Quand on est jeune, on échafaude un programme de travail dont on s'imagine qu'il durera toute la vie et résistera à n'importe quel cataclysme.
La haine ressemble beaucoup à l'amour physique : elle a ses moments de crise et ses périodes de calme.
La comédie, c'est le sentiment d'être dedans et dehors ; c'est notre fascination pour la mécanique mystérieuse de la scène, bien réelle devant nous, mais aussi fictive ; très intense mais aussi destinée à s'évanouir après la représentation.
Nous sommes irresponsables des bizarreries de notre cervelle. Nous ne pouvons que chasser l'immoral et l'illogique, mais non l'empêcher de venir.
Celui qui sait sa mort certaine et cesse d'en souffrir peut se repaître de chaque instant.
Il n'y a qu'une liberté, et son nom sera toujours écrit avec les lettres du sacrifice et du deuil.
L'amour et la musique peuvent tout, tout hormis "n'être pas".
Allumant ton flambeauA l'étincelle des étoiles,Tu as, dans le marbre et sur la toile,Incarné la suprême beauté.Tu es la patrie de l'art divinEt toute grâce vient de toi :Tu es la source de l'allégresse,Tu es l'éternelle jeunesse !
Si tu désires vraiment vivre en sûreté, défie-toi de tes ennemis, mais aie confiance en tes amis, et conserve-les.
Si la beauté nous éblouit, c'est parce qu'un oeil la regarde et qu'un coeur la ressent.
Est-ce que le temps est beau ?Se demandait l'escargotCar, pour moi, s'il faisait beauC'est qu'il ferait vilain temps.J'aime qu'il tombe de l'eau,Voilà mon tempérament.Combien de gens, et sans coquille,N'aiment pas que le soleil brille.Il est caché ? Il reviendra!L'escargot ? On le mangera.
La beauté ou la laideur d'un caractère n'est pas seulement dans les actions accomplies, mais dans les aspirations et les désirs.
Au nom de la vérité, détrompez-vous, il y a de l'hypnose dans l'air et des gens qui se perdent à faire n'importe quoi.
Quand on représente une cause (presque) perdue, il faut sonner de la trompette, sauter sur son cheval et tenter la dernière sortie, faute de quoi l'on meurt de vieillesse triste au fond de la forteresse oubliée que personne n'assiège plus car la vie s'en est allée ailleurs.
Je n'aime tout simplement pas qu'on puisse être laide et intelligente ou jolie et bête, ou laide et jolie ou jolie et méchante.
Dans le pire des chagrins, j'attrape des fous rires et quand il m'arrive une grande joie, j'ai toujours un peu envie de pleurer.
L'habile homme est celui qui fait un grand usage de ce qu'il sait ; le capable peut, et l'habile exécute.
Il y a deux sortes de problèmes : ceux qu'on ne résout jamais et ceux qui se résolvent tout seuls.
Notre étoile est en nous, et, de nous, il dépend qu'elle soit bonne ou mauvaise.
Le hasard n'a pas de Commandements. Il peut tout, il veut tout et il fait tout, mais il ne s'oppose à rien, ne défend rien.
Cette chose plus compliquée et plus confondante que l'harmonie des sphères : un couple.
Tout ce que je fais, je le fais vite et mal, de peur de cesser trop tôt d'en avoir envie.
La crainte suit le crime, et c'est son châtiment.
Et si je ris de toute chose ici-bas, C'est afin de n'en pas pleurer.
On a beau se donner du mal, l'ordre est le plus fort et retrouve toujours ses droits.
N'est-ce pas là l'éternité ? Cette poussée soudaine d'une âme en nous et ce départ pour un monde qu'on ne possède qu'à deux.
Chocolat ! Voilà bien un mot qui évoque des extases indescriptibles. Est-il un homme, une femme ou un enfant qui n'en a pas désiré, qui n'en a pas dévoré, et qui l'instant d'après, n'a pas rêvé d'en dévorer encore ?
Il est de ces êtres qui ont le privilège de s'affirmer en se niant et de se retrouver en se reniant.
Chausse tes sandales, et foule le sable qu'aucun esclave n'a piétiné !
Le vrai sage ne craint pas la mort car il sait que la mort n'est rien. La conscience ne souffre pas puisqu'elle a disparu. Avec la chair qui pourrit, c'est l'esprit qui pourrit aussi, et les désirs, et l'angoisse.
Il y a deux attitudes possibles devant la mort. Ce sont les mêmes attitudes que devant la vie. On peut les fuir dans une carrière, une pensée, des projets. Et l'on peut laisser faire - favoriser leur venue, célébrer leur passage.
Le roman naît de vos passions personnelles mais il ne peut réellement prendre son essor que lorsque vous avez coupé le cordon ombilical avec votre vie et que vous commencez à interroger non pas votre vie mais la vie même.
Le jardin c'est la plus petite parcelle du monde et puis c'est la totalité du monde. Le jardin c'est depuis le fond de l'Antiquité, une sorte d'hétérotopie heureuse et universalisante.
Il y a encore douze ans, lorsque je commençais un tournage, j'étais empli de bonheur et de crainte. Maintenant, la crainte a disparu. Seul subsiste le bonheur, il est total. J'ai bien l'intention de continuer jusqu'à ce que mort s'ensuive.
Ses définitions de la tactique et de la stratégie reflètent cette approche. Les deux se caractérisent par une fin (victoire/but militaro-politique) et un moyen particulier (forces armées/combat).
Ce qu'on appelle "mourir" c'est achever de naître et ce qu'on appelle "naître" c'est commencer à mourir. "Vivre" c'est mourir en vivant. Nous n'attendons pas la mort : nous vivons perpétuellement avec elle.
Mère faignante et fille travailleuse.
En vain tu te fais belle et tu fais des boucles : la beauté veut venir naturellement.
Il est triste d'avoir faim et ennuyeux d'être rassasié.
Le monde est un miroir et rend à chaque homme le reflet de son propre visage.
Les esprits, comme les corps, tomberont souvent dans un état boutonneux et mal conditionné par simple excès de confort.
C'est toujours un plaisir d'être à Paris. J'adore cette ville. Et puis Roland-Garros fut mon tournoi préféré.
Le bonheur et le travail s'élevaient avec le soleil, radieux comme lui.
Ce matin, je prie et j'invite les catholiques de Paris à prier pour celles et ceux qui ont été tués hier et pour leurs familles, pour les blessés et pour leurs proches et pour ceux qui s'activent pour venir à [...] ► Lire la suite
Le matérialisme et le manque de spiritualité nous tuent.
Le sublime et le ridicule sont si proches qu'on ne saurait les séparer.
Il vaut mieux tard que mal, et cela en tout genre.
Le vice et la vertu sont comme la vie et la mort, ou comme l'esprit et la matière : des choses qui ne sauraient exister sans être définies par leur contraire
Dieu nous a donné la langue pour que nous puissions dire des choses charmantes à nos amis et de dures vérités à nos ennemis.
Mon aquarelle, peinte à l'eau de mer, fut sensible aux attractions lunaires, et sujette aux marées.