Quand la vérité est libre et l'erreur aussi, ce n'est pas l'erreur qui triomphe.
L'épée use le fourreau, dit-on quelquefois. Voilà mon histoire. Mes passions m'ont fait vivre, et mes passions m'ont tué.
Les hommes sont conservateurs de ce qu'ils possèdent et communistes du bien d'autrui.
Dieu est celui qui enseigne l'ivresse contrôlée ; il est un maître, et il ne tient qu'à toi de faire de ton paraître une esquisse de maîtrise, qui en toi fera danser l'être.
Ceux qui aiment et ceux qui ont du plaisir ne sont pas les mêmes.
Les livres relatent toujours l'histoire de l'homme. Ils racontent ses rêves, ses guerres, ses conquêtes, ses exploits. Son salut ou sa perte. L'homme est seul à se sauver parce que lui seul dispose du temps et de l'espace.
Il y a antinomie entre les lignes hertziennes et les lignes du poète : comment la télévision, qui est lumière, éclat, mise en scène, évidence, peut-elle faire exprimer le secret d'une parole, l'écart d'une sensibilité, le risque du cri ou du chuchotement
Quelqu'un peut lire les ouvrages de Marx, les savoir par coeur, les réciter à l'envers, mais s'il n'aime pas le peuple laborieux, rustre, inculte, et qu'il se croit supérieur aux travailleurs, il ne sera pas du tout marxiste.
L'oeuvre peut être miroir, et combien d'entre nous le voudraient briser ?
L'effet du théâtre consiste en impressions, et non en enseignements.
Il est rare que les hommes politiques pensent autrement que le peuple. Premièrement ils y ont leurs racines, ils sont politiquement et intellectuellement marqués des mêmes préjugés. Deuxièmement, le peuple se compose d'électeurs.
Ne me dîtes pas de m'en allerJe pourrais en souffrir et peut-être en mourir.
C'est un cercle vicieux : moins tu travailles, et plus tu détestes l'école plus tu la détestes, et moins tu travailles...
L'unique chose à quoi on doit penser, et je m'en rends compte sur la fin de ma vie, c'est à la mort.
La nostalgie est ma plaie ouverte et je ne peux m'empêcher d'y fourrer ma plume. L'absence me culpabilise, le blues me mine, la solitude lèche mes joues de sa longue langue glacée qui me fait don de ses mots.
Tu es un bon camarade et tes idées sont saines. Mais le drame dans tout ça, c'est que tu ne pourras plus trouver de travail nulle part désormais. Ces bourgeois vont conspirer pour te faire crever de faim. C'est leur façon de faire. N'attends aucune pitié des riches.
Oser encore recourir à l'espoir.Oser encore porter l'instant et le rendre à lui-même.Répondre quel qu'il soit au baiser de la terre,vouloir ce plus loin dont on ne sait le nom.
Que le don absolu d'un être à un autre, qui ne peut exister sans réciprocité, soit aux yeux de tous la seule passerelle naturelle et surnaturelle jetée sur la vie.
Je pense à présent qu'il faut se conduire toujours en homme du monde avec les putes et souvent en julot avec les bourgeoises.
La beauté est une force qui attire vers nous tout ce qui est positif et qui nous permet de rayonner vers les autres.
Un gentleman accepte la responsabilité de ses actes et porte le fardeau de leurs conséquences.
J'aime les gens normaux, simples et bons.
J'ai toujours pensé que les comparaisons étaient inutiles et laides. C'est un raccourci pour réfléchir.
La lecture a été quelque chose de magique pour moi. Il faut une vraie magie pour envisager un autre monde et essayer de le comprendre. Et une fois qu'on l'a compris, le changer.
Il y a de l'espoir pour l'avenir parce que Dieu a le sens de l'humour et que nous sommes drôles envers Dieu
Ce qu'on ne voit pas chez lui, c'est qu'il ne fait pas le partage entre ce qui est possible et ce qui n'est pas possible, le légal et le non-légal, le décent et le non-décent. Pourquoi cette espèce d'appât de [...] ► Lire la suite
Je donne le meilleur de moi-même quand je suis dans la douleur et l'agitation.
Ces terroristes veulent embraser le monde, ils auront gagné s'ils nous poussent à bout et réussissent à créer la discorde civile.
L'amour n'a pas à se parer de grandes déclarations, de gestes et de postures emphatiques, il n'a à s'encombrer de rien, il a juste à être, et à agir là et quand il faut, sans se soucier si on le voit à l'oeuvre.
Moi je n'étais rien / Et voilà qu'aujourd'hui / Je suis le gardien / Du sommeil de ses nuits / Je l'aime à mourir / Vous pouvez détruire / Tout ce qu'il vous plaira / Elle n'aura qu'à ouvrir / L'espace de ses bras / Pour tout reconstruire
L'Amérique lui avait enseigné qu'il est naturel et facile d'agir, alors que le continent d'où il était arrivé privilégiait l'acte de compréhension.
C'est affreux de connaître le secret d'un autre et de ne pas pouvoir l'aider.
Il est bon quelquefois de s'aveugler soi-même. Et bien souvent l'erreur est le bonheur suprême.
Il faut, quand on gouverne, voir les hommes tels qu'ils sont, et les choses telles qu'elles devraient être.
Il n'a qu'une qualité : il est modeste. Et il s'en vante !
Cette chose dont nous ne voyons ni les yeux ni les oreilles, très peu le nez et la tête, bref, notre corps.
Le cholestérol, ça ressemble aux westerns : il y a un bon et un méchant.
Nous tremblons de mourir et nous tremblons de vivre Nous sommes pour toujours en deçà de la mort.
Chacun porte en lui les éléments d'un miracle qui le rendrait le plus beau de tous ; et nul ne fait de rêves si beaux qu'il ne puisse en être le songe.
Ecrire pour le théâtre, c'est écrire pour l'autre : le metteur en scène et l'acteur car ce sont eux qui, avant le public, transforment en représentations scéniques les mots couchés sur le papier.
Les enfants sont imprévisibles, ils vieillissent et puis ils meurent.
Pour faire illusion aux autres, il faut être capable de se faire illusion à soi-même, et c'est un privilège qui n'est donné qu'au fanatisme et au génie, aux fous et aux poètes.
Prononcer vingt-cinq aphorismes par jour et ajouter à chacun d'eux : "Tout est là."
On promet comme on veut et l'on tient comme on peut.
Qui n'aime point les vers a l'esprit sec et lourd.
Il y a, entre l'homme d'esprit, méchant par caractère, et l'homme d'esprit, bon et honnête, la différence qui se trouve entre un assassin et un homme du monde qui fait bien des armes.
Et d'une raillerie a-t-on lieu de s'aigrir ?
Le pouvoir n'élit pas ceux qui savent mais ceux qui, souvent par bêtise, croient savoir et ont le don d'en persuader les autres.
Le désir c'est la distance à parcourir entre la soif et la fontaine qui recule au fur et à mesure qu'on avance vers elle.
Après moi mon amour, avec tant d'insistanceTu appelles en rêve et désires me voirque ton rêve m'atteint à travers la distanceEt que tu m'apparais à la chute du soir.