George Sand est un coeur lumineux, une belle âme, un généreux combattant du progrès, une flamme dans notre temps. C'est un bien plus vrai et bien plus puissant philosophe que certains bonshommes plus ou moins fameux du quart d'heure que nous traversons.
Dieu nous a placés dans ce monde merveilleux pour y être heureux et jouir de la vie.
Nous sommes plusieurs, et même plus, à chérir le temps d'avant l'angoisse, d'avant le danger qui surgit partout, à aimer avoir été petits.
La vieillesse et l'enfance se rejoignent par des chemins mystérieux tandis que la jeunesse et l'âge mûr sont toujours dans des directions opposées.
Vis donc, mon bonhomme, et après tu pourras toujours parler de ce que tu as vécu.
La vie est un labeur et il est heureux qu'il en soit ainsi. Travailler, créer avec amour, voilà qui est réaliser une partie du vieux rêve de l'humanité.
L'amitié est une religion sans Dieu ni jugement dernier. Sans diable non plus. Une religion qui n'est pas étrangère à l'amour. Mais un amour où la guerre et la haine sont proscrites, où le silence est possible.
Cette philosophie qui s'occupe perpétuellement ce qu'il faut croire, et jamais de ce qu'il faut faire, ni de ce qu'il faut être.
Quel est le roi le plus juste ? C'est le roi sous le règne de qui les gens de bien sont en assurance, et que les méchants redoutent.
Il n'y a que deux choses que les enfants donnent volontiers : leurs maladies contagieuses et l'âge de leur mère.
Nulle chance et nul lapin Restent longtemps en place ; Ils sont repartis, tu as à peine Aperçu une petite queue !
La politique ne peut plus promettre des lendemains qui chantent et repousser toujours la résolution des problèmes du quotidien.
Je n'aime pas posséder. Tout ce qui fait ma fortune et ma force est dans ma tête.
Si les solitaires peuvent se passer de la terre entière, une ou deux personnes proches demeurent précieuses et irremplaçables.
Vous ne pouvez pas participer à la table du Seigneur et à la table des démons.
La lecture des évangiles produit d'abord un choc en ma subjectivité, puis, au contact de ces textes, je découvre que Jésus enseigne le désir et y entraîne. Je découvre que ces textes de deux mille ans ne sont pas en contradiction avec l'inconscient des hommes d'aujourd'hui.
Je fais le portrait d'un homme de culture à l'immense savoir des mains et des mots ensemble. Il composa plusieurs romans tissés de sa connaissance intime des bergers de la Crau et des contes et mythes de la tradition orale, [...] ► Lire la suite
Finalement, j'ai rencontré une brouette, et j'ai pensé qu'elle me prêterait une oreille attentive.
Quand, deux ou trois heures plus tard, le calme revint à la maison, ma soeur me coiffa et me maquilla. Mais quelque chose était mort en moi. Et, comme dans les histoires que j'avais lues à propos de fées qui [...] ► Lire la suite
La loi nous donne le rapport numérique de l'effet à sa cause, et c'est là le but auquel s'arrête la science.
Comme un lac profond, limpide et calme, ainsi les sages deviennent clairs, ayant écouté la doctrine.
Pour se montrer ami de ses hôtes, la frugalité doit régner dans ses repas ; et, selon un ancien dicton, il faut manger pour vivre, et non vivre pour manger
J'ai toujours voulu avoir un bureau en acajou, mais le crime et le bureau ne s'entendent pas.
Quand on vieillit, le regard intérieur se fait myope. On rêve moins. On devient plus avide et plus avare. On vieillit quand on commence à se retourner.
Pour moi, dire que je ne suis pas un génie reviendrait à vous mentir et me mentir à moi même.
La conversation de deux amis rend leurs biens et leurs maux communs. Elle augmente leur plaisir et diminue leurs peines, rien ne soulage tant la douleur que la liberté de se plaindre.
D'autres femmes me considéraient comme une rivale. Et cela m'a fait beaucoup de peine.
La beauté vient de l'équilibre entre deux et trois dimensions, entre l'abstraction et la représentation - je cherche l'équilibre derrière les apparences changeantes.
Aujourd'hui encore, je ne peux m'empêcher de faire le lien entre ce garçon, Peeta Mellark, le pain qui m'a redonné espoir, et le pissenlit qui m'a rappelé que je n'étais pas condamnée.
Les gens se sentent redevables envers ceux qui ont tué, risqué leur peau et sacrifié leur vie personnelle et familiale.
Si, en effet, Internet a beaucoup à offrir à qui sait ce qu'il cherche, le même Internet est tout aussi capable de compléter l'abrutissement de ceux et celles qui y naviguent sans boussole.
On doit avouer ses qualités à voix basse, et ses défauts à haute voix.
Celui qui reste chaste et meurt d'amour meurt martyr.
La guerre représente le moindre effort psychologique : elle dénoue les situations embarrassantes et dispense de chercher des solutions complexes.
La consolation du vieillard que l'on croit faits pour les grands du monde et pour les riches, sont plutôt le partage des gueux, qui en savourent la douceur avec plus de licence, plus de goût et plus de tranquillité qu'eux.
Voilà la vraie et seule raison d'être de l'amitié : procurer un miroir dans lequel l'autre peut contempler son image d'autrefois qui, sans l'éternel bla-bla de souvenirs entre copains, se serait effacée depuis longtemps.
On a remarqué que tous les fous étaient philosophes et que tous les philosophes étaient fous.
Dans tout Québécois de vieille souche coule un mélange de trappeur et d'explorateur. Sa boussole indique toujours un nord à remonter.
L'art du marchand consiste à prendre une chose là où elle abonde et l'amener là où elle est rare.
Pour plaire aux femmes, il faut du "coiffeur" et du "commis voyageur" dans l'esprit et dans les manières.
Savoir se retirer à temps indique déjà une grande clairvoyance mais conserver l'estime de ses amis et de ses rivaux quand on est plus au pouvoir, c'est à ce signe qu'on reconnaît les gens dignes de gérer votre destin.
Je crois que le succès auprès des femmes est généralement une marque de médiocrité, et c'est celui-là pourtant que nous envions tous et qui couronne les autres.
Ecoutez ce silence, quel grand fracas il porte en lui ; et rien ne sert de se couvrir les oreilles.
La devise des mousquetaires était : "Un pour tous, tous pour un...". Celle des politiques est : "Un pour tous et tous pour moi...", ce qui n'est pas tout à fait la même chose.
Je pense que la caméra vous aime si elle peut vous voir penser et encore plus important, vous voir écouter.
Je découvre les joies de l'autonomie zéro, de l'entière dépendance aux humains qui m'entourent et que je ne connaissais pas hier.
Donnez-moi un papier et un stylo, pour que je puisse écrire sur ma vie de péché. Deux bouteilles de gin, au cas où je n'entre pas.
Je ressens si intensément les délices de s'enfermer dans un petit monde à soi, avec des images et de la musique et tout ce qui est beau.
Je sais où je vais et je connais la vérité ; de ne pas devoir être ce que vous voulez que je sois. Je suis libre d'être ce que je veux.
Essayer de grandir fait mal, vous savez. Vous faites des erreurs. Vous essayez d'apprendre, et quand vous ne le faites pas, ça fait encore plus mal.