Qu'ils sont beaux les mots auréolés par le souvenir de leur long usage.
Pour surmonter les interdictions, on a dû inventer des mots « masques », cacher les faits derrière des euphémismes.
Une maladie, un deuil, on en parle... mais un chagrin d'amour scelle les mots au bord des lèvres comme si une incompréhensible pudeur devait les retenir nous empêchant de les communiquer aux autres.
Ce qui est bien avec les films, c'est que c'est toujours plus vaste que les mots.
Je crois que l'amour est quelque chose qui au fond ne se laisse pas traduire en mots.
Si remplis de sanguin passé, les mots que j'écris ne me rendront pas ma mère morte.
Celui qui a reçu le terrible pouvoir de brûler avec des mots n'a pas le droit d'en user avec légèreté .
Pourquoi vous faire grands avec des mots ? Philosophes au cerveau de crécelle.
Les mots sont pareils aux feuilles : quand ils abondent, l'esprit a peu de fruits à cueillir à la ronde.
Si tu deviens homme d'Etat, n'oublie pas que le grand secret de la politique est dans ces deux mots : savoir attendre. Si tu es ministre, souviens-toi qu'on se tire de tout avec ces deux mots : savoir agir.
C'est au rythme de mon cÏur que battent mes mots.
Les idées, ça va et ça vient, sans aucune importance. Ce sont les mots qui sont difficiles...
La musique prend la place des mots lorsque les gens ne savent pas quoi dire, et je pense que la musique peut être plus éloquente que les mots.
Les racines des mots sont-elles carrées ?
La bouche manque davantage de mots, mais il en reste dans le ventre.
Lorsque vous écrivez une chanson, la plupart des mots que vous utilisez sont en noir et blanc, puis vous en utilisez de temps en temps un en couleur. Ces mots en couleur font partie de nous-mêmes, car nous leur donnons un sens. Si vous le souhaitez, nous leur donnons une troisième dimension.
Les mots ?... C'est un maquis dans lequel on aime bien se mettre à l'abri.
L'emballage d'un écrivain qui a réussi, c'est sa légende, les anecdotes qu'on raconte à son sujet, les mots d'esprit qu'on lui attribue... même sans jamais l'avoir lu.
Et parfois ce n'étaient même pas des mots, Rien que le son dont des mots veulent naître, Le son d'autant d'ombre que de lumière, Ni déjà la musique ni plus le bruit.
Quand un homme parle beaucoup, il y a bien des mots qui ne servent à rien...
Dites à une femme deux ou trois mots qu'elle ne comprenne pas, d'aspect profond. Ils la déroutent, l'inquiètent, la rendent anxieuse, la forcent à réfléchir et vous la ramènent consciente de son infériorité, sans défense. Car le reste est un jeu d'enfant.
Il aime peu celui qui peut dire et compter avec des mots, combien il aime.
Les mots "steak" et "soja" associés ensemble, c'est comme si on me disait :"l'Everest en trikini".
Les mots n'ont pas toujours besoin d'une destination,On les laisse s'arrêter aux frontières des sensations,Errant sans tête dans l'espace du trouble,Et c'est bien le privilège des artistes : vivre dans la confusion.
Pas la peine de faire leur procès aux mots. Ils ne sont pas plus creux que ce qu'ils charrient.
Mais il vient des mots étouffants;On laissera les chers enfants,Livrés à de vagues désastres.
Toute écriture est fictive, même et peut-être surtout lorsqu'on s'efforce de raconter une vie. Il y a entre les mots et la réalité un décalage sans lequel écrire ne serait pas possible.
Chacun lutte comme il peut contre l'angoisse de la mort et la solitude ; tracer des mots pour les écarter ne constitue pas l'un des plus mauvais moyens inventés par l'Homme.
C'est au-delà des mots que se font les vraies adhésions.
La nostalgie est ma plaie ouverte et je ne peux m'empêcher d'y fourrer ma plume. L'absence me culpabilise, le blues me mine, la solitude lèche mes joues de sa longue langue glacée qui me fait don de ses mots.
Ecrire pour le théâtre, c'est écrire pour l'autre : le metteur en scène et l'acteur car ce sont eux qui, avant le public, transforment en représentations scéniques les mots couchés sur le papier.
Il n'est pas de plus grand plaisir que d'écrire, quand on a le bon destinataire : la vie, en fin de compte, n'existe que d'être solidifiée par les mots, transformée en récit plein de dérision.
J'aime aller derrière les mots parce qu'il y a autre chose encore. Je ne vais pas à l'évidence. J'aime bien fouiller derrière les mots pour voir.
Protéger son coeur et sa dignité est plus important que d'analyser les émotions d'une personne qui se cache derrière un texto de trois mots. J'ai appris cette leçon à force d'essayer de comprendre des gens qui ne méritaient pas mon attention.
La réalité ne peut être saisie au moyen de mots, d'enseignements, de débats ou de spéculations intellectuelles. Pour l'atteindre, il faut transcender toute question et toute réponse. Voilà comment on fait l'expérience directe de la réalité.
Le paradoxe de la haine c'est d'être comme l'amour : une limite extrême des sentiments humains à partir de laquelle il n'y a plus de mots pour en décrire la force.
Il y a des mots incapables d'être définis.
En disent plus long sur une époque les mots dont on n'use pas que ceux dont on abuse.
Les mots sont dans l'air, j'ai un grand filet et je les attrape.
On a souvent parlé de la couleur et de la saveur des mots. Mais on n'a jamais rien dit de leur tension, de l'état de tension de l'esprit qui les profère, dont ils sont l'indice et l'index, de leur chargement.
Beaucoup de jeunes séducteurs savent les mots qu'il faut dire aux femmes, mais ils ne savent pas reconnaître les femmes à qui il faut les dire.
La gaieté se contente des premiers mots venus, mais à la tendresse il faut du style. Il y a des paroles sérieuses qui sonnent faux, de gaies aussi, mais on s'en aperçoit moins.
On ne doit plus craindre les mots lorsqu'on a consenti aux choses.
On n'a pas le droit de garder pour soi un mot drôle. Il y a des mots mortels. Tant pis ! Les mots qui sont mortels font vivre du moins ceux qui les font.
De plus en plus de gens jouent avec les mots, et de moins en moins avec les idées.
Je les ai reçus en plein coeur,Vos petits mots semés de fleurs,Que je gardais comme un trésor,Aujourd'hui je les goûte encore.
Défiez-vous des gens qui disent qu'il faut renouveler la langue ; c'est qu'ils cherchent à produire avec des mots, des effets qu'ils ne savent pas produire avec des idées.
L'abus de mots a été le grand instrument de la sophistique et de la chicanerie, du parti, de la faction et de la division de la société.
Journaliste. Ecrivain qui tente de trouver sa voie dans la vérité, et qui la disperse dans une tempête de mots.
Si je ne disposais que de deux mots pour te dire, je prendrais ces deux-là : "Déchirée et radieuse". Si je ne disposais plus que d'un seul, je garderais celui-là qui contient les deux autres : "aimante".