Dans sa lutte contre l'individu, la société dispose de trois armes : loi, opinion publique et conscience.
Célébrité n'est pas belle, et ce n'est pas ce qui nous grandit.
Ne pesez pas l'oeuvre avant que la journée soit finie et le labeur achevé.
Demain tu seras un homme, et libre, à condition que tu ne retournes pas d'où l'éducation te détourne.
Ce qui est moral est ce que vous trouvez bon après et ce qui est immoral est ce que vous trouvez mauvais après...
Il n'y a pas d'éloquence solitaire et tout orateur a deux génies, le sien et celui du siècle qui l'écoute.
Une certaine curiosité est une qualité d'homme aussi souveraine que fidélité à soi-même et disponibilité...
L'idée du combat échappe à ceux qui le font. Ils sont condamnés à se battre. Ils se cherchent, ombres et silhouettes ; ils ont besoin de l'autre, pour éteindre une haine, comme le feu a besoin d'eau.
Les inventions les plus étonnantes et les plus utiles ne sont pas celles qui font le plus d'honneur à l'esprit humain.
Les poètes tentent de greffer aux hommes d'autres yeux et de transformer ainsi le réel. Aussi sont-ils des éléments dangereux pour l'Etat, puisqu'ils veulent transformer. Or l'Etat et ses dévoués serviteurs n'aspirent, eux, qu'à durer.
Si toute faute est contraire à une vertu, le péché d'envie est celui qui s'oppose le plus directement à l'amour et c'est par celui-ci que sont soignés les envieux.
N'est-ce donc rien qu' une existence imaginaire ? Et les personnages mythiques ne sont-ils donc pas capables d'agir sur les hommes ?
Le monde physique paraît l'ouvrage d'un être puissant et bon, qui a été obligé d'abandonner à un être malfaisant l'exécution d'une partie de son plan. Mais le monde moral paraît être le produit des caprices d'un diable devenu fou.
Les hommes ont ce don d'avoir des yeux et d'oublier de s'en servir.
Ce vent léger que font les pages lorsqu'on les feuillette pour s'en faire une idée et s'en donner envie.
Ceux qui semblent légiférer selon la justice ne s'en tiennent pas eux-mêmes aux lois qu'ils établissent et décrètent.
Il n'y a pas de mystères, seulement des questions sans réponse, et le souvenir de ceux qui traversent notre vie et y restent le temps qu'en décide le destin. Nous ne pouvons rien changer aux règles de l'existence, seulement nous y soumettre de bonne grâce.
Le peuple américain comprend parfaitement que, pour assurer sa protection et mener notre politique étrangère, nous dirigeons des opérations complexes, que l'on ne peut dévoiler au grand public. Pas par goût du secret, mais par devoir. C'est la prérogative du pouvoir exécutif.
Avec son intelligence, son tempérament et sa culture générale, il était surprenant qu'elle n'eût pas cherché un cadre plus vaste à ses aptitudes qu'une salle d'école remplie de gosses de six ans. « Non, me dit-elle. Je suis très heureuse. [...] ► Lire la suite
De quoi vit l'homme ? De sans cesse Torturer, dépouiller, déchirer, égorger, dévorer l'homme. L'homme ne vit que d'oublier sans cesse. Qu'en fin de compte il est un homme. Choeur : Messieurs, vous ne pouvez pas l'empêcher, L'homme ne vit que de méfaits et de péchés !
Corne d'Auroch pris la détermination de s'instruire. Il s'abima dans la grammaire et désapprit les quelques rudiments qu'il possédait.
Il vaut mieux être incapable de faire quelque chose plutôt que d'en être capable et de ne pas le faire.
L'anarchisme et l'anthropologie vont bien ensemble parce que les anthropologues savent qu'une société sans État est possible parce qu'il en existe tellement
Si vous voulez, comme moi, construire une société dans laquelle les individus coopèrent généreusement et sans égoïsme pour réaliser le bien commun, vous ne pouvez attendre beaucoup d'aide de la nature.
La peine capitale va à l'encontre du meilleur jugement de la criminologie moderne et, surtout, de la plus haute expression d'amour dans la nature de Dieu.
Et quelle que soit votre voie, que la fortune vous suive.
La compassion n'est pas une passion; plutôt une disposition noble de l'âme, préparée à recevoir l'amour, la miséricorde et d'autres passions charitables.
La réforme est un processus et non un événement.
Le clergé, tout autant que la classe capitaliste, vit sur le dos du peuple, profite de la dégradation, de l'ignorance et de l'oppression du peuple.
Profitons des opportunités offertes par l'action climatique et jetons les bases d'un avenir plus prospère et sûr pour tous.
Il n'y a pas de poésie dans la haine et la violence.
La morale , c'est le goût de ce qui est pur et défie le temps : c'est le mépris du relâchement .
Milena. Quel nom riche et lourd, presque trop plein pour être soulevé... Sa couleur, sa forme est celle, merveilleuse d'une femme, une femme que l'on transporte dans ses bras en fuyant le monde ou en fuyant l'incendie.
Pour payer et mourir Il est toujours trop matin.
L'enfer est en nous. Nous le portons au fond de nous-mêmes et nous le subissons chacun à notre manière.
Certains êtres balancent entre le besoin de servir et le besoin de persécuter. Il leur faut haïr comme il leur faut aimer. Ce sont des coeurs à deux compartiments, des coeurs doubles.
Les Anglais possèdent deux produits d'une exceptionnelle valeur : leurs tweeds et leurs silences.
Impossible de séparer vitalité et mortalité... à moins de vouloir créer de toutes pièces une génération de morts-vivants, de zombies, qui seraient aux sociétés futures ce que l'esclave était aux sociétés du passé.
Uniformisation de l'information ? Bien sûr, et même utilisation de cette uniformisation comme arme stratégique.
Nous devrions sécréter une gomme spéciale effaçant au fur-et-à-mesure nos oeuvres et leur souvenir.
Je crois que pour vivre vieux, il faut se résoudre à ne jamais faire debout quelque chose que l'on peut faire assis et à ne jamais faire assis quelque chose que l'on peut faire couché.
Les héros ont aujourd'hui une durée de vie et un domaine d'action extrêment réduits.
La narration concerne deux choses ; c'est une question de personnage et d'intrigue.
Pour le caractère sadique, il n'existe qu'une qualité digne d'admiration : la puissance. Il aime et admire ceux qui détiennent le pouvoir et il se soumet à eux ; tandis qu'il méprise et veut contrôler ceux qui sont faibles et ne peuvent riposter.
J'ai envie d'écrire et bien plus encore de dire vraiment ce que j'ai sur le coeur une bonne fois pour toutes à propos d'un tas de choses. Le papier a plus de patience que les gens.
Il ne sert à rien de raconter l'histoire si elle ne sert pas les combats d'aujourd'hui et de demain.
On ne peut faire une connerie et dans la foulée prétendre qu'on la regrette.
D'autres jouaient à se laisser tomber la tête la première d'en haut d'une échelle, et celui qui, tombant de la plus grande hauteur, arrivait à se relever dans les dix secondes, recevait le titre de champion et beaucoup d'applaudissements.
J'avais toujours pensé sottement que la dépression nerveuse était un terme inventé pour exprimer une espèce de faiblesse psychologique, un manque d'énergie. Maintenant, je suis persuadé du contraire, et je l'explique dans mon livre en montrant que c'est le corps qui commande et qu'il n'y a aucune énergie à opposer aux décisions du corps dépressif.
La seule chose qui élève l'homme au-dessus de l'animal est la parole ; et c'est elle aussi qui le met souvent au-dessous.