La vie est une pure flamme et nous vivons d'un soleil invisible en nous.
Lorsqu'une femme s'est faufilée dans le coeur d'un homme, les yeux de cet homme sont tournés en dedans et ne voient qu'elle, en sorte qu'il est aveugle à tout le reste pendant un temps.
Plus un art est contestable, plus ceux qui s'y livrent tendent à se croire investis d'un sacerdoce et à exiger qu'on s'incline devant ses mystères.
De quoi s'agit-il, en effet, sinon d'arracher la langue aux imbéciles, aux redoutables et définitifs idiots de ce siècle. Obtenir enfin le mutisme du Bourgeois, quel rêve !
En somme, les plus purs chefs-d'oeuvre sont ceux où l'on ne trouve plus aucun déchet inexpressif de formes, de lignes et de couleurs, mais où tout, absolument tout se résout en pensée et en âme.
Les lignes et les nuances ne sont là que pour nous, les sculpteurs, les signes de réalités cachées. Au-delà des surfaces, nos regards plongent jusqu'à l'esprit.
Il ne peut y avoir aucune disparité dans le mariage comme l'inadéquation de l'esprit et du but.
Les Français savent que, depuis deux ou trois générations, il y a une forme de laisser-aller vis-à-vis de l'autorité et que la société est plus violente du fait d'une intégration pas toujours réussie, d'une immigration mal contrôlée, d'une multiplication des atteintes aux personnes et de l'effacement de l'autorité parentale.
Je suis tout au sujet de la mode, des cheeseburgers et du rouge à lèvres rouge vif.
Alors merci Justin. Sincèrement. Mon tout premier baiser était merveilleux. Et pendant le mois ou à peu près que nous avons duré, et partout où nous sommes allés, les baisers étaient merveilleux. Vous étiez formidable.
Il faut savoir se sacrifier avec joie et aimer quand même.
La peur est une chose insidieuse et mortelle. Cela peut fausser le jugement, geler les réflexes, engendrer des erreurs. Pire, c'est contagieux.
Ma mère a eu une vie incroyable, et elle est quelqu'un à admirer.
Je m'en suis sorti grâce à cette chance d'aller dans l'enseignement privé, et ce n'est pas normal.
Les mines sont des engins triplement créateurs d'emplois puisqu'il faut d'abord les fabriquer, ensuite les poser et enfin les enlever.
Le métier de soldat est l'art du lâche ; c'est l'art d'attaquer sans merci quand on est fort, et de se tenir loin du danger quand on est faible ; voilà tout le secret de la victoire.
Observez bien les hommes : vous trouverez en eux tous les vices, tous les talents et toutes les vertus.
Le problème du langage est dans le cerveau et non dans la mandibule.
Accepter que l'être qui a été et sera encore pour soi un refuge et un bien devienne parfois une chaîne, peut-être est-ce l'unique moyen de rendre au couple une certaine grandeur ?
Nous naissons grands et nous mourons petits.
On est amoureux le jour, on est rêveur la nuit mais à quoi pense-t-on quand il faut vivre ? L'amour et le rêve ne sont qu'une soif de la vie et pour en dévorer pleinement de sa faim, bien d'autres choses sont primordiales à cette vie.
Le premier pas a faire pour arriver au bien, c'est d'oser confesser l'existence du mal et rompre en visière aux charlatans qui le propagent.
Il est certain qu'en France on n'aime plus du tout l'orgue de Barbarie !... Ce n'est plus guère qu'à d'annuels et tricolores « Quatorze Juillet », ou dans des terrains vagues plus propices à des chuchotements d'apaches qu'à la passagère rêverie des mélomanes qu'ils osent encore moudre la mélancolie de leurs tuyaux enroués.
Guillaume est un survivant. Il n'est pas commun de vivre aussi longtemps que lui dans ce milieu, parmi ces hommes de cheval qui mangent comme des loups, boivent comme des trous, et que les coups de sang terrassent quand ils ne sont pas brutalement cassés dans l'exercice de leur métier.
Un tas de colis devant lui comme un éventaire de camelot, le fourrier appelait les lettres en souffrance, au milieu d'une cohue de soldats qui jouaient des coudes et s'écrasaient les pieds. C'était à notre porte, entre le lavoir communal, [...] ► Lire la suite
De New-York à TokyoTout est partout pareilOn prend le même métroVers les mêmes banlieuesTout le monde à la queue leu leuLes néons de la nuitRemplacent le soleilEt sur toutes les radiosOn danse le même discoLe jour est gris, la nuit est bleue.
