Défiez-vous des gens qui disent qu'il faut renouveler la langue ; c'est qu'ils cherchent à produire avec des mots, des effets qu'ils ne savent pas produire avec des idées.
C'est sur les vitres qu'on grave les mots ineffaçables.
Les mots sont pareils aux feuilles : quand ils abondent, l'esprit a peu de fruits à cueillir à la ronde.
Tant que les mots restent en toi, ils sont à toi, sitôt prononcés, ils sont à tout le monde.
Les mots sont comme des verres qui obscurcissent tout ce qu'ils n'aident pas à mieux voir.
Les mots ça fait vivre quand on n'a personne.
Mes mots feront fortune : moi pas !
Il y a des mots incapables d'être définis.
Les mots ne bâtissent pas de murs.
D'une pensée géniale on peut supprimer tous les mots.
La douleur, ça ne s'exprime pas toujours avec des mots nobles. Ça peut sortir par de petites plaisanteries tristes, petites vieilles grimaçant aux fenêtres mortes de mes yeux.
Possède ton sujet, et les mots suivront.
Ce ne sont ni les hommes, ni les passions, encore moins les idées qui mènent le monde. Mais les mots, rien que les mots.
Lorsque vous écrivez une chanson, la plupart des mots que vous utilisez sont en noir et blanc, puis vous en utilisez de temps en temps un en couleur. Ces mots en couleur font partie de nous-mêmes, car nous leur donnons un sens. Si vous le souhaitez, nous leur donnons une troisième dimension.
Ce qui n'a jamais été articulé en mots finit par devenir trop nébuleux pour s'inscrire dans la mémoire.
C'est une langue belle à qui sait la défendre,Elle offre des trésors de richesse infinie,Les mots qui nous manquaient pour pouvoir nous comprendre,Et la force qu'il faut pour vivre en harmonie.
Celui qui a reçu le terrible pouvoir de brûler avec des mots n'a pas le droit d'en user avec légèreté .
La réalité ne peut être saisie au moyen de mots, d'enseignements, de débats ou de spéculations intellectuelles. Pour l'atteindre, il faut transcender toute question et toute réponse. Voilà comment on fait l'expérience directe de la réalité.
Je voulais te dire des mots solaires, te baigner de parfums doux comme des songes.
L'abus de mots a été le grand instrument de la sophistique et de la chicanerie, du parti, de la faction et de la division de la société.
C'est au rythme de mon cÏur que battent mes mots.
Pourquoi vous faire grands avec des mots ? Philosophes au cerveau de crécelle.
En disent plus long sur une époque les mots dont on n'use pas que ceux dont on abuse.
Ce qui est bien avec les films, c'est que c'est toujours plus vaste que les mots.
Pour surmonter les interdictions, on a dû inventer des mots « masques », cacher les faits derrière des euphémismes.
Les idées, ça va et ça vient, sans aucune importance. Ce sont les mots qui sont difficiles...
Les mots... des tourbillons, voilà ce qu'ils sont, à travers eux, on atteint le vide.
Beaucoup de jeunes séducteurs savent les mots qu'il faut dire aux femmes, mais ils ne savent pas reconnaître les femmes à qui il faut les dire.
Est-ce que les pleurs ne sont pas les derniers mots de l'amour ?
Quand un homme parle beaucoup, il y a bien des mots qui ne servent à rien...
Si remplis de sanguin passé, les mots que j'écris ne me rendront pas ma mère morte.
Pas la peine de faire leur procès aux mots. Ils ne sont pas plus creux que ce qu'ils charrient.
Toute écriture est fictive, même et peut-être surtout lorsqu'on s'efforce de raconter une vie. Il y a entre les mots et la réalité un décalage sans lequel écrire ne serait pas possible.
Protéger son coeur et sa dignité est plus important que d'analyser les émotions d'une personne qui se cache derrière un texto de trois mots. J'ai appris cette leçon à force d'essayer de comprendre des gens qui ne méritaient pas mon attention.
Les mots ?... C'est un maquis dans lequel on aime bien se mettre à l'abri.
On ne fait pas de guerres pour des territoires mais pour des mots.
Chacun lutte comme il peut contre l'angoisse de la mort et la solitude ; tracer des mots pour les écarter ne constitue pas l'un des plus mauvais moyens inventés par l'Homme.
J'aime aller derrière les mots parce qu'il y a autre chose encore. Je ne vais pas à l'évidence. J'aime bien fouiller derrière les mots pour voir.
C'est curieux: tes mots sont devenus des promesses. Et je crois qu'on promet parce qu'on ignore si on tiendra parole.
La nostalgie est ma plaie ouverte et je ne peux m'empêcher d'y fourrer ma plume. L'absence me culpabilise, le blues me mine, la solitude lèche mes joues de sa longue langue glacée qui me fait don de ses mots.
Les mots peuvent causer de la confusion et créer des enchevêtrements ; mais l'absence de mots engendre une obscurité totale.
Nous sommes des mots dans une phrase commencée par nos pères qui sera terminée par nos fils.
Il n'est pas de plus grand plaisir que d'écrire, quand on a le bon destinataire : la vie, en fin de compte, n'existe que d'être solidifiée par les mots, transformée en récit plein de dérision.
Les mots dissimulent plus qu'ils ne dévoilent.
Les mots sont dans l'air, j'ai un grand filet et je les attrape.
On n'a pas le droit de garder pour soi un mot drôle. Il y a des mots mortels. Tant pis ! Les mots qui sont mortels font vivre du moins ceux qui les font.
Le paradoxe de la haine c'est d'être comme l'amour : une limite extrême des sentiments humains à partir de laquelle il n'y a plus de mots pour en décrire la force.
Sans le mot qui seul compte dans l'expression d'une pensée, la pensée en question n'est qu'un pur fantôme en attente de corps. Là où les mots manquent pour le dire, manque aussi la pensée.
C'est au-delà des mots que se font les vraies adhésions.
L'emballage d'un écrivain qui a réussi, c'est sa légende, les anecdotes qu'on raconte à son sujet, les mots d'esprit qu'on lui attribue... même sans jamais l'avoir lu.