Derrière moi, les branches d'une existence gâchée et stérile craquent.
J'ai un ange gardien qui veille sur moi chaque seconde de chaque jour, je sais que je ne suis jamais seule.
Ma philosophie est: ce n'est pas mon affaire ce que les gens disent de moi et pensent de moi. Je suis ce que je suis et je fais ce que je fais. Je n'attends rien et j'accepte tout. Et cela rend la vie beaucoup plus facile.
J'ai eu soudain la certitude que le christianisme est par excellence la religion des esclaves, que les esclaves ne peuvent pas ne pas y adhérer, et moi parmi les autres.
L'univers n'est jamais qu'une idée fugitive dans l'esprit de Dieu - pensée joliment inquiétante, pour peu que vous veniez d'acheter une maison à crédit.
Du moment que je peux aimer quelqu'un du fond du coeur, et même s'il n'existe pour moi que lui et lui seul, l'aimer m'aide à vivre. Même si je ne peux pas être avec lui.
Sur l'écran noir de mes nuits blanches, moi je me fais du cinéma. Sans pognon et sans caméra, Bardot peut partir en vacances: ma vedette, c'est toujours toi.
Il soutient, par exemple, que les individus réels ne peuvent exister que dans l'imagination d'un artiste assez puissant pour les retenir et leur donner une forme. "La vie, la matière première, n'est vécue qu'en puissance, jusqu'à ce que l'artiste la développe dans son oeuvre."
Croire en Dieu est une attitude qu'on ne peut ni réfuter, ni discuter, ni approuver, ni blâmer.
Mon père a tué plusieurs fois ma mère. Et il a fait la même chose à ma soeur ; moi il n'a jamais essayé de me tuer. Mais il m'a violé et torturé de toutes les manières. (...) Il a pris son pied en tuant toutes les femmes de la famille.
Toute la théologie visant à justifier le dualisme des sexes raisonne ainsi. II faut deux créatures pour faire un créateur, sans quoi, c'est le statut et la puissance de Dieu qui sont menacés.
Tu m'avais promis de ne jamais me faire pleurer, de toujours m'aimer et de ne jamais m'abandonner. Puis elle est arrivée et toutes tes promesses s'en sont envolées. Tu as laissé mon coeur se briser et tu t'en es allé avec celle qui ne pourra jamais t'aimer autant que moi je l'ai fait...
L'idée de Dieu étant bien difficile à définir, elle me paraît difficile à combattre.
Il y a l'ennui de l'homme en manque de Dieu, mais il y a aussi l'ennui de Dieu en manque d'homme.
Au théâtre, il y a deux sortes de metteurs en scène : ceux qui croient qu'ils sont Dieu et ceux qui en sont sûrs.
Oh, Dieu ! La tyrannie terrible de la majorité.
Bouleversé, je pleurai. Je pleurai de la peur que ma mère avait eue pour ma vie, peu m'importait, ces larmes se chargeaient d'une douleur autrement profonde, lourde, si elles me débordaient c'est que ces larmes en moi touchaient enfin l'extrémité des choses, l'extrémité de toute la vie.
L'enfant d'un riche il a entendu : Tu veux une glace vanille chocolat pistache melon intérieur cuir double airbag ?. L'enfant d'un pauvre il a entendu : 'Tu veux une glace ? Ouais ? Et ben moi aussi'.
Les choses qui sont importantes pour moi - être une mère, une femme d'affaires, une activiste - sont toutes des choses qui sont le fruit d'une grande passion.
Son âme : une bulle d'air dans une boule de chair.
Je m'excuse pour t'avoir frappé Papa, je préférais mourir plutôt que de te ressembler... Et c'est ce que je suis en train de faire. Mais j'ai tant de colère en moi, et elle vient de toi. Je te déteste de [...] â–º Lire la suite
La mort n'existe pas. Surtout pas la mort. Le mot ne devrait pas exister car il désigne ce qui n'est pas.
Pour moi, bon dans mon esprit, bon : que les noirs aillent vivre en Noirade dans ce cas-là... ou en Bamboulie... Ah ils me font peur, ils me font peur... Je sors de chez moi : Ah ! Ils me [...] â–º Lire la suite
Où habite Dieu ? Dieu habite où on le fait entrer.
A qui Dieu donne une femme, il donne aussi la patience !
- Si j'étais français, je voudrais être encore sous l'Ancien Régime. - Et moi sous l'ancien roi.
On appelle cette mise en question de ma spontanéité par la présence d'Autrui, éthique. L'étrangeté d'Autrui - son irréductibilité à Moi - à mes pensées et à mes possessions, s'accomplit précisément comme une mise en question de ma spontanéité, comme éthique.
Redisons tous les jours à tous les hommes : "la morale est une, elle vient de Dieu ; les dogmes sont différents, ils viennent de nous".
Chaque fois que j'ai rencontré un homme sensationnel, ou bien il était marié, ou bien c'est moi qui l'était.
Au fond, Dieu veut que l'homme désobéisse. Désobéir, c'est chercher.
Sur le point de m'en aller, je veux lui poser une question qui résume toutes les autres, une question qu'il n'y a que moi pour poser, sans doute, mais qui, au moins une fois, a trouvé une réponse à sa hauteur: "Qui etes-vous?" Et elle, sans hésiter : "Je suis l'âme errante".