L'horizon de la langue et la verticalité du style dessinent donc pour l'écrivain une nature, car il ne choisit ni l'une ni l'autre.
On dirait que l'idée de plaisir ne flatte plus personne. Notre société paraît à la fois rassise et violente ; de toute manière : frigide.
L'hosto, quand on y a séjourné longtemps et qu'on a failli y clamser, on y reste toujours un peu. Il vous fascine, vous obsède... on se dit qu'on y reviendra un jour ou l'autre. Il est l'image de notre mort...
Manger, s'habiller et se marier, chacun à son plaisir.
Les stéréotypes ethniques sont ennuyeux, stressants et parfois criminels. Ce n'est tout simplement pas une bonne façon de penser. C'est de la non-pensée. C'est stupide et destructeur.
L'inspiration est largement surestimée. Si vous restez assis et attendez que les nuages se séparent, cela ne risque pas d'arriver. Le plus souvent, le travail est salvateur.
Des hommes sont morts de temps en temps, et les vers les ont mangés, mais pas par amour.
Tirez trop fort les vers du nez d'un homme, et ses secrets s'envolent comme un papillon craintif. Il faut les approcher doucement, attendre qu'ils viennent se poser délicatement sur le bord de votre ouïe.
Quand je fais mes courses avec mon caddy, je ne mets pas de lunettes de soleil. Je vais au travail, comme tout le monde. J'emmène mes enfants à l'école, comme tout le monde. Je mange des trucs comme tout le monde. Et je me dispute avec ma femme, comme tout le monde!
Mon père est tellement amoureux de faire des films, et il est charismatique à ce sujet, qu'il est difficile d'être autour de lui sans vouloir faire des films.
Bruit. Puanteur dans l'oreille. Musique non domestiquée. Produit principal et signe authentique de civilisation.
Plus grande est notre fortune Et plus sombre est notre sort.
L'argent, ça libère un peu de la mort et de la solitude...
Chaque heure fait sa plaie et la dernière achève.
On doit être un logicien ou un grammairien rigoureux, et être en même temps plein de fantaisie et de musique.
L'homo consumens vit dans l'illusion du bonheur, tout en souffrant inconsciemment de son ennui et de sa passivité. Plus il détient de pouvoir sur les machines, et plus il devient impuissant en tant qu'être humain ; plus il consomme et plus il devient l'esclave de ses besoins croissants créés et manipulés par le système industriel.
Les sociétés modernes civilisées se définissent par un procès de décodage et de déterritorialisation. Mais, ce qu'elles déterritorialisent d'un côté, elles le reterritorialisent de l'autre.
Et la jeune femme parlait, soulageant sa peine dans la certitude de ma sympathie : elle parlait comme on boit quand on a soif.
Don Quichotte avait-il peur ? Prenait-il des précautions avant d'attaquer les moulins à vent ? Non, jamais. Son enthousiasme le faisait agir. Et quel sera le sort de Don Quichotte ?
L'olympisme est un renverseur de cloisons. Il réclame l'air et la lumière pour tous. il préconise une éducation sportive généralisée, accessible à tous, ourlée de vaillance virile et d'esprit chevaleresque, mêlée aux manifestations esthétiques et littéraires, servant de moteur à la vie nationale et de foyer à la vie civique.
Les moralistes n'y peuvent rien. Il y a une loi de déshumanisation progressive en vertu de quoi désormais, à l'ordre du jour de la bourgeoisie, il n'y a, il ne peut y avoir maintenance que la violence, la corruption et la barbarie.
Qu'est-ce que la vie ? C'est le scintillement d'une luciole dans la nuit. C'est le souffle d'un buffle en hiver. C'est comme la petite ombre qui traverse les champs et va se perdre dans le coucher du soleil.
J'ay crié de ma voixAu Seigneur maintesfois,Luy faisant ma complaincte,Et n,e m'a repoulsé,Mais toujours exaulcé,De sa montaigne saincte.
On attend des femmes qu'elles soient "féminines", c'est-à-dire souriantes, sympathiques, attentionnées, soumises, discrètes, retenues, voire effacées. Et la prétendue "féminité" n'est souvent pas autre chose qu'une forme de complaisance.