Et dire que les vieux arbres sont si beaux ! Hélas, on n'est pas de bois.
Croyez-vous que je pense à un sacré violon quand l'Esprit me parle, et que j'écris ce qu'il me dicte ?
L'homme naît bon. Ca commence à se dégrader entre six et sept mois.
On ne prouve pas Dieu et c'est mal dire qu'on l'éprouve : il nous éprouve !
Il n'est pas difficile de parler avec un être humain, d'embrasser un être humain, de se marier avec un être humain, de mettre au monde un être humain. Ce qui est difficile et seul intéressant, c'est d'avoir un être humain.
Presque tous les humains, au fond, sont nos amis, pourvu qu'on leur laisse la chance, qu'on se remette entre leurs mains et qu'on leur laisse voir le moindre signe d'amitié.
Je ne trouve pas injuste que les uns possèdent des millions et les autres rien, je trouve ça bête.
Rien ne surpasse l'écrit dans son commentaire sur l'écrit, mais toute maladroite, toute superficielle qu'elle est, la parole ne constitue-t-elle pas l'accès le plus commode et le plus efficace au texte ?
Les gens ne s'embrassent guère, de nos jours. On veut le corps tout de suite, on le veut tout entier et, quand on l'a eu, on n'a plus que faire d'un baiser.
C'est à l'amour maternel que la nature a confié la conservation de tous êtres ; et pour assurer aux mères leur récompense, elle l'a mise dans les plaisirs, et même dans les peines attachées à ce délicieux sentiment.
Je peux le faire, et je vais le faire.
On ne peut échapper au malheur et à la solitude qu'en sachant qu'il y a un homme plus malheureux et plus seul que soi.
Je veux que la réalité m'apparaisse comme un rêve et vivre dans un monde de visions.
Ainsi dans le noir, dans le gris, avec parfois de brillantes, de brèves éclaircies, j'enfile les semaines, les mois, je tourne les pages du livre du temps et de l'oubli.
« Musicien, assieds-toi et écris un livreQue tout le monde puisse lire. »Il dit et s'en alla.Alors, je cueillis un roseau.
Le repos est le plus grand bien: et si Dieu n'était pas le repos, je lui ferme les deux yeux moi-même.
Deux passions ont une influence puissante sur les affaires des hommes : l'amour du pouvoir et l'amour de l'argent.
Si nous étions censés parler plus qu'écouter, nous aurions deux bouches et une oreille.
Aujourd'hui, les soignants éprouvent un sentiment profond d'absence de considération et de perte de sens de leurs métiers. Une crise de reconnaissance s'ajoute à la crise d'efficacité, de moyens et de souveraineté, comme nous l'avons vu pendant la Covid.
L'art est fait pour montrer la vie et pas dire la vérité.
Ne louez et ne blâmez personne avant de l'éprouver.
Je serai un président solidaire de nos alliés et amis, et le dirais clairement à nos adversaires : le temps des flirts avec les dictateurs est révolu.
Les problèmes majeurs de notre société résultent de plus en plus du fait qu'imposteurs, bavardeurs et tricheurs attirent de plus en plus attention et confiance alors que honnêteté, droiture et vie intègre subissent la méfiance !
J'ai d'abord perdu du poids, puis j'ai perdu ma voix et maintenant j'ai perdu Onassis.
Je me marierais à nouveau si je trouvais un homme qui avait quinze millions de dollars, qui me céderait la moitié et qui garantirait qu'il serait mort dans l'année.
Toutes ces années horribles et traumatisantes que j'ai passées enfant sont devenues ce que je tire d'une manière créative aujourd'hui.
Des faux clients ? Oui, et j'assume !
Je n'ai jamais voulu ressembler à des modèles sur la couverture des magazines. Je représente la majorité des femmes et je suis très fiere de cela.
Hier j'étais heureuse. Aujourd'hui je suis amoureuse, et ce n'est pas pareil. Et c'est même tout le contraire.
C'est exactement là que je voulais en venir, qu'est ce que ça signifie l'amour, vous le savez ? Et vous ? Quelqu'un le sait ? Si on m'offrait cette carte monsieur, je la boufferais. Ce sont, ce sont ces cartes, les films et [...] ► Lire la suite
Celui là il était sévère Shrek, encore deux comme ça et il va falloir changer l'air.
Grâce à la fiction, au cinéma, au théâtre, nos propres vies s'éclairent et prennent une richesse colossale.
Pour être acteur aujourd'hui, on n'est pas obligé d'être mince et beau, et c'est formidable.
Votre désir sera toujours plus fort que votre intelligence et votre instinctive prudence.
L'homme de science le sait bien, lui, que seule la science, a pu, au fil des siècles, lui apporter l'horloge pointeuse et le parcmètre automatique sans lesquels il n'est pas de bonheur terrestre possible.
Il n'y a aucune raison pour que le même individu aime le même livre à dix-huit et à quarante-huit ans.
Le métier vient tout seul, malgré soi, avec l'exercice, et d'autant plus facilement qu'on pense à autre chose que le métier.
Le sexe des garçons, il leur sert à tout. Ca sert à faire la guerre, président de la République, directeur, aviateur. Ca sert à penser, à tout commander ; à décréter ; à légiférer. Accessoirement, ça sert à faire des enfants et même à faire pipi.
L'exception est de l'art aussi bien que la règle, l'une en défend et l'autre en étend le domaine.
Il y a deux sortes de ruminants : les bovidés, qui ruminent l'herbe, et les humains qui ruminent du verbe.
La marche n'est ressentie que par les infirmes et la pensée par les fous.
Si tous les gens étaient sages et bons, il ne se passerait rien et la terre semblerait inhabitable.
Une religion, observée rien que par les vieillards et les enfants, provoque des doutes sur sa divinité.
Et si la mort n'était qu'un mot ?
Les êtres humains ont souvent à coeur de se singulariser par de subtiles et déplaisantes variations, défectuosités, traits de caractère... - sans doute dans le but d'obliger leurs interlocuteurs à les traiter comme des individus à part entière.
- Ce qui s'est passé ? On m'a pris tout ce à quoi je tenais, et je n'en suis pas mort.
L'acquisivité englobe le tact des filous et l'ardeur des commerçants.
Amitié, quel mot lépreux ! Chaque jour, et jusqu'à l'écoeurement, les gens l'ont à la bouche, et il est complètement déprécié, au moins aussi déprécié que le mot amour, mortellement piétiné.
Si l'on n'épouse pas les questions, les doutes et les délires de la société, pas la peine d'être acteur.
Les jeunes doivent apprendre à penser et à agir comme une masse. C'est criminel de penser en tant qu'individus !