La culture est d'autant plus intéressante qu'elle sert à corriger la nature. La nature est rude, ennemie, tandis que la culture permet à l'homme d'agir avec un gain d'effort et de temps. La culture libère le corps de l'esclavage du travail, elle le dispose à la contemplation.
Nous sommes tous à la recherche d'une frontière, une ligne claire entre le rêve et la réalité.
En littérature, tout est ainsi donné à comprendre, et pourtant, comme dans notre vie même, il n'y a pour finir rien à comprendre.
Il y a des visions qui se sont gravées dans ma mémoire et beaucoup a été oublié, mais la méfiance est restée inscrite dans mon corps, et aujourd'hui encore je m'arrête tous les quelques pas pour écouter.
Les circonscriptions révolutionnaires impliquent toujours une alliance tacite entre les moins aliénés et les plus opprimés.
Il y avait une forme d'aliénation, qui fait que, je le crois, il faut un minimum de liberté pour aimer. Et ma mère, en définitive, n'a aimer qu'une personne au monde et c'est mon père.
Au cours du long processus de l'histoire, en s'appuyant sur notre propre diligence, courage et sagesse, le peuple chinois a ouvert une bonne et belle maison où tous les groupes ethniques vivent en harmonie et ont favorisé une excellente culture qui ne se fane jamais.
Je me définis comme le plus normal et honnête possible. Je ne suis pas un artiste, je suis un artisan.
Cette campagne a eu des hauts et des bas, mais, à travers elle, nous avons rassemblé notre parti et notre pays. L'heure du dernier chapitre est venue. Allons-y !
Ces derniers jours, l'ampleur de dévastation, de colère, de tristesse que j'ai ressenties a été pour le moins accablante. Regarder mon peuple se faire assassiner et lyncher jour après jour a poussé mon coeur dans ses retranchements (ndlr : Au sujet de la mort de George Floyd).
La compassion n'est pas une affaire religieuse, c'est une affaire humaine, ce n'est pas un luxe, c'est essentiel pour notre paix et notre stabilité mentale, c'est essentiel pour la survie de l'homme.
J'ai dû lire Wuthering Heights pour l'anglais et je n'ai jamais aimé un livre dans ma vie autant que celui-là.
Je ne pense pas que nous devrions jamais regretter quoi que ce soit que nous faisons. Je pense que nous devons accepter les conséquences et que nous apprenons de nos erreurs, et c'est comme ça que nous grandissons en tant que personne.
J'étais plutôt libre, et j'ai toujours fait ce que je voulais faire, parfois sans écouter les gens qui m'ont prévenu de ne pas faire ceci ou cela.
Vous devez penser que nous, qui ne sommes pas de la ville, nous sommes de drôles de cinglés. Et bien, je suppose que vous avez raison. Ha ha ha ha, oui nous dansons un furieux ennui.
Vas-y Stefan, torture moi, garde moi prisonnière ou réduis moi en poussière, ça ne changera pas la vérité. Je ne t'ai jamais forcée à m'aimer. C'était réel, et ça l'était pour moi aussi.
L'adolescence c'est quand on passe un samedi soir à la maison assis à ne rien faire et que, lorsque le téléphone sonne, on espère que ce ne soit pas pour nous.
La frontière est de plus en plus floue entre le cinéma tel qu'on le conçoit depuis sa création et la métamorphose qu'il est en train d'opérer.
Mon enfance, c'est un poison que j'ai dans le sang et y a que quand je serai morte que j'en souffrirai plus.
Si le monde entier est une scène et si nous ne sommes que les comédiens, à quand, diable, l'entracte ?
Une affaire est une affaire, et c'est toujours une victoire pour l'une des deux parties.
Les traits de caractère qui permettent à un être d'acquérir une grande fortune sont presque toujours ceux qui l'empêchent aussi d'en tirer des jouissances autres que celles du pouvoir et du travail.
Pourquoi l'amour est-il toujours si mécontent de lui, et pourquoi l'amour-propre en est-il toujours si content ? C'est que tout est recette pour l'un, et que tout est dépense pour l'autre.
L'art italien a cela de commun avec tous les arts fortement constitués, qu'il est à la fois cosmopolite parce qu'il est allé partout, et très altier parce qu'il s'est suffi.
