Les chroniqueurs font des hommes des marionnettes et de Dieu un ventriloque.
Sans les livres je n'aurais pas connu le doute, le dégoût, le sarcasme et le scepticisme.
L'avare dépense plus mort en un seul jour, qu'il ne faisait vivant en cinq années ; et son héritier plus en dix mois, qu'il n'a su faire lui-même en toute sa vie.
Les livres font les époques et les nations, comme les époques et les nations font les livres.
D'ordinaire, ceux qui gouvernent les enfants ne leur pardonnent rien, et se pardonnent tout à eux-mêmes.
La musique, comme la république, est une et indivisible.
J'ai aussi demandé à ce mot bourgeoisie ce qu'il portait en lui, ce qu'il voulait dire, quelle était sa signification ; et je l'ai trouvé vide.
Ma vie, mon bonheur. Ma vie sans quoi mon bonheur ne serait pas ce qu'il est. Mon bonheur sans quoi ma vie ne serait pas ce qu'elle est. Se pourrait-il que la vie et le bonheur, ce ne soit pas fait pour cheminer ensemble ?
Quand on est jeune il ne faut pas remettre à philosopher, et quand on est vieux il ne fait pas se lasser de philosopher. Car jamais il n'est trop tôt ou trop tard pour travailler à la santé de l'âme.
Tout le mouvement moderniste d'après-guerre était faux et aurait dû être détruit. Il est absolument nécessaire d'effectuer le retour à la tradition en peinture, et en tout. Sinon tous les efforts spirituels seront inutiles.
La parole et l'écrit sont plus solides qu'une stèle. Un nom dans la bouche des hommes édifie dans le coeur la plus invulnérable des pyramides.
Ordonner prêtre un homme marié reviendrait à amoindrir la dignité du mariage et à réduire le sacerdoce à une fonction.
L'intention véritable est celle qui veut réussir et non celle qui se contente de former un voeu et de s'endormir.
J'ai su gagner, et puis après j'ai su perdre.
Il n'y a que pour sa musique, qu'il était patrioteIl s'rait mort au champ d'honneur pour quelques notesEt pour quelles raisons étrangesLes gens qui tiennent à leurs rêves, ça nous dérange.
Durant les premiers ans du Parnasse François,Le caprice tout seul faisoit toutes les loix.La Rime, au bout des mots assemblez sans mesure,Tenoit lieu d'ornemens, de nombre et de césure.Villon sçeut le premier, dans ces siècles grossiers,Débroüiller l'art confus de nos vieux romanciers.
Le rêve représente une histoire fragmentée et est fait des débris de la mémoire.
Nous sommes justes après l'août glorieux 44. Ca se grade, se décore à tout va. Ca pousse à pleine manche, épaulettes, plastrons, képis...lieutenants, capitaines, commandants...Et les colonels, encore plus nombreux. Plus les Fritz s'éloignent, plus çà brille. La grande quinzaine du galon, la vraie foire de la médaille.
Dans le ghetto et les camps, j'avais vu des gens dans tout leur égoisme, leur bassesse, mais aussi dans leur générosité....Ces instants rares ne faisaient pas qu' élever une lumière dans l'obscurité, ils ancraient en vous la foi en l'idée que l'homme n'est pas un insecte.
Si un homme à dix bonnes qualités et un défaut, considérer les qualités et oublier le défaut et si un homme à dix défauts et une qualité retenir celle-ci et oublier les dix défauts.
Si nous nous dérobions à nos maris, au lieu de nous livrer, quand ils sont en érection, et brûlants de désir, ils feraient vite la trêve, je le sais bien.
Noix, filles et châtaignes, leurs robes cachent leurs défauts.
La force tyrannise le monde, et l'heureux succès d'une entreprise est ce qui la justifie.
Tout ce que je fais est une affaire de coeur, de corps et d'âme.
Laura avait des secrets et autour de ces secrets elle a construit la forteresse que, bien que dans mes six mois avec elle, je n'ai pas pu pénétrer et pour laquelle je me considère comme un échec lamentable.
Quand je pense à ces gens qui flattent le tyran pour exploiter sa tyrannie et la servitude du peuple, je suis presque aussi souvent ébahi de leur méchanceté qu'apitoyé par leur sottise.
Il est toujours arrivé que des tyrans, pour affermir leur pouvoir, se sont efforcés d'éduquer leur peuple non seulement à l'obéissance et à la servilité envers lui-même, mais aussi à l'adoration.
