Mesdames: Anne Hathaway est féministe et elle a des dents étonnantes. Gardons nos mauvaises attitudes pour ceux qui ne font pas avancer la cause.
Peut être que dès demain en retrouvant ma couche De tes lèves gourmandes, tu me feras l'offrande De ces mots attendus, en écho bouche à bouche Ceux que j'ai tant rêvés et que ce jour j'appréhende « Aime moi » diras-tu « Aime moi » ...
Une fille ça s'ouvre et se referme: le problème est de trouver le bon mot de passe.
Il est de l'essence de l'émeute révolutionnaire, qu'il ne faut pas confondre avec les autres sortes d'émeutes, d'avoir presque toujours tort dans la forme et raison dans le fond.
Il arrive parfois que deux êtres aient cette impression de se retrouver sur le chemin de la Vie. Comme s'ils n'avaient été jusque là que provisoirement séparés. Comme si l'un et l'autre s'attendaient.
Les femmes n'iront pas au Paradis, car il est dit dans un verset de l'Apocalypse : "Et il se fera au ciel un silence d'une demi-heure".
L'invisible araignée de la mélancolie étend toujours sa toile grise sur les lieux où nous fûmes heureux et d'où le bonheur s'est enfui.
Beaucoup d'hommes ont un orgueil qui les pousse à cacher leurs combats et à ne se montrer que victorieux.
Il n'y a que les passions et les grandes passions qui puissent élever l'âme aux grandes choses.
Il n'y a rien de plus malheureux pour les peuples que les trop longs règnes et comme Dieu est éternel, c'est la fin de tout.
Les Irlandais. Ce peuple est si malheureux qu'il a toujours festoyé la mort comme une amie, et que nul danger ne peut l'éloigner d'une cérémonie funèbre.
La plupart des amis dégoûtent de l'amitié et la plupart des dévots dégoûtent de la dévotion.
Il y a vraiment des gens insupportables : ils ont tout pour être malheureux et ils ne le sont pas.
L'art est la façon de sentir, d'aimer et d'interpréter les battements du coeur de l'univers.
Chaque fois qu'un homme meurt, c'est pour lui la fin du monde et le jugement dernier.
La poésie n'est que l'exhibition formelle de la conscience qui souffre et qui aime et qui appréhende le monde.
Le plus étonnant dans les ruptures demeure l'action et la force des regards et des silences.
Le journalisme est le règne de l'éphémère et du volatil.
La bouche prononce des mots, et ce sont les mains qui leur donnent tout le poids de l'émotion et de la vérité.
N'est-il pas étrange que les hommes se battent si volontiers pour la religion et vivent si peu volontiers selon ses règles ?
Le théâtre n'est pas muet comme est le ciné et n'est pas privé du geste comme le roman.
Le théâtre doit représenter une histoire le plus clairement possible, avec un commencement, un milieu et une fin, telle qu'on la verrait se passer en action sous nos yeux.
Les plus nobles conquêtes sont celles des coeurs et des affections.
Il y a trois choses qui nous accompagnent jusqu'à la mort : le sang, l'urine, et les excréments.
Il n'est pas douteux que notre situation influe beaucoup sur notre caractère et nos opinions.
Celui qui accepte les inconvénients de la vie politique, ses servitudes, ses responsabilités, ses salissures et parfois ses risques, le fait pour agir, pour imprimer sa marque aux événements, en un mot pour gouverner.
Le Parisien dans le métro est un ascète. Il est capable de vivre en apnée et même, porté par la masse humaine, de léviter.
Les hommes et les femmes sont persuadés de leur différence, quand comprendront-ils que ce sont simplement les individus qui sont différents.
Si, à votre gré, je n'ai pas encore assez de talent, supposez que je sois mort, et tout à coup votre estime et mon talent seront au pair.
Un homme épris de la vérité n'a besoin d'être ni poète, ni grand. Il est l'un et l'autre sans le chercher.
Le vulgaire n'a aucune idée de ce qu'il faut de sensibilité et d'intelligence pour jouir du parfum d'une rose ou du sourire d'une femme.
Les autres gens ne savent pas tout ce que les livres représentent quand on est enfermé. La lecture, l'étude et la radio, voilà nos seules distractions.
La connaissance de soi est à la fois inutile et inappétissante. Qui souvent s'examine n'avance guère dans la connaissance de lui-même. Et moins on se connaît, mieux on se porte.
Entre colonisateur et colonisé, il n'y a de place que pour la corvée, l'intimidation, la pression, la police, le vol, le viol, les cultures obligatoires, le mépris, la méfiance, la morgue, la suffisance, la muflerie, des élites décérébrées, des masses avilies.
Je suis conscient que ma vie sexuelle, c'est un peu le désert des Tartares, y a rien devant, y a rien derrière, y a que des ombres de femmes qui me parlent, en fait je suis un homme au désir d'amour lointain, faut pas compter sur moi pour vous parler de l'amour et d'autres démons,
« J'irai aujourd'hui », c'est ce que dit un berger ; « J'irai demain », c'est ce que dit un berger. « J'irai », c'est « j'irai », et le temps passe.
Je déteste le luxe. Je fais preuve de modération... Il sera facile d'oublier votre vision et votre objectif si vous avez de beaux vêtements, des chevaux rapides et de belles femmes. [Auquel cas], vous ne vaudrez pas mieux qu'un esclave, et vous perdrez sûrement tout.
Bien sûr, je crois en Dieu et au diable, mais ils n'ont pas besoin d'avoir des fourches et une longue barbe blanche.
L'écriture et la lecture sont comme pile et face d'une pièce de monnaie, si tu enlèves l'une d'elle, elle perd sa valeur et ne sert plus à rien.
Les gens qui ont le menton en galoche et dont les dents se déchaussent y mettent vraiment de la mauvaise volonté.
L'infini n'est autre que le va-et-vient entre ce qui s'offre et ce qui se cherche.
Il y a deux sortes de mariages : le mariage blanc et le mariage multicolore parce que chacun des deux conjoints en voit de toutes les couleurs.
Il est bon d'apprendre quelquefois aux heureux de ce monde, qu'il est des bonheurs supérieurs aux leurs, plus vastes et plus raffinés.
Le flirt est l'art de s'adonner à l'amour sans avoir l'air d'y toucher et d'y toucher sans avoir l'air.
Un véritable ami est le plus grand de tous les biens et celui de tous qu'on songe le moins à acquérir.
On supporte moins aisément la passion que la maladie. Il y a toujours du remords et de l'épouvante dans la passion.
Est-ce une loi inéluctable que chacun passe à côté de son bonheur et s'évertue à le mendier ailleurs ?
La mort nous apprend à vivre et tout film, tout roman, tout oeuvre d'art participe de la mort.
C'est en se heurtant à du silence qu'on épuise le plus sûrement ses dons d'éloquence et de persuasion.
J'ai presque cent ans, et je n'ai pas d'ennemis... ils sont tous morts.