La solitude que l'on éprouve en écrivant est assez terrifiante. C'est parfois proche de la folie, on disparaît et on perd le sens de la réalité.
Le doute confine à l'inquiétude, et celle-ci est, au même titre et plus justement que la paresse, la mère de tous les vices, probables ou improbables.
La femme est toujours un être inconstant et changeant.
Qu'il est décevant de suivre une femme dans la rue, fasciné par sa démarche, de l'aborder et de constater que son visage est tellement moins expressif que son cul.
La malchance est un oiseau déplaisant et il faut l'empêcher de se percher sur soi...
Plus la joie est extrême et plus elle est fugitive ; mais j'en garde pourtant la mémoire si vive, que mon plaisir perdu n'est pas du tout passé.
Le simple fait d'être une star de cinéma fait que les gens vous accordent des droits particuliers et des privilèges.
Les poèmes aideront à passer avec soi et d'autres êtres le nécessaire serment de fidélité à la vérité de la vie.
C'est un drôle de métier, disc-jockey. Entre le prêtre et la prostituée. Il faut tout donner à des gens qui ne vous rendront rien.
Pendant que nous parlons, la nuit tombe : la mort Se glisse ; et dans sa grande ombre, elle nous endort.
Chacun d'entre nous est une petite note fugitive noyée dans l'ensemble, mais essentielle par elle-même pour en compléter la beauté et la permanence.
La lecture des évangiles produit d'abord un choc en ma subjectivité, puis, au contact de ces textes, je découvre que Jésus enseigne le désir et y entraîne. Je découvre que ces textes de deux mille ans ne sont pas en contradiction avec l'inconscient des hommes d'aujourd'hui.
Entre dieu et la société, il faut choisir. Ce choix me laisse assez indifférent, car je ne vois dans la divinité que la société transfigurée et pensée symboliquement.
Une personne est le produit de ses rêves. Alors assurez-vous de faire de grands rêves. Et puis essayez de vivre votre rêve.
Je suis d'un tempérament optimiste et l'admiration m'a beaucoup porté. J'ai surtout admiré les écrivains : Yourcenar, Gracq, Aragon par-dessus tout.
Le virus (Coronavirus) nous rappelle à notre humanité et à notre condition d'êtres profondément sociaux, inséparables les uns des autres.
Je crois que le peuple breton a changé de nature. Quand la mer était cruelle et quand la terre était pauvre, les Bretons étaient une grande race. Maintenant qu'ils sont CFTC, CFDT, lecteurs d'Ouest France, ouailles et curés socialistes, je ne sais pas.
L'intégrisme est un refuge pour la misère parce qu'il offre un sursaut d'espérance à ceux qui n'ont rien. Que leur mal disparaisse, et l'intégrisme perdra ses troupes.
Les hommes sont comme les plantes : la douceur et le parfum du fruit proviennent du sol et de l'ensoleillement dont ils ont joui.
Chaque homme renferme en soi un monde à part, étranger aux lois et aux destinées générales des siècles.
Je vais bien. Et si tout le monde allait aussi bien que moi, j'irais beaucoup mieux.
Laisser faire le bien et aider à le faire est chose plus difficile encore que de le faire soi-même.
Le peuple donne son sang et son argent, moyennant quoi on le mène.
Le reniement du passé est une funeste attitude. Et pour lutter contre le présent et créer de l'avenir, le passé est souvent l'arme la plus efficace.
En France, les hommes qui ont perdu leur femme sont tristes, les veuves au contraire gaies et heureuses.
Les enfants ont davantage besoin de conseils et de sympathie que d'instruction.
Nous avons besoin d'un mythe pour exprimer le fait obscur et inavouable que la passion est liée à la mort.
Les dieux jettent les dés et ne demandent pas si nous avons envie de jouer.
La femme chez le sauvage est une bête de somme, dans l'Orient un meuble et, chez les Européens, un enfant gâté.
Les diamants et les pistoles Peuvent beaucoup sur les esprits ; Cependant les douces paroles Ont encore plus de force, et sont d'un plus grand prix.
Il nous faut naître deux fois pour vivre un peu, ne serait-ce qu'un peu. Il nous faut naître par la chair et ensuite par l'âme. Les deux naissances sont comme un arrachement. La première jette le corps dans ce monde, la seconde balance l'âme jusqu'au ciel
La société de l'information, dans sa globalité et son approche planétaire des phénomènes, porte en effet les mêmes dangers que les autres activités humaines, dont toutefois elle peut décupler les effets.
La passé nous pétrit et nous domine. Le présent est comme le fil de l'épée sur lequel il est impossible de tenir debout, et l'avenir n'intéresse que les impuissants.
Dieu est transcendant et immatériel, on ne peut le réaliser sinon en esprit. Or, les esprits des hommes diffèrent et chaque homme conçoit Dieu selon ses facultés, à sa manière, à son image.
Condorcet, d'un caractère plutôt réservé et dont la voix pouvait trembler à la tribune, demeurait indomptable, craignant l'évidence des mondanités et la commodité des affiliations.
Sans le pardon, nous resterions prisonniers de nos actes et de leurs conséquences
J'ai donné pour les moteurs de chariots les descriptions que je pouvais, en fonction du temps et de l'espace que je pouvais m'autoriser ; mais c'est très imparfait et ne peut servir qu'à empêcher d'autres gens de déposer des brevets similaires.
Je sais où je vais et je connais la vérité ; de ne pas devoir être ce que vous voulez que je sois. Je suis libre d'être ce que je veux.
A chaque déception on m'répète que c'est ça la vie. Même face aux destins écourtés de Moushin et Larami.
Oui mes frères. Hier encore, nous étions chrétiens, musulmans, juifs, bouddhistes, israéliens... et nous savons bien aujourd'hui que cette adoration du tout nous a conduit à rien, rien, rien du tout.
La jeunesse et la beauté sont partout des idoles qui nous font plier le genou.
Je suis fâché que les acteurs, qui ont en général du bon sens et de l'esprit, aient adopté le mot artiste pour échapper au mot comédien.
J'aimerais mieux être un crapaud et vivre des vapeurs d'un cachot que de laisser un coin de l'être que j'aime à l'usage d'autrui !
On ne fait pas toujours ce qui convient et choisir l'erreur en connaissance de cause ne manque pas de charme.
On a dit que le génie était une longue patience. Et le mariage donc !
La rime est une esclave et ne doit qu'obéir.
Le temps, c'est la toile dont je suis à la fois l'araignée et la mouche.
Je n'ai rien contre les étrangers. Le problème, c'est que d'une part, ils parlent pas français pour la plupart... Et selon le pays où on va, ils parlent pas le même étranger.
Les bêtises qu'il a faites et les bêtises qu'il n'a pas faites se partagent les regrets de l'homme.
La rime est un jupon, et je m'amuse à la suivre.