L'homme sans aucun appui et sans aucun secours est condamné chaque instant à inventer l'homme.
Tous les hommes sont fous, et qui n'en veut point voir doit rester dans sa chambre et casser son miroir.
Je n'ai vu dans le monde que des dîners sans digestion, des soupers sans plaisir, des conversations sans confiance, des liaisons sans amitié et des coucheries sans amour.
Pourquoi l'amour et la souffrance vivent-ils ensemble ? Parce que c'est un couple.
L'amour n'est significatif que parce que fragile. Le langage du coeur amoureux est délicieusement irréel, et c'est peut-être cela qui en fait la force.
Pareil à la fleur, l'homme s'épanouit et se fane, il s'efface comme une ombre.
Le mensonge c'est la foi des maîtres et des esclaves ! La vérité, c'est le dieu des hommes libres !
La certitude de l'amour est absolue et n'a plus besoin de preuves.
Le pouvoir symbolique ne peut s'exercer sans la contribution de ceux qui le subissent et qui ne le subissent que parce qu'ils le construisent comme tel.
Je voudrais inventer un blues blanc. Je voudrais chanter un blues blanc. Comme ça pour sourire, pour la blonde. Je voudrais dire à ma blonde que même quand je ne suis pas là, quand je suis de l'autre côté de [...] ► Lire la suite
La chose la plus importante est la perspicacité, c'est-à-dire être - curieux - de se demander, de réfléchir et de se demander pourquoi l'homme fait ce qu'il fait.
L'homme doit développer pour tout conflit humain une méthode qui rejette la vengeance, l'agression et les représailles. Le fondement d'une telle méthode est l'amour.
Rebelle, passionnée, infatigable. Et libre. Farouchement libre.
La mesure d'une société se trouve dans la façon dont elle traite ses citoyens les plus faibles et les plus impuissants.
Obéissez à la voix intérieure - elle nous commande de donner de nous-mêmes et d'aider les autres. Tant que nous avons la capacité de donner, nous sommes vivants.
Trop haut, c'est l'impossible ; trop bas ce sont les feuilles mortes. La vie n'est pas là ; regardez directement devant vous, à hauteur d'hommes, et vous la verrez.
Chaque homme a trois caractères : celui qu'il a, celui qu'il montre, et celui qu'il croit avoir.
Beaucoup de brèves folies, c'est là ce que vous appelez l'amour. Et votre mariage met fin à beaucoup de brèves folies par une longue sottise.
L'existence de Dieu implique l'abdication de la raison et de la justice humaine, elle est la négation de l'humaine liberté et aboutit nécessairement à un esclavage non seulement théorique mais pratique.
Dieu demeure le mystère absolu et impénétrable, et ce n'est qu'en le reconnaissant comme tel qu'on peut saisir Dieu comme un "lui".
La religion est un pont entre nous et Dieu, malheureusement certains préfèrent nager et souvent ils se noient.
La solitude est riche quand on la traverse et que quelqu'un nous attend.
On ne peut pas commencer un poème sans une parcelle d'erreur sur soi et sur le monde, sans une paille d'innocence aux premiers mots.
Une seule maxime peut expliquer la rigidité et l'intolérance des dogmes religieux : "Le premier jour, l'homme créa Dieu à son image".
Le fait est que les qualités, toutes les qualités, réclament une constante vigilance, un esprit critique jamais en défaut, un travail continuel de l'intelligence et du coeur.
Voici donc la mélodie, vénéneuse et bouffonne, de la chair exhibée, offerte, captée. L'indécence des corps tordus, défaits, cambrés, remodelés, traversés. L'illumination de la fièvre, de la débauche, du débordement.
Plus l'enveloppe devient une obsession, plus on a tendance à se replier sur soi et, là, on vieillit.
Ce dont nous avons besoin, c'est d'amour, pour nous guider et nous protéger.
- Deux putes douteuses et un raciste de bout d'homme... j'rentre à la maison je crois. - Ouais j'crois que je t'accompagne.
Il existe un mot qui désigne l'acte de donner et celui de prendre, la charité et l'avidité, la bienfaisance et la convoitise, c'est le mot amour.
Ne te moque pas de ma demeure La poutre en est inclinée et la chambre petite Mais la lune qui brille sur la montagne est à moi.
Dans la peinture, il s'établit comme un pont mystérieux entre l'âme des personnages et celle du spectateur.
L'homme n'existe que par la société et la société ne le forme que pour elle.
Celui qui est sévère envers lui-même et indulgent envers les autres évite les mécontentements.
Ce n'a jamais été bien de raccommoder les vêtements. Jetez-les quand ils ont des trous et achetez-en de neufs. Raccommoder, c'est antisocial.
L'étude des mathématiques est comme le Nil, qui commence en modestie et finit en magnificence.
La révolution est une grande dévoratrice de gens de caractère. Elle pousse les plus courageux à leur extermination et elle vide les moins résistants.
Lorsque quelque chose a été dit et bien dit, n'aie pas de scrupules. Prends-le et copie-le.
Un imprimeur est un homme qui ne manque pas de caractère et qui cherche à faire bonne impression.
L'évidence porte souvent un cruel mensonge et la logique une pitoyable contradiction.
Le sacrifice est une fête entre l'âme et Dieu...
Le premier qui parle montre du courage, le deuxième en profite indûment, quant au dernier, ses paroles paraissent plus sages et plus raisonnables que celles des autres.
La haute tragédie est l'école des grands hommes ; elle doit être celle des rois et des peuples ; c'est le point le plus élevé auquel un poète puisse parvenir.
La vie n'est qu'un long rire, le reste n'est qu'apparence et tromperie.
La supériorité de l'instinct sur l'intelligence est indéniable mais la culture et la civilisation nous ont éloignés de l'instinct.
De tous les exercices, l'homosexualité est le plus sain. Presque tout se passe en plein air... et il faut tellement marcher !
Quand vous êtes mort et que quelqu'un crie "Debout là-dedans, c'est l'heure de se lever", c'est difficile d'enfiler ses pantoufles.
Les machines reviendront, sans doute. L'homme connaîtra, de nouveau, la joie de faire travailler à sa place les esclaves de cuivre et d'acier. En attendant, il comprend avec tristesse que les victoires de la civilisation sont enivrantes, mais précaires et [...] ► Lire la suite
Les amis sont un sale race. Ils ne sont bons qu'à deux choses : dîner en notre compagnie et prendre un air triste devant notre tombe.
Oui, je vous aime, mais non, pas d'une passion perverse et déshonorante. Non, mais d'un amour honnête et profond. Pour tout dire, conjugal.