J'agite mes mots dans mes paragraphes comme un pinceau dans un godet.
Un réécrivain est une machine qui reformule une phrase ou un paragraphe en modifiant la séquence de mots, en utilisant d'autres mots pertinents ou en ajoutant un contexte supplémentaire.
Les mots sont dociles à qui les aime.
Ces deux mots fatals : le mien et le tien.
Gai et savoir. Deux mots qui me font plaisir.
Il fallait de nos mots inventer des « je t'aime »Juste nous murmurer, nous frôler, nous caresser On a bien essayé de choisir nos poèmes Et l'amour de nous deux a tout réinventé.
L'exclamation "c'est beau !" et son effet. C'est de tous les mots le plus indéterminé et le mieux entendu.
Etymologie : le casier judiciaire des mots.
Le destin des abstractions est de s'accrocher à vous un instant puis de disparaitre. Seuls les mots qui sont des images demeurent. Le reste est un brin de paille.
Tout l'espace languit de fièvres.Du fond des coeurs mystérieuxS'en viennent mourir sur les lèvresDes mots qui font fermer les yeux.
Le langage poétique est fait pour communiquer des états ; les mots y sont des vases ou des clefs.
Lorsque j'étais en cours, je ne levais jamais la main: Aujourd'hui c'est impressionnant la façon dont j'aime les mots. Comme un trait d'union c'est à ces mots que je me suis rattaché.
Paraphraser, c'est réécrire ou reformuler ce que vous avez lu ou appris dans vos propres mots sans en dénaturer le sens.
Une fois que vous pouvez vous exprimer, vous pouvez dire au monde ce que vous voulez. Tous les changements dans le monde, pour le bien ou pour le mal, ont d'abord été provoqués par des mots.
Les mauvais mots commencent par sonner faux, jusqu'à ce qu'ils émettent des ultrasons stridents.
Ils sont sales, mes mots, D'avoir traîné dans des milliers de bouches.
Les mots, arriver à les foutre sur le papier. Y'a des fois en pleine trajectoire, à fond la caisse dans la phrase, t'éclates, tu déjantes, et cette foutue phrase cahote dans l'herbage pour finir comme une conne loin du rivage.
Les mots sont magiques en ce sens qu'ils influent sur les cerveaux de ceux qui les utilisent.
Le français, dans les mots, brave l'honnêteté.
Bout de la langue - Sert à mettre les mots que l'on ne trouve pas.
Les mots ne viennent au monde que si l'on a absolument besoin d'eux.
Les mots sont sacrés et sans innocence. Ils appellent le destin de ceux ou celles qui les tracent.
Il y a un proverbe méridional: les mots fins ne contiennent pas de panais.
Mais écrire n'est pas avoir, ce n'est pas être,Car le tressaillement de la joie n'y estQu'une ombre, serait-elle la plus claire,Dans des mots qui encore se souviennent.
Mais les gémissements des mères et, plus encore, la houle silencieuse de la poitrine des pères ont une bien autre puissance que les mots ou les couleurs, tellement la peine de l'homme appartient au monde invisible.
Dire beaucoup en peu de mots signifie donner à reconnaître en peu de mots l'abondance de réflexion.
"Toutes les idées se mêlent par les bords ; les mots, non."
Mes mots déséquilibrés sont le luxe de mon silence. J'écris par pirouettes acrobatiques et aériennes - j'écris à cause de mon profond vouloir parler. Quoique écrire ne me donne que la grande mesure du silence.
Beaucoup de mots vrais ont été prononcés en plaisantant.
Laissez-moi vous explorer, vous effeuiller jusqu'à l'insupportable, jusqu'à ne plus accepter d'être des mots écrits sur des coins de nappes en papier, des pensées notées sur un carnet.
La reformulation donne l'idée générale d'un auteur en utilisant ses propres mots.
Burke s'était imbu de tous les préjugés des Romains à l'égard du commerce. Pour lui les mots de ''marchand'' et de ''voleur'' étaient presque synonymes ; et jamais il ne put séparer l'idée du commerce de celles d'exclusion, de monopole et d'avarice.
On appelle mots les idées dont on ne veut pas.
Il existe en tous cas dans les anniversaires,Une part de magie qui fait surgir d'ailleurs,Les visages ou les mots de ceux qui nous sont chers,Des êtres qui nous manquent et dorment dans nos coeurs.
Il s'agissait en effet de savoir si les métaphores, et les jeux de mots, et les énigmes, qui ont pourtant bien l'air d'avoir été imaginés par les poètes par divertissement, ne portent pas à spéculer sur les choses de manière nouvelle et surprenante...
Les mots sont les maîtres de la pensée.
Comment il se fait que ce n'est qu'en cherchant les mots qu'on trouve les pensées.
Les autres font ce qu'ils veulent de tes mots, tandis que tes silences les affolent. Tiens ta langue et ils se mettront en huit pour essayer de piger ce que tu ne dis pas.
Il y a des choses pour lesquelles trois mots sont trois de trop, et trois mille mots autant de mots de moins.
La littérature est une blessure par où jaillit l'indispensable divorce entre les mots et les choses. Par cette plaie, nous pouvons perdre tout notre sang.
Un livre, c'est un navire dont il faut libérer les amarres. Un livre, c'est un trésor qu'il faut extirper d'un coffre verrouillé. Un livre, c'est une baguette magique dont tu es le maître si tu en saisis les mots.
On vit près d'un enfant. On s'approche d'un mystère. Ses jolis mots nous touchent et nous amusent. Parfois, ils reposent sur une apparente maladresse de langage. Mais on sait bien. En fait, ils sont la marque d'une supériorité. Avec les mots que nous lui apprenons, il dit ailleurs et davantage.
L'inconvénient de la vérité, c'est qu'elle ne fait jamais le détail. Un morceau de vérité est un mensonge. Or, pour en revenir au langage, les mots ne sont jamais que les morceaux de vérité. Chacun est l'éclat trompeur d'un miroir brisé que jamais personne ne recollera.
Je suis pas un gars de la syntaxe. Je suis de la syncope. Du bouleversement ultime. Je me fous du verbe et de son complément. Faut pas faire le malin avec les mots. Faut les aimer. Ça file du bonheur, les mots.
Les mots jamais ne vont parfaitement ? Ils sont approximatifs, glissants, suspects, déchus ? Eh bien, multiplions-les !
Nous plongions nos mains dans le langage,Elles y prirent des mots dont nous ne sûmesQue faire, n'étant rien que nos désirs.Cette eau, notre espérance.D'autres sauront chercher à plus profondUn nouveau ciel, une nouvelle terre.
Assez d'actes, des mots !
Qu'il existe des centaines de langues, donc des centaines de mots pour appeler un chêne n'empêche pas qu'un chêne soit partout un chêne.
Pensées sans mots... Est-ce possible ?
La mémoire ne stocke que les mots, les airs et les images, pas leur lien avec le présent