L'ordre et la discipline s'accommodent très bien d'être éternels.
Toute chose peut en maîtriser une autre, cette règle ne vaut pas que dans la nature, c'en est une aussi chez les hommes.
Rien de plus facile que d'obtenir d'autrui obéissance et fidélité : il suffit de lui trouver du génie.
Aucune règle n'existe, les exemples ne viennent qu'au secours des règles en peine d'exister.
Le sport va chercher la peur pour la dominer, la fatigue pour en triompher, la difficulté pour la vaincre.
Tout ordre qui élimine l'esthétique comme langue et la séduction comme parole implique inévitablement la dictature.
Ce qu'un homme pense de lui-même, voilà ce qui règle ou plutôt indique son destin.
Dans le sport professionnel actuel, il est deux certitudes : sans fric, on ne va nulle part, mais avec du fric, on ne va pas nécessairement quelque part.
Le sport qui n'évolue pas dans le sens des médias va mourir à petit feu.
S'il est vrai qu'il est plus facile pour un chameau de passer à travers le chas d'une aiguille que pour un riche d'entrer au Royaume des cieux, un constat s'impose : il n'y a pas de sport professionnel au paradis.