Il en avait vu, des choses, dans sa vie d'homme. Ce qu'il en avait vu! Le vent sec du malheur, la mort des naufragés, une inoubliable récolte de haricots rouges l'année de ses vingt ans, la main forte des dieux, l'usure des jardins, les hanches douces si douces des femmes. Et tant, tant d'autres choses!
Dieu est le verbe, les hommes les compléments et les femmes les adjectifs, pour faire joli.
Toujours obsédé par l'idée de la mort, je médite constamment. Je ne cesse de me demander s'il existe une vie ultérieure et, s'il y en a une, peut-on m'y faire la monnaie de vingt dollars ?
Comment se fait-il que le sage soit devant nous sur son âne, et nous loin derrière sur nos pur-sang ?
Le premier et le plus sacré des commandements est : Ne le laisse pas t'emmerder !
Et qu'importe quel nom on imprimera à la tête de ton livre ou l'on gravera sur ta tombe ? Est-ce que tu liras ton épitaphe ?
Entre l'amant et l'aimé il n'y a pas de distance.
Il n'y a pas d'amour conjugal, mais il y a l'amour nuptial et c'est le plus grand.
Le coeur est la clef du monde et de la vie.
Tant de mains pour transformer ce monde, et si oeu de regards pour le contempler.
La liberté et la justice consistent à rendre tout ce qui appartient à autrui ; ainsi l'exercice des droits naturels de la femme n'a de bornes que la tyrannie perpétuelle que l'homme lui oppose ; ces bornes doivent être réformées par les loix (sic) de la nature et de la raison.
L'orgueil, quelquefois fin et subtil, se déguise de mille manières.
Une république ne peut réussir tant qu'elle n'est pas constitué d'un groupe d'hommes imprégnés des principes de justice et d'honneur.
Jamais d'autre que toi en dépit des étoiles et des solitudes,En dépit des mutilations d'arbre à la tombée de la nuit.Jamais d'autre que toi ne poursuivra son chemin qui est le mien.Plus tu t'éloignes et plus ton ombre s'agrandit.
J'apprends comme il est simple et fort d'aimer tout seul.
Tout a changé de réalité depuis. Les années qui ont suivi cet amour m'ont fait devenir un grand lecteur et j'ai compris vite, trop vite peut-être, la vérité d'une parole de Tagore : "que le rêve est une réalité aussi importante que la vie."
L'esprit court et trouve une idée, l'idée court et devient pensée, la pensée va et trouve son homme
On peut seulement craindre que cette culture de la conscience, ce noble souci de sa dignité ne donnent à un être une trop haute idée de sa personne morale, et par là une vision de soi-même disproportionnée avec sa place dans le monde.
Leurs doigts se touchentPresque, mais dans le rien de cet écartS'ouvre l'abîme entre être et apparence.
Les lignes et les nuances ne sont là que pour nous, les sculpteurs, les signes de réalités cachées. Au-delà des surfaces, nos regards plongent jusqu'à l'esprit.
La séparation entre les vivants et les morts est une séparation fictive. Le passage est plus simple que nous ne l'imaginons. C'est juste un changement de lieu, et le gravissement d'un degré.
L'homme est en réalité un être spirituel et ce n'est que quand il vit dans l'esprit qu'il est vraiment heureux.
Pitié ! sauve aujourd'hui ton voisin, et je promets de ne plus pisser en lâchant des pets contre ta palissade.
L'étreinte sexuelle est créatrice d'étoiles. Elle revit l'aube du monde, sa création, voit naître le premier soleil. L'homme et la femme se placent dans sa lumière, sous sa protection.
Tu n'es pas seul face à la maladie. Apprends à voir avec l'oeil de l'esprit, et tu verras que les objets eux-mêmes éprouvent de la pitié pour les hommes.
Nous considérons à juste titre les femmes comme plus faibles que nous-mêmes, et pourtant nous sommes gouvernés par elles.
Il y a deux sortes de gens: ceux qui se regardent les yeux à moitié ouverts, et ceux qui les ferment complètement.
Sans Elvis, je ne sais pas où serait la musique populaire. C'est lui qui a tout déclenché et ce fut certainement le début pour moi.
Si les pays étaient des personnes, l'Angleterre et la France seraient des vieillards. L'Italie serait morte. Comparé à eux, l'Amérique est dans sa vingtaine.
J'ai constaté que plus j'étais véridique et vulnérable, plus j'avais de pouvoir en moi.
J'ai un sens de l'humour plutôt sombre et tordu.
Même si nous n'avons pas pu briser ce plus haut et dur plafond de verre, grâce à vous, il y a maintenant 18 millions de fissures dedans. Et la lumière brille au travers comme jamais auparavant, nous remplissant de l'espoir et de la certitude que le chemin sera plus facile la prochaine fois.
J'apprécie la beauté, celle simple et rigoureuse qui s'impose sans effort à l'esprit.
Il n'y a qu'une chose qui se démode : la mode, et c'est la mode qui emporte le succès.
Il faut savoir le prix de l'argent : les prodigues ne le savent pas, et les avares encore moins.
Moins on a de richesse et moins on a de peine ; C'est posséder les biens que de savoir s'en passer.
L'homme pense seul et ne trouve de raisons de penser que par les autres.
Si je perdais ma bibliothèque, j'aurais toujours le métro et l'autobus. Un billet le matin, un billet le soir et je lirais les visages.
Le problème du langage est dans le cerveau et non dans la mandibule.
Aimons la vérité qui nous reprend et méfions-nous de celle qui nous flatte.
Des moyens accrus et des loisirs accrus sont les deux agents de civilisation de l'homme.
L'amour transformant l'amant dans l'aimé fait entrer l'amant à l'intérieur de l'aimé et vice versa.
La conscience errante, vagabonde, se disperse comme du pollen par une journée de printemps ; ce qui la dissémine la sauve. Mais à côté de cette conscience brisée de l'univers, une question fait le voyage de la vie et nous demande : quelle est la raison la plu profonde pour aimer ?
Volontiers en ce moi ici, la terre mue et se renouvelle. Maints amoureux en font ainsi, sujets à faire l'amour nouvelle. Ma façon d'aimer n'est pas telle, mes amours durent en tout temps.
Il n'y avait que dans le militaire et chez les ouvriers que l'on apprécie à sa juste splendeur la jouissance de faire grasse matinée en hiver.
Il lui dit qu'il lui a conféréAvec l'épée l'ordre le plus élevéQue Dieu a créé et commandé,C'est à savoir l'ordre de chevalerie,Qui ne souffre aucune bassesse.
Mes amis, vous êtes une semence jetée par Dieu sur la terre ; elle porte dans le coeur une force d'En haut, la force de l'Esprit Saint. Cependant, pour passer de la promesse de vie au fruit, la seule voie possible est d'offrir sa vie par amour, et de mourir par amour.
On me fait les offres les plus engageantes; et, si je les rejette, me voilà dans le dernier abandonnement et dans la dernière misère.
Les plus forts gagnent la bataille et les plus rapides gagnent la course.
Le cadeau n'a rien à voir avec son prix, il tient tout entier dans l'intention et la beauté du geste. Si humble soit-il, il est comme un émissaire de la personne et garde sur lui son empreinte.