Il faut prêter à Dieu et à la terre ; ils paient de gros intérêts.
Les femmes, très jeunes, savent beaucoup mieux que les hommes maîtriser leurs émotions et savent mieux deviner l'impossible et l'illusoire.
Comment oublier cette certitude d'être indispensable à tous, et cela sans orgueil !
N'est-ce donc rien qu' une existence imaginaire ? Et les personnages mythiques ne sont-ils donc pas capables d'agir sur les hommes ?
L'artiste ne saura jamais assez combien de richesses gisent dans les terrains abandonnés de son enfance, et combien la reconquête de ces zones d'ombre restera toujours la clef de ses multiples problèmes.
Si l'on n'épouse pas les questions, les doutes et les délires de la société, pas la peine d'être acteur.
Les héros ont aujourd'hui une durée de vie et un domaine d'action extrêment réduits.
Je ne suis pas le look parfait et je ne dis pas ce qu'il faut. Je suis un peu différente, mais rien de vraiment spécial, mais je suppose que j'apparais plus vraie pour les gens, et que ça transparaît à l'écran.
Pour celui qui bosse sur un chantier, le troquet est un havre, une gourmandise, un endroit où l'on se réchauffe et où l'on discute.
Ce vent léger que font les pages lorsqu'on les feuillette pour s'en faire une idée et s'en donner envie.
Le pouvoir qui a la main de fer dans un gant de velours, a la peur de la spontanéité, du génie propre, du naturel de la jeunesse. Elle dérange parce qu'elle porte à remettre en question un certain nombre de valeurs reçues et le système.
Une enquête réalisée à Londres montre qu'un quart des personnes interrogées croyaient que Winston Churchill et Dickens étaient des personnages imaginaires, tandis que Robin Hood et Sherlock Holmes avaient existé.
Merci aux absents, qui nous lèguent une quête philosophique et le bonheur de remplir le vide de l'existence à notre fantaisie.
Je crois que Berlioz a trop aimé Shakespeare, Byron et Goethe ; lui-même l'a avoué sans en avoir conscience. Il appelle Goethe et Shakespeare les « explicateurs de vie ». Ce mot, quand on y réfléchit, est terrible. On assiste [...] ► Lire la suite
Ainsi dans le noir, dans le gris, avec parfois de brillantes, de brèves éclaircies, j'enfile les semaines, les mois, je tourne les pages du livre du temps et de l'oubli.
On a constamment accusé Rousseau de prétendre que la société n'est pas l'état naturel de l'homme, et qu'il convient d'en revenir à l'état de nature, conçu comme une sorte d'âge d'or ou de paradis perdu. C'est un contresens total. Non [...] ► Lire la suite
L'amour, c'est offrir quelque chose à l'âme et au coeur de l'autre, un élan, une vie, une inspiration, afin que cet être-là s'épanouisse et avance dans la lumière et dans la joie.
L'arbre qui ne fleurit pas et ne fait pas de fruits, coupe-le sans hésiter, de quatre coups à la base.
Prenez tout exactement tel qu'il est, mettez-le entre les mains de dieu et laissez-le Lui.
Une grande beauté, une grande force et une grande richesse ne sont vraiment et véritablement d'aucune grande utilité ; un coeur droit dépasse tout.
Jamais, jamais et plus jamais ce beau pays ne connaîtra à nouveau l'oppression de l'un par l'autre.
Nous ne savons pas comment éliminer le mal, mais nous savons comment nourrir certains affamés et guérir certains infirmes.
La misère religieuse est tout à la fois l'expression de la misère réelle et la protestation contre la misère réelle. La religion est le soupir de la créature accablée, l'âme d'un monde sans coeur, de même qu'elle est l'esprit d'un état de choses où il n'est point d'esprit. Elle est l'opium du peuple.
J'ai grandi avec deux images de la femme : la vierge et la putain.
Vous essayez d'être vous-même, ne faites que ce que vous avez toujours fait et que vous aimez faire, et tout de suite, vous êtes étiqueté comme un bizarre.
La renommée et la fortune ne signifient rien si vous n'avez pas une maison heureuse.
La colère consume et n'illumine pas.
Ça ne sert à rien de renier le passé. Chuck fait partie de moi, et il le sera toujours... Mais ça fait tellement mal.
La vie se prête, ne se rend pas. Elle se perd comme un livre que l'on confie et que l'on ne revoit jamais.
Un jour, chacun pensera exactement ce qu'il a envie de penser, et alors tout le monde aura probablement les mêmes opinions.
Zèle. Maladie nerveuse qui afflige les jeunes et les inexpérimentés. Passion qui ne s'élance que pour mieux s'étaler.
Les oeuvres d'art se divisent en deux catégories : celles qui me plaisent et celles qui ne me plaisent pas. Je ne connais aucun autre critère.
La raison pour laquelle les mouches peuvent voler et nous pas, c'est tout simplement qu'elles ont une foi parfaite, car avoir la foi, c'est avoir des ailes.
Il est bon quelquefois de s'aveugler soi-même. Et bien souvent l'erreur est le bonheur suprême.
Dans une administration, plus qu'ailleurs et autant que dans l'armée au moins, tu dois te soumettre au supérieur, voilà pourquoi tu as tellement tendance à faire chier l'inférieur. L'inférieur, c'est ta compensation, ton aspro, ta soupape.
Nous ne trouvons guère que deux plaisirs dans notre intérieur : celui d'en sortir et celui d'y rentrer.
Les hommes ne veulent jamais distinguer entre la constance et la fidélité.
Pour les malades, le monde commence au chevet et finit au pied de leur lit.
Les inventions les plus étonnantes et les plus utiles ne sont pas celles qui font le plus d'honneur à l'esprit humain.
Au fil des jours ordinaires, les yeux perdent leur acuité et l'âme sa résonance.
Les plaisanciers utilisent l'étoile polaire, les bûcherons repèrent le nord grâce au lichen sur les troncs et les citadins savent où est le sud en repérant l'orientation des antennes paraboliques sur les balcons.
Nous vivons dans un monde où des activités de plus en plus nombreuses et pressantes concurrencent toujours plus durement celle qui consiste à se préoccuper de la poésie, que ce soit dans les livres ou dans le rapport à soi.
Elle pleure pour tellement de raisons qu'elle n'a pas envie d'y penser. C'est toute sa vie qui lui revient dans la figure. Alors, pour se protéger un peu, elle se qu'elle pleure pour le plaisir de pleurer et c'est tout.
Quand on demande de croire sur parole, on est déjà, qu'on le veuille ou non, qu'on le sache ou non, dans l'ordre de ce qui est seulement croyable. Il s'agit toujours de ce qui est offert à la foi, appelant [...] ► Lire la suite
A l'école je n'étais pas sage. Je chahutais, j'adore faire le con et les études m'emmerdaient.
Il n'existe pas dans le monde plusieurs vérités différentes, car la vérité est une et identique dans tous les temps et dans tous les lieux.
Le moteur qui reçoit et accepte tous les coups de pilon finit par se trouer un jour.
Il a une fois demandé l'aumône d'une statue et, lorsqu'on lui a demandé pourquoi il l'avait fait, il a répondu: "Pour s'entraîner à être refusé."
Si vous voulez, comme moi, construire une société dans laquelle les individus coopèrent généreusement et sans égoïsme pour réaliser le bien commun, vous ne pouvez attendre beaucoup d'aide de la nature.
Il n'y a de vrai, décidément, que la médecine, peut-être aussi la politique, la finance et le sacerdoce que je n'ai pas encore essayés.