Plus les plaisirs vous sont petits et rares, moins on se résigne à les lâcher.
Quand tout est pur et clair dans votre esprit, personne ne peut vous créer d'obstacles.
Partout et toujours, ce sont les conditions et les moyens de puissance économiques qui aident la "violence" à remporter la victoire, sans laquelle elle cesse d'être violence.
Les filles sont un autre monde, et je m'en souviendrai. Elles deviendront cet ailleurs difficile où je te reconnais, pays à inventer pour le bonheur de passer la frontière.
Écrire le corps des femmes. Les ombres. Son ventre et son génie, la nuque douce qui déboule, coule, jusqu'au bas du dos. Les épaules pour s'agripper l'un à l'autre, le ventre écrasé contre les fesses rondes et chaudes. Animal.
On écoutait Charlie Parker et John Coltrane. Leur souffrance me donnait du sens.
Mon père et lui ont eu une de ces amitiés anglaises qui commencent en évitant des intimités et éliminent par la suite tout à fait la parole.
Comment comprendre le maoïsme sans mesurer, d'abord, la somme de souffrance et de deuils que Mao et les siens ont endurée.
C'est tout maintenant, vous voyez : demain a commencé hier et hier ne sera pas fini avant demain.
La couleur à certains endroits a la grande valeur de rendre les contours et les plans structurels plus énergiques.
C'est l'écrivain qui pourrait capter l'imagination des jeunes et planter une graine qui fleurira et se concrétisera.
Je crois que la vie est une série de quasi-accidents. Une grande partie de ce que nous attribuons à la chance n'est pas du tout de la chance. C'est saisir le jour et accepter la responsabilité de votre avenir. C'est voir ce que les autres ne voient pas et poursuivre cette vision.
Le plus offensant n'est pas leur mensonge - on peut toujours pardonner le mensonge - le mensonge est une chose délicieuse, car cela conduit à la vérité - ce qui est offensant, c'est qu'ils mentent et vénèrent leur propre mensonge.
Les violences invisibles sont souvent bancaires, téléphoniques, informatiques à commettre le pire à votre e-réputation mais encore elles sont aussi jalousies et pathologies toxiques.
Je veux que ma petite fille me dise qui elle est afin que je puisse l'encourager et ne pas imposer mes désirs pour elle sur sa vie. Je veux qu'elle rêve grand et sache que si elle veut gagner, elle peut avoir n'importe quoi - et devenir n'importe quoi.
Je suis accro au ketchup, j'en mange à tous les repas. Matin, midi et soir. J'ai toujours une bouteille sous la main.
Viens, mon adorable moitié, je t'attends, oui je te veux, tu es à moi, tu me le dis, ne dois-je pas le croire ? Viens donc dans les bras de celle qui t'adore, celle qui t'aime, et qui ne vit que pour toi.
Je suis malade, tu sais ce n'était pas si dur, je le vivais plutôt bien, je l'avais accepté et puis tu es entré dans ma vie. J'ai peur de ne plus être avec toi.
On ne souhaite pas des choses faciles, on souhaite de grande choses, des choses ambitieuses, hors de portée. On fait des voeux parce qu'on a besoin d'aide et qu'on a peur. Et on sait qu'on en demande peut-être un peu trop. On continue à faire des voeux pourtant, parce que, parfois, ils se réalisent.
D'habitude, je vais à Cannes pour un film ou pour remettre un prix : on fait un petit tour et on s'en va.
Les hommes sont ce qu'ils sont, et ce qu'ils font c'est leur affaire.
"Lorsque l'enfant paraît...", je prends mon chapeau et je m'en vais.
Il est de parfaits corps et de parfaits visages. Il n'y a pas de coeurs parfaits.
La vie n'est qu'un flux et un reflux perpétuel de contradictions.
Pendant des années on se résigne à l'idée que les gens ne se souviennent pas, ne se soucient pas réellement de vous ; et puis un jour on comprend que c'est Dieu qui ne se soucie pas de vous ; [...] ► Lire la suite
Quand je rêve de toi, je me console de toi en te préférant à toi, en te reprenant comme tu étais aux premiers temps, chaude et frissonnante, triomphante et perdue.