Je n'essaie pas de jouer un rôle. Je me sens bien d'être moi-même et de dire ce que je pense.
Aujourd'hui, vous avez des énergies renouvelables, qui sont deux fois moins chères que le nucléaire et qui créent trois fois plus d'emplois
Les souvenirs, cette terrible vie qui n'est pas de la vie et qui fait mal.
Dans cette bataille qui s'engage, je vais vous dire qui est mon adversaire, mon véritable adversaire. Il n'a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu, et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c'est le monde de la finance.
La musique est infiniment plus grande et plus riche que ce que notre société veut qu'elle soit : elle n'est pas seulement belle, émouvante, envoûtante, réconfortante ou passionnée, même si, à l'occasion, elle peut être tout cela. La musique est une partie essentielle de la dimension physique de l'esprit humain.
Moi je n'étais rien / Et voilà qu'aujourd'hui / Je suis le gardien / Du sommeil de ses nuits / Je l'aime à mourir / Vous pouvez détruire / Tout ce qu'il vous plaira / Elle n'aura qu'à ouvrir / L'espace de ses bras / Pour tout reconstruire
Les coiffeurs sont l'élément le plus totalement inutile d'une nation, avec les militaires, les académiciens et les crottes sur le trottoir.
Les séries policières à la télévision s'arrêtent toujours au bon moment. Juste après que le malfaiteur a été arrêté et juste avant que le juge le remette en liberté.
Un ensemble de préjugés et d'idées bornées ; voilà la patrie.
On blâme la frisure quand on n'a plus de cheveux et on médit les pommes quand on n'a plus de dents.
Nos destinées et nos volontés jouent presque toujours à contretemps.
Certains êtres balancent entre le besoin de servir et le besoin de persécuter. Il leur faut haïr comme il leur faut aimer. Ce sont des coeurs à deux compartiments, des coeurs doubles.
Presque tous les humains, au fond, sont nos amis, pourvu qu'on leur laisse la chance, qu'on se remette entre leurs mains et qu'on leur laisse voir le moindre signe d'amitié.
Nous, les Américains du Nord, nous avons un présent et un avenir, les Européens, eux, ont un passé. C'est une force.
La vision que l'on a de soi est toujours approximative : même si l'on a plus ou moins apprivoisé son physique, même si l'on veut bien se reconnaître quelques défauts et quelques qualités.
Les héros ont aujourd'hui une durée de vie et un domaine d'action extrêment réduits.
Nous sommes des navires lourds de nous-mêmes, Débordants de choses fermées, nous regardons A la proue de notre périple toute une eau noire S'ouvrir presque et se refuser, à jamais sans rive.
Merci aux absents, qui nous lèguent une quête philosophique et le bonheur de remplir le vide de l'existence à notre fantaisie.
Chez nous, la gastronomie est vraiment une religion dans le grand et noble sens latin de ce mot reliogio, c'est-à-dire : un lien entre les hommes.
C'est le propre de jeune homme d'être amoureux et non pas d'un vieillard.
Je crois que Berlioz a trop aimé Shakespeare, Byron et Goethe ; lui-même l'a avoué sans en avoir conscience. Il appelle Goethe et Shakespeare les « explicateurs de vie ». Ce mot, quand on y réfléchit, est terrible. On assiste [...] ► Lire la suite
Ainsi dans le noir, dans le gris, avec parfois de brillantes, de brèves éclaircies, j'enfile les semaines, les mois, je tourne les pages du livre du temps et de l'oubli.
A quoi bon tant désirerMais sans pouvoir ? Avoir voulu parlerMais sans phrases pour dire ? Avoir regretMais seul, et sans qu'un autre ait pu comprendre ?
L'écologie ne dénonce ni la compréhension ni la maîtrise de la nature, mais simplement l'utilisation de la technologie et de l'industrie lorsque ces dernières sont au service exclusif d'une espèce humaine spoliatrice et vorace, indifférente aux maux qu'elle occasionne.
L'analyse m'a donné une grande liberté d'émotions et une confiance fantastique. Je sentais que j'avais servi mon temps comme une marionnette.
Une grande beauté, une grande force et une grande richesse ne sont vraiment et véritablement d'aucune grande utilité ; un coeur droit dépasse tout.
J'adore cette époque viking, mais c'est aussi un peuple fataliste et cela a dicté leur intrépidité au combat et leur approche de la vie.
Il faut plaire aux femmes d'abord puisque c'est la femme qui applaudit et le mari qui suit.
Je n'ai pas peur de rêver. Vous devez d'abord commencer par un rêve. Construisez vos châteaux en l'air et donnez-lui des fondations. Sans rêve, vous n'irez nulle part.
Elle est pas facile à dire, la vérité. Si j'enlève la broderie, il reste que la merde, et la merde, ça n'intéresse personne. Les gens, ce qu'ils veulent tous, c'est des belles histoires, avec des gens beaux. La merde des inconnus, tout le monde s'en fout.
C'est exactement là que je voulais en venir, qu'est ce que ça signifie l'amour, vous le savez ? Et vous ? Quelqu'un le sait ? Si on m'offrait cette carte monsieur, je la boufferais. Ce sont, ce sont ces cartes, les films et [...] ► Lire la suite
- J'peux te revendre une ou deux boites de Ritalin sur tu veux. - Non merci. J'évite les médocs. - T'as parfaitement raison. J'ai connu une fille qui a eu une sorte de crise de folie, elle avait avalé plein [...] ► Lire la suite
Culpabilité et chagrin reculent, d'un instinct naturel, devant la face du monde.
Ce qui est délectable, c'est d'être allongé dans un vaste fauteuil et de somnoler longuement... Mais pas tout de même jusqu'à la fatigue.
Chacun dit du bien de son coeur et personne n'en ose dire de son esprit.
On peut faire changer les coeurs les plus constants, Et celui d'une femme est toujours variable.
Le dégoût et les soucis naquirent de l'abondance.
C'est un phénomène classique que la déchéance des études s'accompagne de l'inflation des diplômes et des titres.
Je crois pouvoir dire d'un poste éminent et délicat qu'on y monte plus aisément qu'on ne s'y conserve.
La mer isole de tout et dispense des sensations qui n'ont rien à voir avec les tics nerveux citadins.
Il n'y a qu'un moyen légitime qui est le travail de se procurer de l'argent, et comme une foule de gens ne veulent pas l'employer, il en résulte une foule de malentendus.
En naissant, nous mourons, et la fin dépend de l'origine.
L'idée du combat échappe à ceux qui le font. Ils sont condamnés à se battre. Ils se cherchent, ombres et silhouettes ; ils ont besoin de l'autre, pour éteindre une haine, comme le feu a besoin d'eau.
Les femmes regardent dans votre poche et non dans votre coeur.
Au fil des jours ordinaires, les yeux perdent leur acuité et l'âme sa résonance.
Chacun poursuit en lui sa Route des Indes et l'homme est plus vaste que la terre, dont on fait le tour en quelques heures.
Et si la mort n'était qu'un mot ?
Les conversations ressemblent aux voyages qu'on fait sur l'eau : on s'écarte de la terre sans presque le sentir, et l'on s'aperçoit qu'on a quitté le bord et que quand on est déjà bien loin.
Il y a un bonheur extraordinaire à rendre d'autres heureux et ceci en dépit de nos propres épreuves.
L'arbitre est par définition arbitraire. il est le tyran abominable qui impose sa dictature sans opposition possible et le bourreau d'opéra qui exerce son pouvoir absolu avec des gestes grandiloquents.