Celui qui a une mémoire remarquable des mots a rarement une heureuse compréhension des choses.
J'ai écrit un roman qui tient en une seule phrase ! C'est la vie d'un moine racontée par lui-même : Il était une foi... la mienne.
Impossible est un mot que l'on ne trouve que dans le dictionnaire des imbéciles.
Je m'émerveille toujours des pouvoirs de la gifle et du coup de pied au cul. Ces moyens d'expression permettent à ceux qui manquent de vocabulaire d'aller jusqu'au bout de leur pensée, et leur tiennent souvent lieu de raisonnement.
Une vie sans amour, c'est comme une phrase sans ponctuation.
L'argent est la racine de tous les maux, et pourtant c'est une racine si utile qu'on ne peut pas plus s'en passer.
La consultation du dictionnaire reste une promenade délicieuse.
Le verbe aimer est difficile à conjuguer. Son passé n'est pas simple, son présent n'est qu'indicatif et son futur toujours conditionnel.
Au chagrin si profond la langue doit remuer en vain ; le langage de nos sens et de notre mémoire manque du vocabulaire d'une telle douleur.
Est-ce significatif ? Nous n'avons pas en français l'équivalent de to love, to like. Il nous faut avec le même verbe aimer notre femme et la tarte aux pommes, notre pays ou seulement le paysage, nos enfants ou les jeux de cartes.