J'assume ma vieillesse et ma jalousie mais, franchement, réduire les gens à leur apparence et leur physique, c'est une chose que je ne cautionne pas..
J'ai fait de Roméo un être déclassé qui vit sous les ponts, et de Juliette la fille du Ceausescu local. «1984», d'Orwell, m'a servi de toile de fond.
Écoutes moi bien ma petite fille, si tu veux te barrer, barres-toi, mais barres-toi vite. Quand ça fait mal faut pas que ça dure. C'est comme quand on arrache un pansement, faut le faire d'un coup. On serre les dents et c'est fini.
Et si les grenouilles avaient des ailes, elles s'emmerderaient pas à faire des bons !
Par la logique de sanction, de bras de fer ou d'exigence d'allégeance, nous ne ferons que pousser certains pays en équilibre fragile vers la radicalisation et l'instabilité.
Ma vie de garçon a la vie dure - et c'est en vain que depuis quarante ans je l'enterre.
Et souvent il y a plus de bravoure à se retenir et à passer : pour se réserver pour un ennemi plus digne.
Il n'y a qu'une seule et même raison pour tous les hommes ; ils ne deviennent étrangers et impénétrables les uns aux autres que lorsqu'ils s'en écartent.
On ne doit jamais demander aux êtres que ce qui est conforme à leur nature, aux femmes, par exemple, l'amour et non pas l'équité.
Le malheur de l'homme et la cause de presque toutes ses calamités est sa capacité prodigieuse de croire à l'impossible.
Quand une maîtresse de maison ne me met pas à sa droite, je suis furieux, et quand elle m'y met, gêné.
Est-ce qu'il ne faut pas, derrière soi, pour posséder une véritable agilité spirituelle, plusieurs générations d'ancêtres formés à l'étude et à la spéculation ?
La terreur est le sentiment qui arrête l'esprit devant ce qu'il y a de grave et de constant dans les souffrances humaines et qui l'unit avec la cause secrète.
Il n'y a d'heureux que ceux dont l'âme imprègne, illumine le corps et vit en symbiose avec lui.
Un dilemme, c'est une proposition philosophique dont l'énoncé fait jouir les belles consciences et l'application périr les démocraties.
L'esprit humain apprécie aussi peu les idées bizarres que le corps les protéines étranges et il leur résiste avec la même énergie.
Quand le public est prêt à sentir avant de comprendre, que de films lui montrent et lui expliquent tout.
La plus grande émotion qu'un être humain puisse ressentir : celle de sa propre naissance. Etre, à nouveau, au commencement de soi. Etre, et que tout soit neuf.
Il faut se méfier de quatre choses en ce monde : - du visage d'une femme ; - du derrière d'une mule ; - du côté d'une charrette ; - et d'un moine de tous les côtés.
L'homme est une victime du conditionnement des âmes, des sanctions et des permissions.
Tout homme peut dire véritablement ; mais dire ordonnément, prudemment et suffisamment peu d'hommes le peuvent.
Tenez, dit l'avare : voici un calendrier neuf, et qu'il vous fasse toute l'année !
Où s'intégrer ? C'est toujours le même problème et chacun d'entre nous doit y apporter sa propre réponse.
Chaque jour, chaque heure, chaque instant, il faut vivre. Vivre ce que nous avons à vivre et ne pas nous laisser vivre. Vivre véritablement, c'est peut-être le seul acte révolutionnaire. Oser Être. Et vivre libre. Chaque jour, plus libre encore.
Avoir dans la vie un véritable ami, c'est aussi rare et précieux qu'un véritable amour.
L'amour et les pleurs viennent des yeux, et tombent sur le coeur.
Dans notre conscience, il y a beaucoup de graines négatives et aussi beaucoup de graines positives. La pratique est d'éviter d'arroser les graines négatives, et d'identifier et d'arroser les graines positives tous les jours.
Je ne vis et je ne respire que pour t'aimer.
Celui qui n'aime est malheureux, Et malheureux est l'amoureux.
Je ne suis vraiment libre que lorsque tous les êtres humains qui m'entourent, hommes et femmes, sont également libres.
Et puis - qui donc de nos jours a la parfaite certitude de ne pas être névrosé ?
Une pensée neuve : c'est au contraire une pensée qui a dû venir à tout le monde, et que quelqu'un s'avise le premier d'exprimer.
Le monde a commencé sans l'homme et il s'achèvera sans lui.
La maîtresse qui nous quitte quand nous l'aimons le mieux nous épargne des mois et des années de menues désillusions.
Entre l'histoire et la légende, je choisirai toujours la légende.
Le chroniqueur vit sa vie de cigale, individuelle et confortable, futile et superficielle. Il écrit ce qui lui chante, quand il lui chante.
"Si" et "Quand" étant plantés, il poussa "Rien".
Espérance ? Billet à ordre que nous tirons sur le bonheur et qui nous revient protesté à l'échéance.
Quand dans un discours, se trouvent des mots répétés, et qu'essayant de les corriger, on les trouve si propres qu'on gâterait le discours, il faut bien les laisser.
Que de gens que l'on croit heureux et qui sont au désespoir.
D'une certaine manière des gens qui renoncent à tout et des gens qui désirent tout sont bien faits pour s'entendre.
Se plaindre de sentir des ennuis et des peines, C'est se plaindre d'être un homme et non arbre ou rocher.
Vagabonder à la surface des océans est souvent source de sérénité et, parfois, permet de tutoyer ses rêves. S'y immerger, c'est s'ouvrir à son observation et à sa compréhension.
Contempler la pureté, c'est une maladie et non pas du recueillement.
L'homme est seul et son agressivité vient de cette solitude.
Entrer en pleine solitude, c'est un peu se tenir soi-même dans sa main et s'offrir au néant.
On ne peut pas "poser" une question car il est dans la nature de celle-ci d'être volatile et volubile et dans son rôle de frapper et de rebondir.
Le coeur se trompe comme l'esprit ; ses erreurs ne sont pas moins funestes, et l'on a plus de mal à s'en défaire à cause de la douceur qui s'y mêle.
Il y a bien de la différence entre détruire le principal fondement d'une fable, et en altérer quelques incidents.
Le plus sûr moyen d'être malheureux est de l'avoir été et de s'en souvenir.