Besoin d'entendre,Que je n'ai jamais entendu,Contre mon oreille,Tes mots crus.
Les mots, et la manière dont nous nous en servons, peuvent fournir des lumières sur les principes de nos idées.
Si je ne disposais que de deux mots pour te dire, je prendrais ces deux-là : "Déchirée et radieuse". Si je ne disposais plus que d'un seul, je garderais celui-là qui contient les deux autres : "aimante".
Les mots "steak" et "soja" associés ensemble, c'est comme si on me disait :"l'Everest en trikini".
On ne doit plus craindre les mots lorsqu'on a consenti aux choses.
Les insultes ne sont que des mots, les crachats ne sont que de l'eau.
La gaieté se contente des premiers mots venus, mais à la tendresse il faut du style. Il y a des paroles sérieuses qui sonnent faux, de gaies aussi, mais on s'en aperçoit moins.
Depuis des mois, je retarde le moment de fixer par écrit notre dernière nuit. De retourner dans la réalité physique de ce moment de grâce - je pèse mes mots - dont je ne conserve que l'élan, la densité, le mystère.
Journaliste. Ecrivain qui tente de trouver sa voie dans la vérité, et qui la disperse dans une tempête de mots.
D'ailleurs, chacune de ses paroles était de vanité, et il me parut avoir, comme la plupart de ces hommes, un cerveau d'enfant dominé par des mots de spécialiste.
A vingt ans, on ne sait pas écouter entre les mots.
C'est par des actes que les hommes naissent et meurent, non par des mots.
Je les ai reçus en plein coeur,Vos petits mots semés de fleurs,Que je gardais comme un trésor,Aujourd'hui je les goûte encore.
L'inconvénient des mots, c'est d'avoir plus de contour que les idées.
Quand vous parvenez à exprimer quelque chose avec un regard et de la musique au lieu de le dire avec des mots ou de faire parler le personnage, je pense que c'est un travail plus complet.
Comme on fait son âme on se couche dans les mots.
Les mots qui ont la langue trop longue, on les raccourcit.
Les mots, ça fait du bruit ; on écoute les mots ; on écoute ceux qui les disent ; pas les autres, ceux qui n'osent pas faire tant de bruit.
De plus en plus de gens jouent avec les mots, et de moins en moins avec les idées.
- Dans le mot VOLCAN, y a CAN, ça veut dire qu'on ne sait jamais CAN ça VOL.- CAN ça VOL !- Quand ça va voler.- Ah...- C'est bien foutu les mots.
Le mot Canada serait né des mots espagnols aca et nada qui signifient rien ici.
Et si les baisers dans ces mots pouvaient aussi voyager, Madame, vous liriez cette lettre avec vos lèvres.
Je ne veux pas me souvenir. Je veux les bons mots quand je peux les entendre.
Les mots étrangers, sans permis de séjour, on les reconduit à la frontière linguistique. Les clandestins qui demeurent sont férocement exploités.
Les mots qu'on dit comptent si peu, quand le corps entier et l'âme les contredisent.
On ne résout jamais un problème en jouant sur les mots.
Un jour, à force de caresser les mots, ils m'entraîneraient avec eux sous la surface, et il n'y aurait plus personne au-dessus du livre ouvert.
Le plus grand plaisir que je retire de l'écriture ne tient pas au sujet mais à la musique interne des mots.
Oui, les mots, ma patrie, les mots, ça console et ça venge ; mais ils ne me rendront pas ma mère.
J'ai eu des moments de mes actions et mes mots ne reflétant pas qui je suis, si cela définit un punk, alors oui, absolument.
Tiens, les mots. Important, les mots. Important mais peut aussi se révéler monnaie de singe.
Quatre siècles avant Jesus-Christ, Thucydide vous explique que la nature humaine est constamment l'ennemie de ce qui la dépasse. Que les mots de son temps perdent peu à peu leur sens. Qu'en un clin d'oeil on peut retourner une opinion, dénaturer un fait. Comme si rien n'avait changé entre son époque et la mienne.
Si l'on devait nommer les pays d'après les mots qu'on y entend d'abord, l'Angleterre s'appellerait "damn it".
Les gars avec qui j'ai grandi, mes héros cinématographiques, ont toujours été des hommes de peu de mots, mais d'action. Clint Eastwood, Eli Wallach.
L'histoire n'est pas dans les mots, elle est dans la lutte.
Les mots qu'on connaît bien prennent dans ce pays un sens cauchemardesque. La liberté, la démocratie, le patriotisme, le gouvernement - tous ont un parfum de folie et de meurtre.
Un écrivain n'a pas plus de légitimité que quiconque à analyser à chaud les drames qui laissent la société sidérée. Il peut en revanche s'intéresser au sens des mots qui prétendent dire les événements.
La télévision utilise toute la force de l'évidence, et elle est capable de présenter immédiatement à la conscience ce que les mots échouent à représenter : le tremblement, un peu trouble, du réel.
Les mots sont la menue monnaie de la pensée. Il y a des bavards qui nous payent en pièces de dix sous. D'autres, au contraire, ne donnent que des louis d'or.
Quand je ne parle pas, je ne pense pas... Nous sommes tous ainsi dans mon pays... obligés de lancer les mots devant nous, en rabatteurs, pour faire lever les idées.
On doit apprendre à écouter, et non seulement ses mots, mais son corps, sa vitesse, sa force, sa faiblesse et ses silences qui déséquilibrent ; on doit perdre un peu de soi pour se retrouver dans l'autre.
Avant donc que d'écrire apprenez à penser,Selon que notre idée est plus ou moins obscure,L'expression la suit, ou moins nette ou plus pure.Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement,Et les mots pour le dire arrivent aisément.
Il est plus aisé de ne point dire un mot que de dire plus de mots qu'il ne convient.
On perd son temps à cultiver les mots.
Devenus protocole et politesses rituelles, les mots d'amour glissaient sur la toile cirée de l'habitude.
Les mots se nourrissent du temps qu'on passe à les lire.
L'histoire est semée de mots dont on dit qu'ils ont fait fortune !
En fait, il était conteur. Il écrivait avec sa voix. Le son des mots. Il était sculpteur de phrases.
L'écrivain est à l'écoute des mots qui tracent son avenir.
La vie est une farce, je l'ai compris à 19 ans, pendant la guerre. Lorsque mes copains tombent à côté de moi, je me demande 'Pourquoi pas moi?' La chance, la santé, le travail et une dérision profonde deviennent mes maîtres mots.