Une personne résolue et accomplie est inaltérable comme la terre, droite comme une obélisque, transparente comme un lac sans lie : elle a vaincu l'existence cyclique.
L'unique certitude de l'existence est qu'elle ne se renouvelle pas et qu'en marchant vers l'horizon on marche vers la mort...
Derrière moi, les branches d'une existence gâchée et stérile craquent.
Je ne crois pas qu'à aucune époque l'esclavage ait été utile à la vie et au bien-être social.
Et pourtant ce tyran, seul, il n'est pas besoin de le combattre, ni même de s'en défendre il est défait de lui-même, pourvu que le pays ne consente point à la servitude. Il ne s'agit pas de lui rien arracher, mais seulement de ne lui rien donner.
Il n'y a rien d'abstrait dans la douleur. C'est spécifique, c'est réel et, quand c'est intense, c'est le monde qui se détruit.
Charles de Gaulle fut élevé dans l'amour de la patrie, le respect du drapeau, la dévotion à Jeanne d'Arc et la foi en Dieu sans qui l'oiseau qui trille, le ruisseau qui chante et le cancer qui ronge n'existeraient pas.
La mort n'est rien, mais vivre vaincu et sans gloire, c'est mourir chaque jour.
Bienheureux qui trouve dans la satisfaction de voeux modestes la recette du bien-être !
Nous devons lutter pour la mise en tutelle de l'économie et pour sa soumission à certains critères que j'oserais appeler éthiques
Je ne diffère des morts que par la faculté de suffoquer quelques moments de plus ; leur existence en un sens me paraît plus assurée que la mienne.
Le doute est un état mental désagréable, mais la certitude est ridicule.
Il n'est jamais bon de commencer son existence amoureuse par le paroxysme : toute autre joie vous est ensuite insipide.
Vieille obligation défait nouveau marché.
La pensée de cette lutte universelle provoque de tristes réflexions, mais nous pouvons nous consoler avec la certitude que la guerre n'est pas incessante dans la nature, que la peur y est inconnue, que la mort est généralement prompte, et que ce sont les êtres vigoureux, sains et heureux qui survivent et se multiplient.
L'égalité est nécessaire à l'existence et au bien-être des hommes.
Aucun contact humain, mais des rapports de domination, et de soumission qui transforment... l'homme indigène en instrument de production.A mon tour de poser une équation.Colonisation = Chosification.
Le réel est étroit, le possible est immense.
Les nations européennes se vautrent dans l'opulence la plus ostentatoire. Cette opulence européenne est littéralement scandaleuse car elle a été bâtie sur le dos des esclaves, elle s'est nourrie du sang des esclaves, elle vient en droite ligne du sol [...] ► Lire la suite
Le rêve semble réel quand on y est, ce n'est que quand on se réveille qu'on se rend compte qu'il avait quelque chose d'étrange...
Le surnaturel baisse comme un lac qu'un canal épuise ; la science à tout moment recule les limites du merveilleux.
Rien ne peut apporter un réel sentiment de sécurité comme à la maison, sauf l'amour, le vrai.
Etre vaincu parfois. Etre soumis jamais.
Je suis en partance, comme Colomb, pour l'exploration de la Mer ténébreuse, avec la certitude de l'existence d'un monde à découvrir et la crainte de révolter, à moitié chemin, cinquante passions imbéciles.
Je voulais vivre intensément, avoir une existence commandée par la passion, le romantisme et ses excès. Les passades et les flirts n'ont jamais été mon fait.
La soumission est la base du perfectionnement.
Nous n'étions pas pressés. J'ai dénudé ton corps avec précaution. J'ai découvert, coïncidence du réel avec l'imaginaire, l'Aphrodite de Milos devenue chair.
Face à la roche, le ruisseau l'emporte toujours, non pas par la force mais par la persévérance.
Les catégories binaires sont dangereuses parce qu'elles effacent la complexité du réel au profit des schémas simplistes et contraignants.
'ai la certitude que la mort ne peut éteindre la flamme que j'allumée au Ghana et en Afrique. Longtemps, après ma mort, elle continuera de brûler et d'être portée haut, éclairant et guidant tous les peuples.
Je suis désormais à l'approche de deux rives désirées : le monde réel qui n'est pas toujours exaltant et celui, bien plus fréquentable, d'un imaginaire prrmanent.