Qui décide de faire le Ramadan se résigne à avoir faim et soif.
J'ai mes propres règles et je les respecte. La règle est simple mais inflexible.
J'ai 50 ans, et alors ! La moitié de la vie, ce n'est pas la fin de la vie.
Je sais ce que je veux! Et je vais aller le chercher.
Femmes, vin, jeu et tromperie Font la fortune petite et les besoins grands.
Je suis esclave par mes vices et libre par mes remords.
Notre passé et notre avenir sont solidaires. Nous vivons dans notre race et notre race vit en nous.
Les femmes aiment à consoler, et porter ses chagrins de coeur en écharpe est la meilleure façon de réussir auprès d'elles.
Les musées. Des prisons où les oeuvres d'art sont incarcérées pour l'éternité. Leur gloire et leur conservation sont assurées, mais leur carrière est terminée.
Rare et merveilleux n'étonnent pas plus d'une semaine.
La police exerce un rôle répressif : il entre dans ses attributions d'intervenir trop tard, quand le mal est fait, que le juste est déchu et le crime consommé.
La vie et l'amour sont la même chose. Quand il n'y a pas d'amour, il n'y a pas de vie.
La paix est si belle et si illustre qu'elle a le ciel pour terroir.
La recherche doit avant tout être un jeu et un plaisir.
Il faut savoir oublier pour goûter la saveur du présent, de l'instant et de l'attente, mais la mémoire elle-même a besoin de l'oubli. Il faut oublier le passé récent pour retrouver le passé ancien.
Le but d'une encyclopédie est de rassembler les connaissances éparses sur la surface de la terre ; d'en exposer le système général aux hommes avec qui nous vivons, et de les transmettre aux hommes qui viendront après nous.
Dans la plupart des amours, il y en a un qui joue et l'autre qui est joué ; Cupidon est avant tout un petit régisseur de théâtre.
Rien n'est si contagieux que l'exemple ; et nous ne faisons jamais de grands biens ni de grands maux qui n'en produisent de semblables.
Une douceur splendide et sombreFlotte sous le ciel étoiléOn dirait que là-haut, dans l'ombreUn paradis s'est écroulé.
Comme le dit Pierre Rabhi, on va d'abord en boîte dans un bahut, ensuite on sort en boîte pour s'amuser, puis on est embauché par une boîte pour y faire carrière, et on finit dans une boîte, un cercueil.
L'univers est rempli de magie et il attend patiemment que notre intelligence s'affine.
La mer : une grande dame qui prend trop ses aises. Elle n'a pas besoin de tant de place pour produire la moule et l'oursin.
Regardez Jésus, il prenait des mots simples, et quand ça se compliquait, il faisait des paraboles. C'est ça, un bon animateur télé.
Vis, apprends, meurs et oublie tout.
Je voudrais être un agitateur pour les réguliers, et parvenir à ce qu'on laissât s'exprimer les irréguliers.
L'enfer c'est peut-être ça : aller seul au bout de soi-même et se laisser happer par des hélices de plus en plus rapides, au coeur de sa propre misère.
Très lentement, et souvent trop tard, l'homme commence à reconnaître dans l'animal son témoin, son altérité irremplaçable.
Une femme qui a un enfant, c'est neuf mois de maladie et le reste de sa vie une convalescence.
En dépit du malheur et de la souffrance, la vie n'est jamais tout à fait mauvaise quand on garde le don des rêves.
L'ordre et l'égalité sont louables en toutes choses ; mais particulièrement dans les affaires du ménage.
L'absolu, tout ce qui est de l'absolu, doit obligatoirement être banni du monde et le quitter. C'est en ce monde, avec le monde qu'il faut vivre.
Les enfants se font rares dans les pays où ils auraient une chance d'être heureux, et viennent en rangs serrés dans ceux où ils meurent de faim.
Le monde est un mélange tragique d'infortune, d'ignorance, d'espoir et d'intelligence.
Chaque être naît seul, à son jour, à son heure, et vient au monde les mains vides.
L'identité humaine n'est pas un simple lieu de séjour confortable, mais une interrogation permanente - comment être et comment être là ?
Perdre peut vous persuader de changer ce qui n'a pas besoin d'être changé, et gagner peut vous convaincre que tout va bien même si vous êtes au bord du gouffre.
Mais aujourd'hui, le discours des droits de l'homme n'a pas seulement pour but de fournir une idéologie de substitution après l'effondrement des « grands récits ». En cherchant à imposer une norme morale particulière à tous les peuples, il vise [...] ► Lire la suite
Commencez votre journée par la prière et rendez-la si émouvante qu'elle puisse rester avec vous jusqu'au soir.
Et, comme d'habitude, c'est le silence qui hurle.
Quand on pardonne, on aime. Et quand on aime, la lumière divine descend sur nous.
Aux heures creuses de la journée, au retour du bureau, et souvent dans la solitude des dimanches soir, un détail me revient. De toute mon attention, j'essaye d'en rassembler d'autres et de les noter à la fin du cahier de [...] ► Lire la suite
Les anciens savaient que la clé des songes est aussi celle de l'équilibre et du bonheur, et recommandaient la pratique de la sieste.
Et dans les abattoirs Où l'on traîne les boeufs La mort ne vaut guère mieux Qu'aux arènes le soir.
La grâce est un bonheur d'expression et de mouvement qui n'inquiète et ne blesse personne.
La poésie, puisée en elle-même, n'est rien d'autre qu'un moyen d'expression et de désenvoûtement de la réalité.
Les jardins sont une des formes du rêve, comme les poèmes, la musique et l'algèbre.
Quand nous saurons une bonne fois d'où nous venons et où nous allons, nous pourrons alors savoir où nous en sommes.
Le mal n'est pas de vivre mais de savoir qu'on vit. Le mal est de connaître et de vouloir.
Ah ! la grande amour, ça vient, on ne sait pas quand, on ne sait pas comment, et qui mieux est, on ne sait pas pour qui.
Les montres molles ne sont rien d'autre que le camembert paranoïque-critique, tendre, extravagant, solitaire du temps et de l'espace.