Il faut que la queue du diable lui soit soudée, chevillée et vissée à l'échine d'une façon bien triomphante pour qu'elle résiste à l'innombrable multitude de gens qui la tirent perpétuellement.
Nous ne sommes hommes et nous ne tenons les uns aux autres que par nos paroles.
Deux peuvent parler et le troisième écouter, mais trois personnes ne peuvent prendre part à une conversation sincère et profonde.
Il est probable qu'il existe un plus grand nombre de définitions de l'homme que d'aucun autre animal, et pour cause : n'est-ce pas lui qui donne les définitions?
Un diable est impensable ; car il répugne au bon sens d'admettre un diable qui sache pertinemment ce qu'est le mal et qui veuille néanmoins le mal.
La soif d'égalité n'est souvent qu'une forme avouable du désir d'avoir des inférieurs et pas des supérieurs.
Peut-être ne suffisait-il pas de cesser d'appeler relation avec Dieu, ou avec les dieux, la très vieille relation de l'homme et de l'univers, pour qu'elle cessât d'exister.
Ce quelque chose que seul le temps peut faire et qu'on appelle - parce qu'on ne sait pas ce que c'est - fatalité.
Les événements sont comme les trapèzes : il y a une coïncidence et une seule qui permet de passer de l'un à l'autre.
L'horreur et la fatalité se sont données carrière dans tous les siècles.
Si l'homme a tant de mal à voir le bon côté de la femme, c'est parce qu'elle est trop souvent assise dessus. Et si la femme a tant de mal à voir le bon côté de l'homme, c'est simplement parce qu'il n'en a pas.
D'où vient qu'un boiteux ne nous irrite pas et qu'un esprit boiteux nous irrite ? A cause qu'un boiteux reconnaît que nous allons droit et qu'un esprit boiteux dit que c'est nous qui boitons.
Bien est donc vrai qu'aux hommes misérables, Aveugles, imprudents, inquiets, variables, Pas n'appartient de faire des souhaits, Et que peu d'entre eux sont capables De bien user des dons que le Ciel leur a faits.
Le tableau et le peintre se séparent quand ils ne sont plus d'aucun secours, l'un pour l'autre. Quand le tableau ne sait plus nourrir le peintre, quand le peintre ne sait plus nourrir sa peinture.
Pour les riches il y a le ballet et pour les pauvres les contorsions de la rue.
La peur d'être seul n'est bien souvent que l'horreur du vide, et il se pourrait que la solitude fût la véritable épreuve des êtres.
Le journal de mes nuits dit que tu es une reine et le journal du matin dit que tu es mienne.
Pour me comprendreIl faudrait connaître mes nuitsMes rêves d'amourEt puis mes longues insomniesQuand vient le jourLa peur d'affronter la vie.
Ce qu'on ne doit point voir, qu'un récit nous l'expose :Les yeux en le voyant saisiront mieux la chose ;Mais il est des objets que l'art judicieuxDoit offrir à l'oreille et reculer des yeux.
Une de mes convictions profondes est que toute démocratie dépend d'une presse libre et saine.
C'est l'arabo-islamisme qui a abouti à l'asservissement et à la dégradation de la femme chez nous.
J'ai très tôt renoncé à la viande et un jour viendra où les hommes tels que moi proscriront le meurtre des animaux comme ils proscrivent aujourd'hui le meurtre de leurs semblables.
Ce qui est bien avec Noël, c'est que c'est obligatoire, comme un orage, et nous le vivons tous ensemble.
Pour peser dans le monde de demain, pour défendre nos valeurs et notre modèle de développement, la France a besoin de l'Europe et l'Europe a besoin de la France.
Nous devons apprendre à nous aimer d'abord, dans toute notre gloire et nos imperfections. Si nous ne pouvons pas nous aimer nous-mêmes, nous ne pouvons pas pleinement nous ouvrir à notre capacité d'aimer les autres ou à notre potentiel de création.
Si je fais bien mon travail, je n'écris pas le dialogue; les personnages disent le dialogue, et je ne fais que le noter.
Le marché unique est nécessaire pour réduire la fracture numérique, objectif prioritaire de l'Union européenne. Cependant, cette transition vers un nouveau cadre de régulation et de fourniture de communications électroniques doit se faire dans le respect des citoyens et des consommateurs en apportant la transparence et la sécurité nécessaires à une bonne utilisation des télécommunications.
Les sens n'ont pas la moindre supériorité sur l'esprit, et l'inverse est également vrai. Ils forment un tout, ils se valent.
Les illusions tombent l'une après l'autre, comme les écorces d'un fruit, et le fruit, c'est l'expérience. Sa saveur est amère.
L'envie a le teint livide et les discours calomnieux.
Il n'est de souvenir douloureux que des morts. Or ceux-ci se détruisent vite, et il ne reste plus autour de leurs tombes mêmes que la beauté de la nature, le silence, la pureté de l'air.
Parfois ce que je désire et ce que je ne désire pas se font tant de concessions qu'ils en viennent à se rassembler.
Autrefois, quand on était las et dégoûté du monde, on entrait au couvent ; et lorsqu'on avait du bon sens, on y restait. Aujourd'hui, quand on est las et dégoûté du monde, on entre dans la révolution, et lorsqu'on est intelligent, on en sort.
L'appréhension de la souffrance est pire que la souffrance elle-même. Et l'être le plus démuni trouve en lui des ressources inespérées de courage dès que la bête fond sur lui.
Le temps ne se comprend qu'à partir de l'éternité, et celle-ci ne se devine qu'à partir du temps. Ce qui nous fait une belle jambe.
Nous ne maîtrisons que ce que nous trouvons finalement ridicule, c'est seulement lorsque nous trouvons le monde et la vie qu'on y mène ridicules que nous avançons, il n'y a pas d'autre, pas de meilleure méthode.
Et quand je vois passer un chat je dis : "Il en sait long sur l'homme".
Trois choses doivent nous consoler de la vie : les amis que nous avons perdus ; le peu de gens dignes d'être aimés que nous laissons auprès de nous ; enfin le souvenir de nos sottises et l'assurance de n'en plus faire.
Que celui qui a quelque chose à dire s'avance et se taise.
La comédie, c'est le sentiment d'être dedans et dehors ; c'est notre fascination pour la mécanique mystérieuse de la scène, bien réelle devant nous, mais aussi fictive ; très intense mais aussi destinée à s'évanouir après la représentation.
La recherche comporte et comportera toujours une part importante d'activité créatrice.
Il faut penser à loisir, et exécuter promptement.
Autant être payé pour ce que l'on sait faire et qui se rapproche de ce que l'on aime.
Le déraisonnable de l'opéra réside dans le fait qu'on y utilise des éléments rationnels, qu'on y cherche une certaine matérialité et un certain réalisme, alors que la musique anéantit tout cela.
Chaque 1er août, j'attelle la caravane à la voiture, et on va la promener. Il ne faut pas trop se plaindre. Un chien, par exemple, ça se sort tous les jours.
On vit avec un coeur trop plein dans un monde trop vide. Et sans avoir usé de rien, on est désabusés de tout.
Allez-y, faites-moi la peau, bande de fumiers et de lâches. Je m'en fous, j'ai pas envie de vivre, surtout dans un monde aussi dégueulasse que celui-ci.
J'aime les filles intelligentes, un peu drôles et jolies avec une belle personnalité.
On peut encore à tout moment modifier la vie avec beaucoup d'attention et de douceur.
Une vraie et réelle justice c'est d'être capable de condamner un(e) magistrat(e) qui use de faux à faire n'importe quoi.