L'enfance est opposée à l'âge adulte - fleur et fruit - printemps et automne.
Une gangue de bois dur,Deux bras d'embryon,L'homme déchire son ventre,Et adore son membre dressé.
Toute l'année durant chaque brindille de caféier porte à la fois des cerises jumelles acaules et des fleurs et des bourgeons.
Toutes les autres choses ont une part de tout, mais l'Esprit est infini et gouverné par lui-même, et n'est mélangé à rien mais est tout seul par lui-même.
Gardons nos chers pays exempts d'erreurs irréversibles qui nous conduiraient à l'avenir à désirer ces mêmes oiseaux et arbres.
Nous disons souvent au Tibet qu'un homme qui est fort peut se permettre d'être doux tandis que les vantardises et les fanfaronnades sont le propre des faibles.
Ce qui nous détruit le plus efficacement n'est pas un destin malin mais notre propre capacité à nous tromper et à nous dégrader.
Si nous ne voulons pas être dans le Brexit intérieur (...), nous devons tous intégrer et pas seulement expliquer, mais entendre et comprendre, ce que c'est de vivre avec 950 euros par mois quand les additions dans les restaurants parisiens [...] ► Lire la suite
Demandez pardon à Dieu et laissez vos regrets dans le passé !
La politique traite de ce qu'il y a de plus complexe et de plus précieux : la vie, le destin, la liberté des individus, des collectivités, et désormais de l'humanité.
Je voyage beaucoup. Si vous regardez ma valise, tout est extrêmement bien emballé et plié; Les personnes qui voyagent avec moi sont impressionnées par mon organisation. Certains me qualifieraient de maniaque pour cela.
Il est donc vrai que l'exercice de toutes vertus sociales, des services importants rendus à la patrie, une carrière utilement employée ne suffisent pas pour préserver d'une fin sinistre et pour éviter de finir en coupable.
Si j'ai survécu, je le dois d'abord et à coup sûr au hasard, ensuite à la colère, à la volonté de dévoiler ces crimes et, enfin, à une coalition de l'amitié, car j'avais perdu le désir viscéral de vivre.
Le bonheur, c'est une station sur la route entre le pas assez et le trop.
L'homme n'a pas une seule et même vie ; il en a plusieurs mises bout à bout, et c'est sa misère.
Pourquoi, à l'instar des objets, n'existe-t-il pas un bureau des amours perdues et trouvées ?
Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l'un et aimera l'autre, ou bien il s'attachera à l'un et ne tiendra aucun compte de l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l'argent.
Les riches et les pauvres ne peuvent parler le même langage. L'argent érige une barrière entre eux.
La vie nous console de mourir, et la mort de vivre.
Ecrire ? Métier pour introvertis et contemplateurs de nombril.
L'abstinence et le jeun guérissent la plupart des plaintes.
La plupart des hommes qui prospèrent en ce monde oublient ce faisant de vivre et de prendre du plaisir, se réservant pour le jour où ils seront suffisament riches, alors qu'ils ne seront plus en mesure d'en profiter.
Un prêtre, c'est pire quelqu'un qui met toujours, quoi qu'il veuille, le doigt entre l'arbre et l'écorce.
En amour, il suffit de se plaire par ses qualités aimables et par ses agréments. Mais en mariage, pour être heureux, il faut s'aimer, ou du moins, se convenir par ses défauts.
Les choses et les phénomènes se transforment, passent à leurs opposés, reviennent changés, mais ce qui fait que les choses sont les choses n'est pas une chose et reste fixe.
Seule la faiblesse de nos organes et de notre contact avec nous-mêmes nous empêche de nous apercevoir dans un monde de fées.
Chaque poète se taille un langage dans le langage comme s'il découpait un étendard dans le parquet de l'univers, un tapis volant, un autre monde, un Mexique, un lexique. Mais c'est l'ensemble du langage ainsi, qu'il pervertit, déroute, exalte et restitue.
Peut-être l'immobilité des choses autour de nous leur est-elle imposée par notre certitude que ce sont elles et non pas d'autres, par l'immobilité de notre pensée en face d'elles.
Il y a des êtres qui sont tellement laids qu'ils pourraient attaquer leur mère en dommages et intérêts, ils toucheraient sûrement quelque chose.
Je suis maintenant plus au clair avec ce que je suis, et je sais quand m'effacer [...] mais je ne pense pas que je me connaîtrai un jour complètement. Je connais mes racines et je connais mon but, mais mon caractère lui, continue d'évoluer.
Nul ne pense par lui-même sans un détour par les autres, et notamment par ce qui a été pensé avant lui.
Je hais la douleur, et je crains la douleur de coeur par-dessus tout.
Puisque l'on connaît le passé et que l'on vit au présent, pourquoi ne pourrait-on pas croiser l'avenir en rêve ?
Ce dont on ne peut parler, c'est aussi ce qu'on ne peut apaiser ; et si on ne l'apaise pas, les blessures continuent à s'ulcérer de génération en génération.
Donnez au garçon l'idée qu'il a un corps merveilleux, qu'il doit le garder et le développer comme étant l'oeuvre et le temple de Dieu.
Pour distinguer le bien et le mal, les Parias même n'ont pas besoin de livres.
Tout a une explication naturelle. La lune n'est pas un dieu mais un grand rocher et le soleil un rocher brûlant.
Mon succès et tout ce que j'ai fait de bien, je le dois à ma mère.
Le ciel était clair - remarquablement clair - et le scintillement de toutes les étoiles semblait n'être que le battement d'un corps, chronométré par une pulsation commune.
Dans les maisons modernes, il y a deux sortes de voisins : ceux du dessus qui font toujours du bruit, et ceux du dessous qui se plaignent toujours pour rien.
Epargner ceux qui se soumettent et dompter les superbes.
Je ne t'aime pas... je t'adore... Et même je te hais un peu.
On ne peut parler d'amour et de théâtre qu'à bâtons rompus.
Se marier à l'église et à la mairie, c'est ficeler un paquet avec un double noeud. On a tellement peur que ça ne tienne pas !
Le corps : une paire de pincettes fixée à un soufflet et à une bouilloire, le tout monté sur des échasses.
La Bible assure que lorsque Dieu eut fabriqué l'homme et la femme, il en pleura. Comme on le comprend !
Il y en a trois qui se partagent le monde de leurs sectes et de leurs doctrines : Moïse, Jésus, Mahomet ; Moïse, le premier rendit fous les juifs ; Jésus les chrétiens ; Mahomet les païens.
Avec les femmes, c'est toujours la même chose ; d'abord au bras, puis dans les bras, puis sur les bras. Avec elles, on va à chaque fois des petits mots aux grands mots et enfin, aux gros mots.
Nous plaçons régulièrement la classe politique sous le plancher de la cave dans notre estime collective, et au bout du compte, nous allons tout de même courir la réélire.
Défier le pouvoir, c'est braver la faim et la soif.