De toutes les productions de l'esprit, l'oeuvre théâtrale est la plus fragile et la plus brillante, la plus glorieuse et la plus humiliée.
On doit apporter à ses enfants quelque chose qu'on est allé trouver seule et qu'on leur rapporte d'un monde dans lequel ils ne sont pas.
On n'a pas toujours besoin des mots de l'amour pour parler de l'amour, on a besoin du grave et du léger, pas du sérieux, surtout pas du sérieux, grave et léger, larmes et rires.
Vouloir tout voir et tout savoir sur chacun d'entre nous, c'est tenter de réaliser une véritable "police des images", qui serait à la paix ce que la "guerre des images" est déjà aux derniers conflits internationaux.
La bibliographie se fait après et non avant d'aborder un sujet de recherche.
Ne jamais trouver toutes les qualités que l'on cherche réunies en un seul membre du sexe opposé ! D'un côté, l'abîme béant du compromis. De l'autre, l'existence survoltée et répréhensible de l'homme infidèle.
Il faut penser à loisir, et exécuter promptement.
Les enfants c'est comme les plants de fraisiers, on les enveloppe dans de la paille pour les protéger du froid et ils se tirent par les côtés.
Il est difficile de provoquer de l'ennui chez un Anglais, et quand vous y parvenez, il le prend seulement comme une marque de politesse.
Si on savait ce que pensent et disent de nous nos meilleurs amis, nous serions horrifiés. Impression d'être trahis, dupés, rage sourde d'avoir trop livré de soi-même pour en arriver à ces misères.
Cela fait quatre ans que je suis ministre et candidat, qu'est-ce que cela changerait si je l'étais un mois de plus ?
Et plus je l'ignorais et plus je tombais amoureux d'elle. Comme une maladie. Tu éternues, une fois, deux fois, tu frissonnes et voilà. C'est trop tard.
Si j'avais le malheur de ne voir dans le capital que l'avantage de capitalistes, et de ne saisir ainsi qu'un côté, et, assurément, le côté le plus étroit et le moins consolant de la science économique, je me ferais Socialiste [...] ► Lire la suite
Chaque 1er août, j'attelle la caravane à la voiture, et on va la promener. Il ne faut pas trop se plaindre. Un chien, par exemple, ça se sort tous les jours.
Là où il n'y a le choix qu'entre lâcheté et violence, je conseillerai violence.
Pour mieux nous leurrer et nous tenir sous leur joug, nos ennemis de classe nous ont seriné que la justice immanente n'a que faire de la force.
L'Irak triomphera et avec l'Irak notre nation arabe et l'humanité triompheront également.
Nous sommes une matière sur laquelle les rêves sont faits ; et notre petite vie s'arrondit d'un sommeil.
Ma vie, ma lecture, tout de moi tourne autour du cinéma. Donc pour moi, le cinéma c'est la vie, et vice-versa.
César avait raison de préférer la première place dans un village à la seconde à Rome. Non par ambition, ou par vaine gloire, mais parce que l'homme placé en second n'a le choix qu'entre les dangers de l'obéissance, ceux de la révolte, et ceux, plus graves, du compromis.
Soyez votre propre artiste et soyez toujours confiant dans ce que vous faites. Si vous n'allez pas avoir confiance en vous, autant ne pas le faire.
Je pense que nous vivons dans des temps égoïstes. Je suis le premier à dire que je suis le plus égoïste. Nous vivons dans le soi-disant «premier monde», et nous pouvons être les premiers dans beaucoup de choses comme la technologie, mais nous sommes en retard dans l'empathie.
J'ai toujours pensé que l'arme la plus puissante au monde était la bombe et c'est pourquoi je l'ai donné à mon peuple, mais je suis arrivé à la conclusion que l'arme la plus puissante au monde n'est pas la bombe mais la vérité.
C'est Dieu qui vous a créés, vous et ce que vous faites.
Une des portes du Paradis est appelée "Porte de Rayâne" - La Porte des Rafraîchissements. Seuls ceux qui jeûnent la franchiront. Il sera dit : Où sont ceux qui jeûnaient ?" Ils se lèveront alors et entreront. Aucune autre personne ne la franchira. Elle sera refermée à jamais.
L'amour non-dit vous étreint le coeur, qui vous fait tour à tour souffrir et espérer.
L'art doit découvrir et révéler la beauté que le préjugé et la caricature ont dissimulée.
La loi nous oblige à faire ce qui est dit et non ce qui est juste.
Et rien, pas même Dieu, n'est plus grand pour chacun que lui-même.
Nous vivons ici-bas dans un mélange de temps et d'éternité. L'enfer serait du temps pur.
La vie, c'est peindre une image, et non faire une somme.
Les courtes peines, et qui sont suivies de bonheur, ne détruisent pas le goût des plaisirs, au contraire, elles l'aiguisent.
L'enfer n'est plus sous nos pieds mais dans nos têtes parce que l'imagination et le rêve se meurent.
L'écrivain de par la nature de sa profession est un rêveur et un rêveur conscient. Il doit imaginer, et l'imagination nécessite de l'humilité, de l'amour et un grand courage.
La mémoire, comme le coeur, se laisse abuser, et souvent pas celui-ci comme de juste.
Les êtres cachés et fuyants oublient de fuir quand le poète les appelle par leur vrai nom.
Les systèmes politiques fonctionnent sur cette entité nébuleuse dont l'existence n'est plus que statique et dont le seul mode d'apparition est le sondage.
A eux sept, ils ont deux pains, et moi, le pauvre, un seul.
Une forte vie intérieure se suffit à elle-même et ferait fondre vingt années de banquise.
La gravité du péché dépend de l'insondable malice du coeur, et les êtres finis ne peuvent la connaître sans l'aide de la révélation.
Allez-y, faites-moi la peau, bande de fumiers et de lâches. Je m'en fous, j'ai pas envie de vivre, surtout dans un monde aussi dégueulasse que celui-ci.
Trop de capitaines et le vaisseau va sombrer.
Je considère la cuisine de rue comme l'antidote à la restauration rapide ; c'est l'alternative claire au roi, au clown et au colonel.
Une de mes convictions profondes est que toute démocratie dépend d'une presse libre et saine.
L'orgueil vient à notre aide ; et l'orgueil n'est pas une mauvaise chose quand il se contente de nous pousser à cacher nos propres blessures, et non à blesser autrui.
L'homo sapiens est beaucoup plus porté à l'excès que ses prédécesseurs et son règne correspond à un débordement de l'onirisme, de l'éros, de l'effectivité, de la violence.
Je suis un homme qui a passé plus d'un demi-siècle à accompagner ostensiblement et visiblement Yves Saint Laurent tout au long de sa vie - mais pas seulement. Dans le passé et encore aujourd'hui, j'ai été derrière de nombreux créateurs [...] ► Lire la suite
Nul question de patriarcat, le monde se construit homme-femme et femme-homme tout est paritaire depuis l'aube des temps.
Fille trop vue, et robe trop vêtue, ne sont pas bien chères tenues.
René était super protecteur, il m'entourait des meilleures personnes et j'avais pas grand chose à dire ou à faire car tout était déjà fait.