Possède ton sujet, et les mots suivront.
La conscience des mots amène à la conscience de soi : à se connaître, à se reconnaître.
Je ne veux pas me souvenir. Je veux les bons mots quand je peux les entendre.
Les mots boivent notre pensée avant que nous ayons eu le temps de la reconnaître.
Mon tendre amourTon prénom résonne dans ma têteComme une douce mélodie,Tes sourires raviventMes jours de pluie.Tes yeux, j'en rêvejour et nuit,Tes mots me fontoublier mes soucis.Je rêve d'être dans tes brasAvec envie,Auprès de toiJ'aimerai passer ma vie.
Il y a des mots salés, sucrés, aigres, amers. Il en est des durs et de doux, de crus et de cuits. Les mots se mâchent, s'avalent, se crachent, se digèrent. Pourtant les mots ne nourrissent pas leur homme.
Il y a cet homme que je n'ai pas connuIl y a cet amour que je n'ai pas reçuIl y a cette vie que je n'ai pas vécueIl y a ces mots d'amour qui m'ont déçus.
On reproche aux gens de parler d'eux-mêmes. C'est pourtant le sujet qu'ils traitent le mieux.
Les mots jamais ne vont parfaitement ? Ils sont approximatifs, glissants, suspects, déchus ? Eh bien, multiplions-les !
J'ai lu le Journal d'Anne Frank. Et bien je suis déçu, il n'y a pas de mots croisés.
Ecrire un roman, c'est raconter une histoire. Ce sont les gens que vous faites vivre qui donnent le ton du roman, la couleur des mots qui sortent de la plume.
Que quiconque possède le pouvoir ait tendance à en abuser est une vérité éternelle. Ils ont tendance à aller aussi loin que les barrières le permettront.
Quand on se retrouve à côté des pestiférés, une fracture nette sépare votre monde de celui des épargnés. On ne veut ni charité, ni empathie. De chaque côté des frontières, les mots n'ont plus le même sens.
Quand je parle de moi, je suis à la fois le sujet le verbe. Je n'ai pas besoin de complément.
Les mots finissent toujours par construire le contraire d'eux-mêmes.
Je veux bien croire que nous avons tous un ange gardien, si vous m'accordez que chacun de nous possède aussi son démon familier.
On oublie les mots comme on oublie les noms. Le vocabulaire a besoin d'être constamment fertilisé ou il mourra.
Aux heures creuses de la journée, au retour du bureau, et souvent dans la solitude des dimanches soir, un détail me revient. De toute mon attention, j'essaye d'en rassembler d'autres et de les noter à la fin du cahier de [...] ► Lire la suite
Un écrivain peut finir par devenir un simple jongleur de mots plus ou moins adroit. Il peut en arriver à oublier l'essentiel : cette source qui coule au fond de nous et qui est le véritable lieu de rencontre des êtres.
Les mots sont comme une voûte sur la pensée souterraine.
Mettre des mots sur ce qu'on éprouve, aussi bien dans la tendresse que dans la haine, c'est cela qui est humain.
L'âme humaine renferme la capacité de transformer les choses et les êtres, d'agir à distance, tout lui obéit dès lors qu'elle possède l'énergie nécessaire.
Le combat entre la légende dorée du mariage et l'épouvantail grotesque de la vieille fille n'en finit pas de se répéter. De la menace à l'injure, quels que soient les traits retenus et le niveau du discours, force est de [...] ► Lire la suite
Tu ne revivras pas, mais il y a ce chemin des mots qui mène un peu plus près de ton sourire ; le souvenir ne te rend pas, mais tu sourds quelquefois de cette folie douce de t'écrire, avec au bout le son-vertige de ta voix.
Adieu poète ! Il faut que les mots enterrent les mots.
- Vous jugez cette assemblée avec beaucoup de sévérité. - Ce sont les mots que vous auriez employés. - Je pense par moi-même, si vous le permettez.
Son désir, c'est probablement tout ce que l'homme possède, au moins tout ce qui lui sert à oublier qu'il ne possède rien.
Avant donc que d'écrire apprenez à penser,Selon que notre idée est plus ou moins obscure,L'expression la suit, ou moins nette ou plus pure.Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement,Et les mots pour le dire arrivent aisément.
Les mots et les pets ont ceci de commun que ce sont des volumes d'air qui sortent des extrémités du tube digestif.
Tous les mots sont adultes. Seul l'espace où ils retentissent les reconduit vers la mort perpétuelle où ils semblent naître toujours.
Ceux qui réfléchissent à ce sujet pour la première fois se demanderont comment une telle cruauté envers les animaux a été permise pour se poursuivre à notre époque de civilisation.