Tout notre mal vient de ne pouvoir être seuls : de là le jeu, le luxe, la dissipation, le vin, les femmes, l'ignorance, la médisance, l'envie, l'oubli de soi-même et de Dieu.
Dieu n'a qu'une seule passion : aimer et vouloir être aimé. Il ne peut pas ne pas aimer, presque comme si c'était une faiblesse, alors que, bien sûr, c'est sa force.
Quand l'homme se reconnaît trop faible pour réaliser ses désirs et satisfaire son orgueil, il les reporte, enfant, sur ses parents, homme vaincu par la vie, sur ses enfants à son tour.
On ne peut comprendre l'homme en-dehors de la nature, et la nature est incompréhensible sans l'homme.
C'est le chant des galets qui enseigne la manière de bâtir un mur... Et quand un galet ne se trouve pas bien dans un mur, le mur ne se trouve pas bien debout.
Il semble que la psychanalyse soit la troisième de ces professions impossibles où l'on peut d'avance être sûr d'échouer, les deux autres, depuis bien plus longtemps connues, étant l'art d'éduquer les hommes et l'art de gouverner.
L'essence du drame est d'affirmer et de conclure.
Les nouveaux maîtres du monde sont riches et ne voient rien d'autre que leur richesse.
Dieu naît dans l'esprit des ignorants et meurt dans celui des savants.
Chaque langue est infiniment riche et propose une grille de l'univers qui lui est propre.
La mode selon laquelle nous pensons change comme la mode selon laquelle nous nous habillons et pour la plupart des gens, il est difficile, sinon impossible, de penser autrement que suivant la mode de leur époque.
Et quant à Serge, même s'il me restait un million d'années à vivre, je ne pourrais jamais plus aimer quelqu'un autant que je l'aime lui.
On ne peut échapper au malheur et à la solitude qu'en sachant qu'il y a un homme plus malheureux et plus seul que soi.
Qui inventera jamais la lecture qu'on ne lit pas ! La lecture qui s'imprime directement dans le cerveau, et surgit au moment bien choisi, quand on discute à table.
Il n'y a pas de mystères, seulement des questions sans réponse, et le souvenir de ceux qui traversent notre vie et y restent le temps qu'en décide le destin. Nous ne pouvons rien changer aux règles de l'existence, seulement nous y soumettre de bonne grâce.
J'avais toujours pensé sottement que la dépression nerveuse était un terme inventé pour exprimer une espèce de faiblesse psychologique, un manque d'énergie. Maintenant, je suis persuadé du contraire, et je l'explique dans mon livre en montrant que c'est le corps qui commande et qu'il n'y a aucune énergie à opposer aux décisions du corps dépressif.
Face aux montagnes,Qui surplombent nos saisons passagères,Nous sommes ces nuages,Entre gouffres et sommet.
Y'a quelqu'un d'autre dans ta glace,Entre les potions et les crèmes,Tous les petits pots qui s'entassent,Tu vois le temps est passé quand même.
Je ne me prend pas pour Jésus, sinon je ferais des miracles. Et il y en aurait à faire.
A quoi bon tant désirerMais sans pouvoir ? Avoir voulu parlerMais sans phrases pour dire ? Avoir regretMais seul, et sans qu'un autre ait pu comprendre ?
C'est bien notre système économique actuel qui anesthésie les citoyens et les maintient dans la servitude en échange de quelques plaisirs débilitants et d'une tranquillité minimale : un toit, un bout de salaire, des allocations et des policiers pour les protéger.
Deux passions ont une influence puissante sur les affaires des hommes : l'amour du pouvoir et l'amour de l'argent.
Je crois en Dieu, en famille et en McDonald. Et au bureau, cet ordre est inversé.
Mon métier est de faire mes livres, et de combattre quand la liberté des miens est menacée.
Aujourd'hui, les soignants éprouvent un sentiment profond d'absence de considération et de perte de sens de leurs métiers. Une crise de reconnaissance s'ajoute à la crise d'efficacité, de moyens et de souveraineté, comme nous l'avons vu pendant la Covid.
Le succès est une question de dévouement. Vous n'êtes peut-être pas là où vous voulez être ou ne faites pas ce que vous voulez faire lorsque. Mais vous devez être prêt à avoir une vision et une prévoyance qui vous mèneront à une fin incroyable.
La soif et le mal d'amour sont sans vergogne.
Des gens se mêlent de nos vies pour nous empêcher au travail, pour nous empêcher à l'amour, pour nous empêcher au bonheur et même à nos droits.
Tout au long de son internat ma mère répétait souvent il faut un an pour apprendre à tenir un bistouri et toute une vie pour apprendre à le lâcher, et elle avait raison.
Il dit qu'il s'appelle Barnabas Collins et il m'a traité de pute je crois.
- L'année du Paon commence maintenant ! - Là ? Tout de suite ? C'est à dire que, on est en milieu d'année du coup ça vous ferait qu'une demi-année du Pan Sir. - [Shen le regarde méchamment et lui montre sa lame] - Nous voila donc entrés dans l'année du Paon ! Bonne année, tous mes voeux sir !
Celui là il était sévère Shrek, encore deux comme ça et il va falloir changer l'air.
Il en est de la vieillesse comme d'un reste de vin oublié au fond de la bouteille : l'un et l'autre tourne facilement à l'aigre.
Mais je vous en prie, refusez la violence. L'oeuvre la plus honorable, la plus digne d'admiration qu'un peuple ou une nation puisse accomplir, c'est de réaliser ses aspirations en agissant dans la discipline et la non-violence.
Quand elle est là, tout disparaît à mes yeux, et je ne sais plus au juste s'il est nuit ou s'il est jour.
Chacun a son Amérique à soi, et puis des morceaux d'une Amérique imaginaire qu'on croit être là mais qu'on ne voit pas.
L'artiste devrait être non pas le juge de ses personnages et de leurs dires, mais seulement un témoin impartial.
La parole n'est qu'un bruit et les livres ne sont que du papier.
On se réconcilie avec un ennemi qui nous est inférieur pour les qualités du coeur ou de l'esprit ; on ne pardonne jamais à celui qui nous surpasse par l'âme et le génie.
Il est facile de dire qu'on est heureux et gênant d'avouer qu'on ne l'est pas. Peut-être parce qu'au fond, l'homme est fait pour le bonheur et que les malheurs viennent de lui-même.
Pourquoi arrive-t-il qu'en France un ministre reste placé après cent mauvaises opérations, et pourquoi est-il chassé après la seule bonne qu'il ait faite ?
Lorsque les forces et l'âge te le permettent, supporte les peines.
On cherche des richesses et on ne les trouve pas ; cependant, chose étrange ! On ne cherche pas la fin de ses jours et on la trouve.
L'existence, ramenée à elle-même, représente peu de choses : le souffle d'un désir matérialisé, un rêve d'éternité sitôt brisé par les rhumatismes et le tiers provisionnel.
Que l'on gagne le coeur des femmes et le peuple tout entier suivra.
Un gouvernement doit faire croire qu'il gouverne, mais ses décisions sont dictées par les équilibres des partis et des circonstances.
Nous vivons dans un monde où des activités de plus en plus nombreuses et pressantes concurrencent toujours plus durement celle qui consiste à se préoccuper de la poésie, que ce soit dans les livres ou dans le rapport à soi.
Quand on est petitement logé, Les femmes, c'est la seule collection qu'on puisse faire et qui ne tienne pas de place.
Toutes nos phrases sont dictées par les nécessités et les illusions de notre situation concrète.
Ne peut-on pas dîner chez les gens et ne leur trouver aucun talent ?