Je ne me sentirai jamais légitime ou arrivé. Je m'angoisse à chaque fois. Je recrée du doute et donc du plaisir.
Etre rêveur et infantile, c'est important.
Hommes et citoyens, nous avons dit plus d'une fois dans notre orgueil : -Le XVIIIe siècle a proclamé le droit de l'homme ; le XIXe proclamera le droit de la femme ;-mais il faut l'avouer, citoyens, nous ne nous sommes point hâtés...
Le magazine, le film, la télévision gavent l'oeil et réduisent le reste de l'homme à néant. L'homme d'aujourd'hui se promène muselé et manchot dans un palais de mirages.
Il y a quatre espèces de gens âgés : il y a ceux qui ont le coeur sec, ceux qui ont les honneurs, ceux qui ont l'intelligence et ceux qui ont l'expérience ; mais des vieillis avant l'âge, il n'y a que ceux qui ne sont bons à rien.
Les hommes devraient d'abord croire dans les hommes et le reste viendrait naturellement.
La coutume est le pilier autour duquel s'enroule l'opinion, et l'intérêt est le lien qui l'attache.
La musique, comme la république, est une et indivisible.
Je pense que les hommes qui ont une oreille percée sont mieux préparés pour le mariage : ils connaissent déjà la douleur et ont déjà acheté des bijoux.
Se sentir solitaire, tant d'esprit que de corps, incline vers la solitude, et la solitude elle-même incline à plus de solitude encore.
Le goût de la vérité pure, le sentiment du beau séparé de tout autre besoin, sont des plantes délicates autant que nobles ; il leur faut un ciel pur, un soleil brillant, une atmosphère douce. Elles courbent la tête et se flétrissent au milieu des orages.
Tout métier - et même le mien - est une sorcellerie, avec ses rites, ses mots de passe, son langage, incompréhensibles pour les autres.
Ils quittent un à un le paysPour s'en aller gagner leur vieLoin de la terre où ils sont nés.Depuis longtemps qu'ils en rêvaientDe la ville et de ses secretsDu formica et du ciné.
Un critique doit goûter à tout, jouer avec l'eau et le feu et, au besoin, s'exposer aux éclaboussures de sauce et même de fumier. Il ne doit pas avoir de plus grand plaisir que de faire connaître ou surgir un talent jeune et neuf, ou ancien et méconnu.
Elle sentit toute l'inutilité, tout le ridicule qu'il y avait, au premier tiers du XXe siècle, à poursuivre pendant des heures le volcelest d'un cerf, la petite empreinte fourchue enfoncée dans les glèbes labourées et les prairies humides.
Seuls entre les créatures nous savons que nous sommes de passage entre la naissance et la mort.
Je vous le dis aussi à vous cher lecteur, lectrice. Rien n'est facile un jour ou l'autre pour personne. Et des milliers de pages ne suffiraient pas décrire le tourment.
Nous vivons tous des tragédies, nous avons tous des secrets, les errements de l'âme unissent l'humain. Nous avons ça en commun, nous voudrions être le seul à être la mémoire de la femme aimée, nous voudrions être des amants, avec des étreintes et du jus, entendre "encore, encore". Nous finissons sans talent !
Je crois, ce soir, qu'il faut être à sa vie avant d'être à son amour, et que j'ai eu tort de rompre si totalement avec moi-même. J'ai tué ce que je lui donnais de moi.
Durant les premiers ans du Parnasse François,Le caprice tout seul faisoit toutes les loix.La Rime, au bout des mots assemblez sans mesure,Tenoit lieu d'ornemens, de nombre et de césure.Villon sçeut le premier, dans ces siècles grossiers,Débroüiller l'art confus de nos vieux romanciers.
Les prisons sont bâties avec les pierres de la loi et les bordels avec les briques de la religion.
La lecture est la clé qui ouvre les portes à beaucoup de bonnes choses dans la vie. La lecture a façonné mes rêves, et plus de lecture m'a aidé à réaliser mes rêves.
Plus vous réussirez à aimer, plus vous serez convaincu de l'existence de Dieu et de l'immortalité de votre âme.
