Ce que les hommes ont nommé amitié n'est qu'une société, qu'un ménagement réciproque d'intérêts, et qu'un échange de bons offices ; ce n'est enfin qu'un commerce où l'amour-propre se propose toujours quelque chose à gagner.
Les riches et les pauvres ne peuvent parler le même langage. L'argent érige une barrière entre eux.
Il faut croire en Dieu et aussi dans les hommes pour sauver quelque chose.
Le poète émet, transmet, il est une voix qui se découvre et s'affirme.
L'actualité, c'est ce qui, ce matin, semble être quelque chose et, ce soir, ne sera plus rien.
L'impatient fera des actions de folie, et l'homme dissimulé se rend odieux.
La liberté de choix et d'intelligence en commun est contestée par l'exigence, en tous domaines, de réponses immédiates. Désormais, la vitesse est vraiment devenue notre milieu, nous n'habitons plus la géographie mais le temps mondial.
Dans tous les cas, le jour qui se lève est l'aube d'un nouveau pas sur le chemin de l'évolution, de la croissance de l'être et - qui sait ? - de la sagesse.
La crainte de la mort fait oublier tous les maux, et toutes les incommodités de la vie.
Et pour s'affranchir de la tyrannie tout s'appelle vertu.
Les rêves sont faits pour entrer dans la réalité, en s'y engouffrant avec brutalité, si besoin est. Ils sont faits pour y réinsuffler de l'énergie, de la lumière, de l'inédit, quand elle s'embourbe dans la médiocrité, dans la laideur et la bêtise.
Le ralliement, ça ne marche jamais, ce qui marche, c'est le rassemblement. Derrière le ralliement, il y a le désenchantement, et puis l'effacement. Derrière le rassemblement, il y a le courage et le succès.
Ce sont des gens sans artifices,Qui vous sourient quand ils sont bien,Et vont cacher leurs cicatrices,Parmi les fleurs de leurs jardins.
Je reviens te chercherJe savais que tu m'attendaisJe savais que l'on ne pourraitSe passer l'un de l'autre longtempsJe reviens te chercherBen tu vois, j'ai pas trop changéEt je vois que de ton côtéTu as bien traversé le temps.
En ayant le Roi Philippe, on fait Pâques, Noël et la fête de la Saint Martin.
Toutes choses étaient ensemble, infinies en nombre et en petitesse ; car le petit aussi était infini.
contrairement aux esprits médiocres, les esprits intrépides cherchent la victoire sur les choses qui semblent impossibles... c'est avec une volonté de fer qu'ils s'embarquent le plus audacieux de tous les efforts... pour affronter l'avenir sombre sans crainte et conquérir l'inconnu.
Sans savoir qui je suis et pourquoi je suis ici, la vie est impossible.
Et les enfants ? Ici, pas question de les inscrire à l'école, car il n'y a déjà pas assez de place pour les petits Marseillais.
Qui attend pour te flatter que tu prospères, est l'ami de la circonstance, et non de la personne.
Pour devenir chanteur, il faut travailler, travailler et encore travailler! Peu importe où vous êtes et si vous avez de l'intelligence et une bonne oreille.
À 23 ans, mon agence m'a fait comprendre que je commençais à me faire vieille et qu'il ne me restait plus qu'une année « sérieuse » dans le mannequinat.
Je n'aime pas les mots qu'on jette à la figure qui sont si violents alors que la France a besoin d'apaisement et de rassemblement.
On entend aujourd'hui par fanatisme une folie religieuse, sombre et cruelle. C'est une maladie de l'esprit qui se gagne comme la petite vérole. Les livres la communiquent beaucoup moins que les assemblées et les discours.
L'appartenance à la famille humaine confère à toute personne une sorte de citoyenneté mondiale, lui donnant des droits et des devoirs, les hommes étant unis par une communauté d'origine et de destinée suprême
Mets les rieurs de ton côté - et le bateau chavire. Il te verse avec eux dans le vulgaire.
Je puis délibérer et choisir, mais non revenir sur mes pas quand j'ai choisi.
Avec le monde a commencé une guerre qui doit finir avec le monde, et pas avant : celle de l'homme contre la nature, de l'esprit contre la matière, de la liberté contre la fatalité.
Dieu et le monde ne font qu'un.
L'amour est à l'homme ce que le gril est au pain rassis. Il le dore à l'extérieur, le ramollit à l'intérieur et le laisse plus racorni que jamais.
Parfois pour Dieu, souvent contre lui, et pourtant jamais sans lui.
La grande affaire est de donner à l'enfant une haute idée de sa puissance, et de la soutenir par des victoires ; mais il n'est pas moins important que ces victoires soient pénibles, et remportées sans aucun secours étranger.
Vingt et un an ! C'est chez certains le grand coup d'ailes dans un univers sans frein, sans clôture, sans obstruction, sans défense, sans interdit.
La langue est pour moitié un miroir, pour moitié un grimoire, elle est ombre et clarté et il faut l'accepter dans sa dichotomie sous peine de n'y rien voir faute de contrastes.
Les voyages, ça ressemble à l'amour ! Il y a les amours qui éclairent et ceux qui assombrissent. Tout dépend du coeur qui les vit et les hommes ont le coeur qu'ils peuvent.
Nous plaçons régulièrement la classe politique sous le plancher de la cave dans notre estime collective, et au bout du compte, nous allons tout de même courir la réélire.
Il n'y a aucune connaissance de la terre qui ne commence par l'imagination. Lorsqu'elle disparaît, lorsque se brise la création par l'imaginaire, la curiosité s'évanouit avec elle et le savoir s'épuise.
Peut-être l'immobilité des choses autour de nous leur est-elle imposée par notre certitude que ce sont elles et non pas d'autres, par l'immobilité de notre pensée en face d'elles.
Malheur à qui n'a plus rien à désirer ! On jouit moins de ce qu'on obtient que de ce qu'on espère et l'on n'est heureux qu'avant d'être heureux.
Folie : Kidnapper un mannequin et la gaver de crèmes glacées et de beignets jusqu'à l'explosion finale !
Les critiques sont des hommes qui regardent une bataille depuis un haut lieu puis descendent et tirent sur les survivants.
Penser toute seule, comme quelqu'un qui a reçu une lettre et attend avec impatience un moment de calme pour la lire.
Quand l'expérimentateur déduira des rapports simples de phénomènes précis et d'après des principes connus et établis, le raisonnement se développera d'une façon certaine et nécessaire.
A la compagne de voyageDont les yeux, charmant paysage,font paraître court le chemin;Qu'on est seul peut-être à comprendre,Et qu'on laisse pourtant descendreSans avoir effleuré la main.
Aucune bataille n'est jamais gagnée... la victoire est une illusion de philosophes et d'imbéciles.
Parfois, la vie nous montre des chemins et les efface alors que nous entamons tout juste notre marche.
Je vois le droit comme un processus de transformation et le juriste comme un paysagiste.
Cependant, la démocratie ne peut être définie comme l'existence de parlements et d'élections uniquement.
Quand je me tiens devant une toile, je ne sais jamais ce que je vais faire, et je suis le premier surpris par ce qui sort.
Je ne lis pas mes critiques, mais j'en ai plein et je le ferai quand j'aurai 80 ans.