Pour certaines personnes, parler et offenser sont une seule et même chose. Ils sont méchants et amers ; leur style est imprégné de fiel et d'absinthe ; moqueries, injures et injures coulent de leurs lèvres comme des crachats.
Je suis lesbienne, Verseau et végétarienne.
Je fais des choses tous les jours sans peur, parce que je suis privilégiée, et je suis privilégiée tous les jours parce que je suis blanche (ndlr : Au sujet de la mort de George Floyd).
Il faut l'avouer, je crois peu aux lois. Trop dures, on les enfreint, et avec raison. Trop compliquées, l'ingéniosité humaine trouve facilement à se glisse entre les mailles de cette nasse traînante et fragile.
J'ai ma propre garde-robe et je ne vois aucune raison pour en changer. Est-ce que je te demande de te changer parce que je n'aime pas ton look?!
La demande pour nos véhicules électriques continue de s'accroître grâce aux mesures incitatives gouvernementales et au déploiement d'infrastructures de recharge.
Mary a un p'tit agneau, et il l'aime, et il l'aime. Mary a un p'tit agneau, qui l'aime beaucoup trop ! Car à chaque fois qu'Mary se promenait, son p'tit agneau la suivait. Même au boulot il la suivait la suivait la suivait ! Comme ils s'séparaient jamais, ils s'sont fait virer ensemble !
- Il faut que j'aille voir... - Voir quoi ? Il n'y a rien à voir Jacques, c'est noir et froid rien d'autre ! Y'a personne. Et moi je suis là, je suis vivante, et j'existe !
Il fallait se méfier de la méchanceté qui semble être un luxe qu'on peut se permettre, quand on est jeune, car la vérité est tout autre: la méchanceté est une lumière froide dans laquelle les choses perdent leurs couleurs, et ce définitivement.
Economie dirigée : le gouvernement vous prend vos vaches, en abat une, fait traire l'autre... et jette le lait.
Pour lutter contre l'inflation, il n'y a qu'une seule solution : ne pas donner d'argent à ceux qui le dépensent et ne pas le prendre à ceux qui le conservent.
On n'aime qu'une fois dans la vie. Après... Après, on fait l'amour et c'est différent...
Guimbarde. Instrument non musical, dont on joue en le saisissant fébrilement avec les dents et en tentant de l'écarter avec le doigt.
Méfions-nous des entraînements de la sensibilité ! On commence par plaindre les assassins et par un enchaînement fatal on finit par s'apitoyer sur les victimes...
"Qui donne aux pauvres prête à Dieu". C'est entendu, mais certains, qui ont plus l'âme du créancier que du donateur, réclament des intérêts et stipulent des garanties de remboursement.
Quand la fille ou le garçon, par exemple, sont odieux ou impertinents avec leur mère, le père étant présent, c'est au père de leur dire : "Je ne permettrai à personne dans ma maison d'être odieux et irrespectueux avec ma femme."
Se sentir solitaire, tant d'esprit que de corps, incline vers la solitude, et la solitude elle-même incline à plus de solitude encore.
Il eut une seule mère et plus d'une mère, sans doute, mais il a bien eu sa langue maternelle, une langue maternelle, une seule langue maternelle plus une autre langue. Il peut alors dire « ma langue maternelle » sans laisser paraître, en surface, le moindre trouble.
Elle sentit toute l'inutilité, tout le ridicule qu'il y avait, au premier tiers du XXe siècle, à poursuivre pendant des heures le volcelest d'un cerf, la petite empreinte fourchue enfoncée dans les glèbes labourées et les prairies humides.
La patience et la volonté font des miracles.
Comme un aveugle qui marmonne,Sur un violon de CrémoneIl jouait, demandant l'aumône.Tous avaient d'enivrants frissonsA l'écouter. Car dans ces sonsVivaient la morte et ses chansons.
Rien n'est étranger. On est arbre, fleuve, multiple au familier mystère. Puis peu à peu la pluie s'apaise. Il y a une lumière de cristal. Le corps bouge et le temps se décompte. On est réalité revenue au visible.
Quoique notre esprit ne puisse pas comprendre en soi le rapport de causalité qui existe entre les phénomènes et la matière, la science exige que nous admettions la nécessité d'un déterminisme dans cette causalité.