Laura avait des secrets et autour de ces secrets elle a construit la forteresse que, bien que dans mes six mois avec elle, je n'ai pas pu pénétrer et pour laquelle je me considère comme un échec lamentable.
Le travail continu et l'application forment la nourriture de mon âme. Dès que je commencerais à me reposer et à me détendre, je cesserais de vivre.
Presque tous les hommes sont des esclaves pour la même raison que les Spartiates attribuent à la servitude des Perses - le manque de pouvoir pour prononcer la syllabe "Non". Pouvoir prononcer ce mot et vivre seul, sont les seuls moyens de préserver sa liberté et son caractère.
Vers quelle plus grande inspiration et conseil pouvons-nous nous tourner que vers la vérité impérissable qui se trouve dans ce trésor qu'est la Bible ?
En France comme aux États-Unis, on peut créer à partir de rien et réussir.
Lorsque vous donnez la parole à chacun et que vous donnez le pouvoir aux gens, le système finit généralement par trouver sa place. Donc, ce que nous considérons comme notre rôle, c'est de donner ce pouvoir aux gens.
Je suis un peu combattante et je défends ce que je crois.
Normalement, mon problème est que je suis trop curieuse et que je veux tout faire.
Créez le monde que vous voulez et remplissez-le des opportunités qui vous intéressent.
J'aimais surtout intensément la vie et ne supportait pas qu'on me l'abîme.
Que je sois forte ou faible, maman était une partie de moi, aussi vitale pour ma vie que les battements de mon coeur. Je savais que tout au long de ma vie j'aurais besoin d'elle et de sa force.
On vit sa vie, on tombe amoureux, on fait des projets et on a des tas de rêve mais on pense pas que tout ça peut se terminer comme ça en un clin d'oeil.
Mary a un p'tit agneau, et il l'aime, et il l'aime. Mary a un p'tit agneau, qui l'aime beaucoup trop ! Car à chaque fois qu'Mary se promenait, son p'tit agneau la suivait. Même au boulot il la suivait la suivait la suivait ! Comme ils s'séparaient jamais, ils s'sont fait virer ensemble !
Les gens ne sont émus que par la quantité. Plus grand et mieux.
Il m'a fallu une grande force dans la vie pour dire "Peut-être" quand je pensais "Non", "Nous verrons" quand je pensais "Oui" et "A bientôt" quand je partais pour de bon.
Les mines sont des engins triplement créateurs d'emplois puisqu'il faut d'abord les fabriquer, ensuite les poser et enfin les enlever.
Plagiat. Coïncidence littéraire composée d'une primauté remise en doute et d'une honorable postériorité.
Pas un homme au monde n'en vaut la peine ! Ils se ressemblent tous, sur un point, crois-moi. Ils sont fidèles à l'inconsistance ! Ils sont égoïstes et suffisants !
Le mérite a besoin d'enseigne et aux yeux de la foule la richesse et la puissance l'indiquent seules.
Conservons un peu d'ignorance, pour conserver un peu de modestie et de déférence à autrui.
Ce n'est que dans les romans que l'on sait comment les choses arrivent, et c'est bien pour ça qu'on donne des prix à ceux qui les écrivent.
L'avare dépense plus mort en un seul jour, qu'il ne faisait vivant en cinq années ; et son héritier plus en dix mois, qu'il n'a su faire lui-même en toute sa vie.
Serai-je sur la terre quand la justice et l'égalité régneront parmi les hommes ?
Presque tous les vieux gouvernements sont doux parce qu'ils sont vieux et tous les nouveaux gouvernements durs, parce qu'ils sont nouveaux.
J'ai aussi demandé à ce mot bourgeoisie ce qu'il portait en lui, ce qu'il voulait dire, quelle était sa signification ; et je l'ai trouvé vide.
L'enfant ne cesse de dire ce qu'il fait ou tente de faire : explorer des milieux, par trajets dynamiques, et en dresser la carte. Les cartes de trajets sont essentielles à l'activité psychique.
J'ai composé cette histoire - simple, simple, simple,Pour mettre en fureur les gens,Graves, graves, graves,Et amuser les enfants - petits, petits, petits.