Il y a ceux qui ont peur de la vie et ceux qui ont peur de la mort. En fait ce sont les mêmes...
Un seul mauvais exemple, une fois donné, est capable de corrompre toute une nation, et l'habitude devient une tyrannie.
L'amour sous forme de désir et de privation diminue l'estime de soi.
Le non-alignement et une politique africaine sans distinction ont été depuis lors deux constantes dans toutes nos décisions.
Les nouveaux amis que nous nous faisons après avoir atteint un certain âge et par qui nous voudrions remplacer ceux que nous avons perdus sont à nos anciens amis ce que les yeux de verre, les fausses dents et les [...] ► Lire la suite
Pourriez-vous regarder un animal dans les yeux et lui dire : mon appétit est plus important que ta souffrance ?
- Tu sais ce qui se passera si tu retournes en taule... - J'enculerai ton père sous la douche et j'me f'rai un sandwich ! Alors tu m'emballes connard ?
Comme il y a chien et chat dans chaque sexe, il faut être alternativement chien avec les chats et chat avec les chiens.
Tandis qu'un animal se tapit dans le noir pour mourir, un homme cherche la lumière. Il veut mourir chez lui, dans son élément, et les ténèbres ne sont pas son élément.
La beauté est un don naturel qui échoit tout aussi bien à la plus misérable des femmes qu'à la plus digne et à la plus aimée.
On serre toujours contre son sein celui qu'on aime et l'art d'écrire n'est que l'art d'allonger ses bras.
Le paysan et ses rides, la terre et ses sillons ont une seule et même signification.
Il y a un chant endormi dans toutes choses qui rêvent sans fin et le monde se mettra à chanter, si tu trouves le maître mot.
Et ruisselle à jamais Sur le chemin L'eau d'une heure de pluie Dans la lumière.
L'instruction doit être la même pour les femmes et pour les hommes.
On parle beaucoup trop aux enfants du passé et pas assez de l'avenir - c'est-à-dire trop des autres et pas assez d'eux-mêmes.
Les médisants ressemblent aux malheureux qui n'ont pas eu leur part d'événements et doivent mener aux dépens de leurs voisins une existence parasitaire.
La culpabilité et le péché ne sont que peurs du passé.
En France, le premier jour est pour l'engouement, le second pour la critique et le troisième pour l'indifférence.
Pourquoi faut-il que l'amour qui est si doux d'aspect, mis à l'épreuve, soit si tyrannique et si brutal ?
Il suffit de dire ce qu'on pense, sans même outrer sa pensée, pour paraître singulier ; à condition de penser quelque chose et non pas à quelque chose.
Prudence et langueur ont vaincu plus de résistance qu'audace et provocation.
La règle du sage, pour gouverner, est d'ouvrir les coeurs et d'emplir les ventres.
Parler c'est fatigant et ça complique tout, l'essentiel est de pouvoir marcher côté à côte dans les rues ou rêvasser ensemble en haut d'une grange.
Vouloir écrire l'amour, c'est affronter le gâchis du langage : cette région d'affolement où le langage est à la fois trop et trop peu, excessif (par l'expansion illimitée du moi, par la submersion émotive) et pauvre (par les codes sur quoi l'amour le rabat et l'aplatit).
Les amis sont un sale race. Ils ne sont bons qu'à deux choses : dîner en notre compagnie et prendre un air triste devant notre tombe.
Je donnerai tout pour gagner la Ligue des champions, le championnat et la Coupe de France.
Bourgeois parvenus qui tirent l'échelle après eux et ne veulent pas laisser monter le peuple.
La grâce, c'est peut-être de voir ce qu'il faut choisir et ce à quoi il faut renoncer.
Le bon domestique est celui qui sert avec exactitude et se sert avec discrétion.
Une démocratie peut se rétablir rapidement d'un désastre matériel ou économique, mais quand ses convictions morales faiblissent, il devient facile pour les démagogues et les charlatans de prêcher. Alors tyrannie et oppression passent à l'ordre du jour.
Nul besoin de temples, nul besoin de philosophies compliquées. Notre cerveau et notre coeur sont nos temples.
C'est la différence qu'il y a entre une belle chose, et même sublime, et quelque chose de parfait. Le parfait est toujours un peu médiocre.
La connaissance est à la fois un désir et la découverte de ce qu'on a cherché.
Le risque zéro n'existe pas et se lancer dans une surenchère répressive repose sur un pari perdu d'avance.
La jalousie, la convoitise et l'ambition mènent l'homme au cimetière.
Et sinon, je suis végétarien, je ne me nourris que de salades, de fruits et de piments.
Faire l'amour est un plaisir, un appétit, un besoin, un amusement, et non pas un devoir.
Après tout c'est moi qui vous ai branchés toi et beau gosse !
Écoutez ici, vous êtes dans un hôpital, il y a des personnes malades alors dormez et évitez de me faire perdre mon temps.
C'est l'instinct qui, pressentant la menace d'une perte si immense et si irrévocable, fait que l'esprit se rebelle quand il en prend la mesure.
En 7 jours, Dieu créa le monde et en 7 secondes, j'ai anéanti le mien.
Le désir sexuel est une faim de l'autre, et ressemble par bien des côtés à une pulsion cannibalesque.
Le quiproquo, c'est d'abord la vie même qui en est un, et le plus compliqué de tous.
Tous les hommes sont fous, et qui n'en veut point voir doit rester dans sa chambre et casser son miroir.
La lutte donne au triomphe la saveur de la passion, et la victoire embellit la conquête.
L'homme est composé d'un corps et d'une âme. C'est incomplet. Il faut dire : d'un corps, d'une âme et d'une femme.
Le monde est un menteur : il nous promet des plaisirs et il ne donne que des peines.
Avec la fin de l'amour, apparaissent les rois mages : la mélancolie, le silence et la joie.
La meilleure façon de servir la République est de redonner force et tenue au langage.