bâtissent pas de murs.
D'une pensée géniale on peut supprimer tous les mots.
Un écrivain peut finir par devenir un simple jongleur de mots plus ou moins adroit. Il peut en arriver à oublier l'essentiel : cette source qui coule au fond de nous et qui est le véritable lieu de rencontre des êtres.
Si ce sont les choses qui, dans la société capitaliste à son stade avancé, symbolisent l'argent, qu'en conclure ? Que les mots qui représentent les choses ne représentent plus que de l'argent ? Impeccable syllogisme. Que la société médiatique a accompli.
Les mots ça fait vivre quand on n'a personne.
Les mots dissimulent plus qu'ils ne dévoilent.
C'est curieux: tes mots sont devenus des promesses. Et je crois qu'on promet parce qu'on ignore si on tiendra parole.
On ne fait pas de guerres pour des territoires mais pour des mots.
Ce qui n'a jamais été articulé en mots finit par devenir trop nébuleux pour s'inscrire dans la mémoire.
C'est une langue belle à qui sait la défendre,Elle offre des trésors de richesse infinie,Les mots qui nous manquaient pour pouvoir nous comprendre,Et la force qu'il faut pour vivre en harmonie.
Ce ne sont ni les hommes, ni les passions, encore moins les idées qui mènent le monde. Mais les mots, rien que les mots.
Est-ce que les pleurs ne sont pas les derniers mots de l'amour ?